Semaine de 4 jours : 67% des salariés accepteraient des journées plus longues

Semaine de 4 jours : 67% des salariés accepteraient des journées plus longues
Adeline Lajoinie

La semaine de 4 jours est une véritable motivation pour une partie croissante des salariés français. Mais à quelles conditions ? Et à quoi servirait le jour “gagné” ?

Semaine de 4 jours : un portrait un peu trop idéal ? 

La semaine de travail de quatre jours est un concept qui suscite un intérêt croissant, surtout dans le contexte post-pandémique qui a profondément modifié nos habitudes professionnelles. 

Cette idée, testée dans divers pays européens tels que le Royaume-Uni, la Belgique, l’Espagne, le Portugal, et l’Islande, soulève des questions pertinentes sur sa faisabilité. 

Une enquête réalisée par Indeed en partenariat avec OpinionWay révèle des chiffres révélateurs sur l’attitude des travailleurs français à l’égard de cette potentielle révolution du travail.

Selon cette étude, une majorité significative (67%) des actifs français serait en faveur d’une semaine de quatre jours, même si cela implique de maintenir le même volume horaire hebdomadaire, avec des journées de travail allongées

Plus surprenant encore, près d’un tiers des répondants (28%) accepteraient une réduction de salaire pour bénéficier de cette nouvelle organisation. L’option d’une semaine de quatre jours avec maintien du salaire attire, quant à elle, 82% des sondés, un chiffre qui monte à 88% chez les 18-30 ans, soulignant l’attrait particulier de cette formule pour les jeunes travailleurs.

Les avantages perçus d’une telle mesure sont nombreux et touchent à divers aspects de la vie des employés. Une grande majorité croit qu’elle améliorerait leur qualité de vie (77%), leur bien-être mental (71%), et leur permettrait de réaliser plus d’activités personnelles (68%). 

De plus, beaucoup estiment qu’une semaine de travail concentrée ne les rendrait pas plus fatigués (55%), et qu’elle pourrait même booster leur motivation au travail (67%), réduire l’absentéisme (60%), et renforcer leur attachement à leur entreprise (55%).

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Cependant, cette vision idyllique est tempérée par certaines préoccupations, notamment la crainte d’une stagnation des salaires (52% des répondants) et des défis organisationnels pour les entreprises (51%). Ces inquiétudes mettent en lumière les défis pratiques et économiques que pourrait poser l’adoption généralisée d’une semaine de travail de quatre jours, malgré son attrait indéniable.

Bien que la semaine de quatre jours soit largement plébiscitée par les travailleurs français, qui y voient une opportunité d’améliorer leur équilibre travail-vie personnelle, elle soulève également des questions légitimes sur sa mise en œuvre et ses implications à long terme pour les entreprises et l’économie. 

Les résultats de cette étude illustrent clairement le désir de changement dans l’organisation du travail, mais aussi les réflexions nécessaires pour concilier les aspirations des salariés avec la réalité économique.

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Semaine de 4 jours : que faire du jour “gagné” ?

La perspective d’une semaine de travail de quatre jours soulève la question de l’utilisation optimale du jour supplémentaire ainsi “gagné”.

D’après l’enquête d’Indeed, les priorités des Français pour ce jour supplémentaire reflètent une diversité d’aspirations, avec un accent particulier sur le repos, cité par près de la moitié des sondés (47%) comme leur première intention. 

Juste derrière, presque à égalité, vient le désir d’accroître les activités de loisir et de plaisir personnel (46%), suivi de près par la volonté de dédier plus de temps aux tâches ménagères et quotidiennes, pour les accomplir sans pression (44%).

Les réponses varient légèrement selon l’âge et le genre. Les jeunes adultes (18-30 ans) privilégient légèrement les loisirs au repos, tandis que les femmes tendent à favoriser le repos et les tâches quotidiennes davantage que les hommes, qui eux, montrent un intérêt plus prononcé pour l’élargissement de leur vie sociale et l’engagement dans de nouveaux projets.

L’étude révèle également des différences selon les catégories socio-professionnelles, avec une prédilection pour les loisirs et les projets personnels chez les CSP+, tandis que le repos et les tâches quotidiennes sont davantage valorisés par les CSP-. 

Avec surprise, 12% des personnes interrogées envisagent même d’utiliser ce jour pour travailler dans un environnement moins stressant, révélant une certaine réticence à croire à l’efficacité d’une semaine compressée en quatre jours.

Ces résultats mettent en lumière une variété de désirs et de besoins parmi les travailleurs français, reflétant une quête générale d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle, que ce jour supplémentaire pourrait aider à réaliser.

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Adeline Lajoinie

Journaliste et Rédactrice Web SEO, j'ai promené ma plume dans les colonnes de nombreux journaux. Depuis plus de 10 ans, c'est surtout le digital qui profite de mes mots, pour des rédactions web parfaitement bien référencées, dans tous les domaines.