Le «chèque-bureau universel» : En quoi consiste ce nouveau projet ? À qui s’adresse-t-il ? Quel financement ? … Tout savoir !

Le «chèque-bureau universel» : En quoi consiste ce nouveau projet ? À qui s’adresse-t-il ? Quel financement ? … Tout savoir !
Audrey Gervoise

Si pour beaucoup de salariés l’expérience du télétravail est globalement positive, certains aspects de ce dernier restent perfectibles. Le chèque-bureau universel se veut être la solution de demain aux problèmes du télétravail, mais comment ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir de ce nouveau projet !

Le déploiement massif et rapide du télétravail, lié à l’épidémie de Covid-19 que nous connaissons encore, a certes permis à de nombreux salariés français de poursuivre leur activité professionnelle et ainsi éviter le recours à l’activité partielle et à la baisse de pouvoir d’achat que cela peut engendrer ; mais il a également révélé les failles de ce mode de travail.

Sans pour autant remettre en question le télétravail en lui-même, et les avantages qu’il peut apporter notamment en termes d’amélioration du bien-être au travail et d’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, de plus en plus d’employeurs, comme d’employés, cherchent à définir un mode de travail hybride entre télétravail à domicile, présence en entreprise et télétravail dans ce que l’on appelle désormais les lieux tiers.

Pour ce faire, les initiatives et propositions se multiplient et parmi elles, nous avons le « chèque-bureau universel ».

Chez Culture RH, nous nous sommes interrogés sur ce nouveau projet qui pourrait bien voir le jour dans les semaines à venir. En quoi consiste-t-il ? À qui serait-il destiné et pour quels objectifs ? Etc … On vous dit tout !

Le « chèque-bureau » universel, qu’est-ce que c’est ?

L’idée du « chèque-bureau » universel est le résultat d’une tribune publié par 33 personnalités influentes du monde Politique, de l’entreprise et du travail ; et notamment l’ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri, mais aussi l’homme politique Benoît Hamon.

Ainsi, dans le numéro du 19 juin 2021 du Journal du Dimanche, ces 33 personnalités ont publié une Tribune dont la finalité était de proposer la création d’un chèque-bureau universel qui permettrait de pallier certains des manquements dus au télétravail. Et plus particulièrement, ceux liés aux coûts financiers et aux sentiments d’isolement que génère le télétravail.

On peut également souligner que cette tribune est l’une des résultantes de l’accord national interprofessionnel signé en novembre 2020, qui porte sur une mise en œuvre réussie du télétravail.

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Le « chèque-bureau » universel, pour qui et pour quoi faire ?

Comme présenté actuellement, le « chèque-bureau » universel serait à destination des salariés en situation de télétravail totale et/ou partielle.

Il devrait représenter un moyen de paiement qui permettrait aux salariés en télétravail d’à la fois assumer les frais d’équipements inhérents à ce mode de travail, et qui ne sont pas toujours pris en compte dans la même mesure par les employeurs, mais aussi de limiter les risques d’isolement en offrant la possibilité aux télétravailleurs de maintenir un véritable lien social et professionnel en intégrant un espace de coworking.

Ainsi, munis de son ou de ses « chèque-bureau » universel les salariés en télétravail seraient en mesure d’acheter des équipements de qualité pour améliorer leur confort en télétravail. Par exemple :

  • Écran d’ordinateur de taille supérieure.
  • Filtre anti-lumière bleu.
  • Siège ergonomique.
  • Etc.

Mais ils auront également le loisir s’ils le souhaitent de régler le coût d’adhésion à un espace de coworking qui leur offrira la possibilité de télétravailler hors de chez eux, dans des locaux adaptés et équipés, tout en conservant les avantages du télétravail, tel que :

  • Limiter la durée de trajet travail-domicile.
  • Utiliser des moyens de transport alternatifs comme le vélo ou les trottinettes électriques.

Le « chèque-bureau » universel, quel financement et sous quel format ?

À ce stade du projet, cette partie n’est pas encore finalisée, mais il semblerait que les signataires de cette tribune souhaiteraient s’orienter vers le même schéma que celui des tickets-restaurant ou encore des chèques-vacances afin d’en simplifier au maximum l’utilisation.

Le « chèque-bureau » universel, sous forme dématérialisée ou sous format papier, aurait ainsi une valeur fiduciaire que le salarié serait libre de dépenser comme il l’entend dans des lieux et pour des services prédéfinis.

En ce qui concerne le financement, le projet propose un co-financement entre l’État et les collectivités territoriales. À terme, et après signature d’un accord d’entreprise, le CSE pourrait, lui aussi par le biais de ses œuvres sociales, devenir une source de financement pour ce « chèque-bureau » universel.

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Audrey Gervoise

Généraliste confirmée dans le domaine des Ressources Humaines et dans la gestion des entreprises, je mets l'ensemble de mes compétences, de mon expérience et de mes savoir-faire au service des entreprises pour les aider et les éclairer dans la gestion RH et administrative du quotidien.