Dog@Work : un avantage RH qui séduit de plus en plus de salariés
Les tickets restaurant, le télétravail ou encore les horaires flexibles ne sont plus les seuls avantages capables d’attirer les talents.
Selon l’étude Pet-Friendly Advantage Report, réalisée par Mars Inc, les politiques Dog@Work deviennent un véritable critère de choix pour de nombreux candidats.
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Je téléchargeLes chiffres sont éloquents. En France, 49 % des salariés seraient prêts à changer d’entreprise pour rejoindre un employeur autorisant les animaux de compagnie au bureau.
Plus marquant encore, 55 % des 18-24 ans déclarent que cette possibilité pourrait influencer leur décision de rester dans leur entreprise actuelle ou d’accepter une nouvelle offre.
L’étude Mars Inc montre également que 75 % des salariés français estiment que la présence d’animaux crée une ambiance de travail plus détendue. Pour 31 % des répondants, cet avantage passe même devant des bénéfices plus traditionnels comme les activités d’entreprise ou les aides à la mobilité.
Ces résultats montrent que le phénomène Dog@Work dépasse désormais le simple effet de mode. Cette pratique devient un véritable outil de marque employeur, notamment auprès des jeunes générations, particulièrement sensibles à la qualité de vie au travail.
“En France, près d’un salarié sur deux serait prêt à changer d’emploi pour rejoindre une entreprise pet-friendly. C’est un signal fort que les employeurs ne peuvent plus ignorer.”
Pierre Lhoest, Directeur Marché Mars Petcare France
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Comment mettre en place une politique Dog@Work dans son entreprise ?
Accueillir des chiens au bureau ne s’improvise pas. Une politique Dog@Work efficace repose avant tout sur des règles claires afin de préserver le bien-être de tous les collaborateurs.
Les bénéfices peuvent aller au-delà du bien-être quotidien.
Selon l’étude Mars Inc, 40 % des salariés estiment que les entreprises pet-friendly accompagnent mieux leurs collaborateurs lors du retour au bureau. 26 % considèrent même qu’une politique officielle en faveur des animaux démontre que l’employeur se soucie réellement de ses équipes.
Pourtant, ce levier reste largement sous-exploité. 49 % des candidats déclarent avoir du mal à trouver des informations sur les politiques pet-friendly lors de leur recherche d’emploi.
Plus surprenant encore, 28 % affirment que leur entreprise accepte les animaux sans jamais le mentionner dans ses offres de recrutement.
Pour les RH, la conclusion est simple. Si l’entreprise propose déjà une politique Dog@Work, elle a tout intérêt à la valoriser dans sa communication RH et ses annonces. Si ce n’est pas encore le cas, un projet pilote sur quelques journées par mois peut permettre de tester le dispositif avant un éventuel déploiement plus large.
Plan d’action en 4 étapes pour réussir son programme Dog@Work
Mettre en place une politique Dog@Work ne consiste pas simplement à autoriser les chiens dans les bureaux. Le rapport Pet-Friendly Advantage de Mars Inc recommande une démarche progressive afin de garantir le bien-être des salariés comme celui des animaux.
La première étape consiste à créer un groupe de travail réunissant les RH, les services généraux, les managers et, si nécessaire, le service juridique.
Cette équipe doit identifier les contraintes du bâtiment, vérifier le règlement de copropriété, anticiper les risques d’allergies ou de phobies et consulter les collaborateurs. Cette concertation est essentielle pour construire une politique acceptée par tous.
D’ailleurs, 81 % des salariés européens, y compris ceux qui ne possèdent pas d’animal, estiment qu’un bureau pet-friendly favorise une atmosphère plus détendue.
La deuxième étape porte sur l’aménagement des locaux. Le rapport recommande de créer des espaces autorisés et des zones sans animaux afin que chacun puisse travailler dans de bonnes conditions.
Des gamelles, des points d’eau, des espaces extérieurs et une signalétique claire permettent également de limiter les difficultés du quotidien.
Les entreprises sont aussi invitées à prévoir un guide de bonnes pratiques précisant les règles de comportement, les vaccinations obligatoires, la responsabilité des propriétaires ainsi que la procédure à suivre en cas de problème.
Avant un déploiement global, Mars conseille de lancer une phase pilote sur un service ou un étage pendant quelques semaines. Cette expérimentation permet de mesurer l’adhésion des équipes, de corriger les éventuels dysfonctionnements et d’adapter les règles avant une généralisation.
C’est également le moment idéal pour communiquer en interne et valoriser cette initiative auprès des candidats. Le rapport rappelle que 55 % des salariés affirment que ce type de politique influence leur choix d’employeur.
Enfin, une politique Dog@Work doit être suivie dans le temps. Les RH peuvent mesurer son impact sur le recrutement, la fidélisation, l’engagement des salariés ou encore le retour au bureau.
Des enquêtes régulières, menées auprès des propriétaires d’animaux comme des autres collaborateurs, permettent d’ajuster le dispositif et de conserver un équilibre entre qualité de vie au travail, performance collective et respect de chacun.
Le rapport recommande également de rendre cette politique très visible sur le site carrière et dans les offres d’emploi, un réflexe encore trop rare alors que de nombreux candidats recherchent activement ce type d’information
| Étape | Objectif | Actions concrètes |
| 1. Construire les bases du projet | Valider la faisabilité et embarquer les équipes. | Créer un groupe projet avec les RH, le juridique, les managers et les services généraux. Vérifier les contraintes du bâtiment, les règles d’hygiène, les risques d’allergies et consulter les salariés. |
| 2. Préparer les espaces et les salariés | Garantir une cohabitation sereine entre salariés et animaux. | Définir les zones Dog@Work et les espaces sans animaux. Prévoir des points d’eau, des espaces extérieurs, une signalétique claire, une charte de comportement et un plan d’évacuation incluant les animaux. |
| 3. Activer le programme | Tester puis valoriser la démarche. | Lancer un pilote sur un service ou un étage. Recueillir les retours, ajuster les règles, communiquer en interne et rendre la politique visible sur le site carrière, les offres d’emploi et les réseaux sociaux. |
| 4. Mesurer et faire évoluer | Suivre l’impact RH dans le temps. | Mesurer les effets sur le recrutement, la fidélisation, l’engagement, le bien-être et le retour au bureau. Interroger régulièrement les propriétaires d’animaux et les autres salariés pour adapter le dispositif. |
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