Comment Euro 7 va rendre les véhicules thermiques plus coûteux pour les entreprises
Avant Euro 7, les véhicules européens devaient respecter la norme Euro 6. Mise en place progressivement depuis 2014, cette réglementation fixait déjà des seuils d’émissions polluantes pour les voitures thermiques et hybrides.
Elle concernait notamment les émissions d’oxyde d’azote, de monoxyde de carbone ou encore les particules fines rejetées par les moteurs
La norme Euro 7 marque une rupture importante avec l’ancienne réglementation Euro 6. Désormais, les tests d’homologation ne se limiteront plus aux conditions de laboratoire. Les émissions seront contrôlées dans des conditions réelles de conduite.
Les particules émises par les freins et les pneus entreront aussi dans les critères de conformité.
Une récente analyse de Beev souligne que cette nouvelle réglementation va fortement augmenter les coûts de développement des motorisations thermiques. Les constructeurs devront adapter leurs modèles pour répondre à des contraintes techniques beaucoup plus strictes.
“Euro 7 n’est pas une simple mise à jour de la norme Euro 6. C’est un changement de cadre durable”, explique Solal Botbol, cofondateur et PDG de Beev.
Pour les entreprises, les conséquences seront visibles dès la fin de l’année.
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À partir du 29 novembre 2026, tous les nouveaux modèles de voitures et d’utilitaires légers devront être homologués Euro 7.
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Un an plus tard, seuls ces modèles pourront encore être commercialisés en Europe.
Cette évolution pourrait faire grimper le prix des véhicules thermiques de plusieurs centaines à 2 000 euros selon certains experts du secteur. Les délais de livraison risquent aussi de s’allonger sur certains modèles très demandés.
Les gestionnaires de flotte devront donc anticiper leurs renouvellements rapidement. Les entreprises qui repousseront leurs arbitrages pourraient subir une hausse importante de leurs coûts d’acquisition en 2027.
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Euro 7 accélère la place de l’électrique dans les flottes automobiles
Cette nouvelle réglementation favorise également les véhicules électriques. Euro 7 introduit pour la première fois des exigences précises sur la durabilité des batteries. Les constructeurs devront garantir leurs performances sur une période beaucoup plus longue.
Les batteries devront conserver 80 % de leur capacité après 5 ans ou 100 000 kilomètres. Elles devront encore afficher 70 % de capacité après 8 ans ou 160 000 kilomètres. Certains objectifs pourraient même aller jusqu’à 10 ans ou 200 000 kilomètres.
Cette évolution pourrait rassurer les entreprises encore hésitantes face au véhicule électrique. La valeur résiduelle des véhicules devrait devenir plus stable. Les coûts d’exploitation pourraient aussi être mieux maîtrisés sur le long terme.
“L’enjeu, ce n’est pas de tout basculer, mais de segmenter les usages”, rappelle Solal Botbol.
Les entreprises devront donc adapter leurs politiques automobiles selon les usages réels des salariés. Les trajets urbains pourraient davantage passer à l’électrique. Les longs déplacements conserveraient encore une place pour certaines motorisations thermiques.
Cette transition pourrait aussi renforcer la marque employeur des entreprises. Les salariés accordent une attention croissante aux engagements environnementaux de leur employeur. Une flotte plus durable devient progressivement un critère d’attractivité.
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Je découvre le guideEn bref : 7 points à retenir sur Euro 7 pour les entreprises
- Euro 7 entre en vigueur dès le 29 novembre 2026 pour les nouveaux modèles.
- Les émissions des freins et des pneus seront désormais contrôlées.
- Les véhicules thermiques coûteront plus cher à produire et à acheter.
- Les entreprises n’auront pas besoin de remplacer immédiatement leurs véhicules actuels.
- Les batteries électriques devront conserver jusqu’à 80 % de capacité après 100 000 kilomètres.
- Les cycles de renouvellement des flottes devront être repensés rapidement.
- Les entreprises qui anticiperont dès maintenant limiteront leurs risques budgétaires et opérationnels.
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