Congé de naissance 2026 : ce qu’il faut retenir !

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Le nouveau congé de naissance 2026, aussi appelé congé supplémentaire de naissance, est entré en vigueur depuis 5 mois. Que faut-il en retenir ? Comment l’appliquer au mieux pour vos salarié-es ? Et comment bien utiliser le nouveau formulaire déclaratif entré en vigueur le 1er novembre ?

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Comment fonctionne le nouveau congé de naissance 2026 et quels changements implique-t-il pour les salariés et les RH ?
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Congé de naissance 2026 : que change-t-il pour les salarié-es et les RH ?

Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau congé de naissance 2026 permet aux parents de prolonger leur présence auprès de leur enfant. Chacun dispose de 1 ou 2 mois supplémentaires, après ses congés de maternité, paternité ou adoption.

Pour un couple, cela représente jusqu’à 4 mois de présence parentale, lorsque les congés sont pris successivement.

Ce droit individuel concerne les enfants nés ou adoptés depuis le 1er janvier 2026. Il couvre également les naissances prématurées antérieures, initialement prévues à compter de cette date. Les parents peuvent s’absenter simultanément ou alternativement, avec un fractionnement possible en 2 périodes de 1 mois.

Comme souligné dans Service Public, chaque période doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée au foyer. Pour les enfants du premier semestre, l’échéance est fixée au 31 mars 2027, sauf prolongations applicables. Le salarié prévient son employeur 1 mois avant, ou 15 jours dans certaines situations d’enchaînement des congés.

Pour les RH, ces absences prolongées imposent d’anticiper les remplacements, les passations et les paramétrages de paie. L’employeur ne peut ni refuser ni reporter le congé lorsque les conditions sont remplies.

Mais ce temps familial supplémentaire implique une baisse des revenus. L’indemnisation représente 70 % du salaire net de référence le premier mois, puis 60 % le second. Le salaire retenu reste plafonné à 4 005 euros bruts mensuels en 2026.

Les premiers versements ont aussi suscité des inquiétudes, relayées au Sénat dès le 27 août. L’Assurance maladie précise que les indemnités sont versées à terme échu, après chaque mois de congé. 

Ce calendrier, auquel peuvent s’ajouter des délais de traitement, fragilise la visibilité budgétaire des familles.

L’enjeu RH dépasse donc l’organisation des équipes : expliquer l’indemnisation devient essentiel pour permettre un départ éclairé.

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Que simplifie le nouveau formulaire lié au congé de naissance 2026 ?

Autre nouveauté, concernant le congé de naissance 2026 : depuis le 1er novembre, le formulaire déclaratif change pour faciliter le traitement des demandes. 

Annoncé par l’Assurance maladie le 20 octobre, un générateur en ligne remplace le fichier Excel transitoire. L’objectif affiché consiste à limiter les erreurs susceptibles de retarder l’indemnisation.

Le document comporte 4 rubriques, consacrées à l’employeur, au salarié, à l’enfant et aux modalités du congé. Une fois les informations renseignées sur Ameli, l’employeur télécharge un PDF. Il doit ensuite le déposer sur son compte entreprise Net-entreprises, ou utiliser l’API de dépôt de pièces jointes.

Cette simplification ne supprime cependant aucune des 2 démarches obligatoires. Le formulaire accompagne toujours un signalement DSN ou, si celui-ci est indisponible, une attestation de salaire. Les transmissions doivent intervenir le même jour, dans les 5 jours suivant le début du congé.

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Pour 2 mois continus, un seul formulaire et un signalement suffisent. En revanche, un congé fractionné nécessite de renouveler les deux démarches pour chaque période. Le suivi des dates reste donc déterminant pour les services paie.

Autre actualité sensible : le financement patronal de la complémentaire santé n’est pas systématiquement maintenu. 

Après une première réponse du 29 septembre, le ministère du Travail a rectifié sa position le 20 octobre. Selon cette rectification, le maintien dépend d’un salaire maintenu ou d’indemnités complémentaires financées, au moins partiellement, par l’employeur. Les seules indemnités de la Sécurité sociale ne suffisent donc pas à imposer cette contribution. 


Les RH doivent examiner les dispositions collectives et contractuelles avant d’informer les salariés. Entre revenus réduits, couverture santé et formalités renouvelées, l’accompagnement parental exige désormais une information particulièrement précise.

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Adeline Lajoinie

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