Pourquoi le télétravail n’a pas éradiqué les réunions «injustifiées» ?

Pourquoi le télétravail  n’a pas éradiqué les réunions «injustifiées» ?
Adeline Lajoinie

5 heures. C’est le temps moyen perdu par la plupart des actifs français, chaque semaine, dans des réunions “injustifiées”, qui ne servent objectivement à pas grand chose. Et pourtant l’on aurait pu penser que le télétravail aurait permis de réduire ce temps de travail “perdu”. Une étude sur les habitudes de travail issue de la crise sanitaire démontre que non.

Un travail hybride mais qui manque de flexibilité

Une récente étude réalisée par Opinion Way pour Slack s’est penchée sur les nouvelles habitudes de travail qui découlent de la crise sanitaire. On y apprend que le travail hybride est bien entré dans les habitudes des salariés français. 

En effet, 71% des actifs interrogés déclarent travailler aujourd’hui dans un environnement flexible… Mais pas encore assez flexible, pour 76% des personnes interrogées, que ce soit en termes d’horaires (64%) ou de lieux de travail (55%). 

Les jeunes actifs de moins de 35 ans sont 86% à déclarer vouloir plus de flexibilité, en termes d’horaires (72%) comme de lieux (66%).

Un manque de flexibilité qui est fortement ressenti, mais qui n’a pas, pour le moment, d’effet direct sur une éventuelle Grande Démission puisque seuls 14% des actifs disent qu’il est très probable qu’ils quittent leur emploi à cause de ce manque de flexibilité. Ils sont 46% en tout à l’envisager, mais de manière moins sûre. 

Cependant, comme souvent, les jeunes actifs sont plus nombreux à se dire prêts à démissionner prochainement en raison d’un manque de flexibilité (60% chez les moins de 35 ans). Une forte hausse est à surveiller chez les actifs âgés de 35 à 49 ans (47%, +8 points) et dans les entreprises de 100 à 499 salariés (58%).

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Un télétravail qui n’évite pas les réunions inutiles

Quand on aborde, dans l’étude, la question du travail synchrone (téléphone, visio conférence, réunions, réponses en temps réel) et asynchrone (écrit, réponses en différé), l’on découvre que pour 41% des personnes interrogées, la répartition actuelle en travail synchrone et asynchrone leur convient. 

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Cependant, les actifs concernés estiment perdre en moyenne 5h par semaine dans des réunions en mode synchrone non justifiées. 37% y passent de 3h à 5h par semaine. Et 25% 6h et plus.

Passer moins de temps dans ces réunions inutiles pourrait, selon l’étude, permettre aux salariés de réduire leur fatigue (26%),de  réaliser des tâches professionnelles à valeur ajoutée (25%) et de consacrer plus de temps en famille ou à échanger avec leurs collègues (21%).

Les QG numériques : la solution pour éviter les réunions inutiles ?

L’étude souligne alors que ces réunions pourraient être remplacées par du temps plus efficacement utilisé sur des plateformes de QG numérique (comme Slack, Teams…).

40% des actifs sondés utilisent en effet déjà ces QG numériques pour divers usages : clips audio et vidéo diffusés en temps réel ou programmés, envois programmés de messages texte… Des outils particulièrement plébiscités par les actifs âgés de moins de 35 ans (54%) et les actifs travaillant dans une entreprise de 100 à 499 salariés (50%). 

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Adeline Lajoinie

Ancienne journaliste, j'ai promené ma plume dans les colonnes de nombreux journaux. Depuis plus de 10 ans, c'est le digital qui profite de mes mots, pour des rédactions web parfaitement bien référencées, dans tous les domaines.