Recrutement en 2026 : l’intérim devient un outil de rappel à l’agilité
Une récente étude du Gi Group Holding, intitulée “Repenser le modèle”, met en avant que 88 % des employeurs prévoient d’augmenter l’emploi de travailleurs intérimaires.
Le constat est clair : les modèles trop linéaires craquent sous l’effet des chocs économiques et technologiques. Pour les RH, l’enjeu n’est plus seulement d’embaucher, mais de pouvoir ajuster vite les compétences, la capacité et les coûts.
Dans l’étude, 82 % des employeurs estiment que les approches passées pour attirer et retenir les talents ne sont plus adaptées. En parallèle, 65 % des professionnels disent privilégier des contrats hybrides, entre CDI, intérim et missions.
Cette bascule explique pourquoi l’intérim sort du rôle de “solution pansement” et devient un levier d’organisation. Pour beaucoup d’entreprises, la flexibilité n’est plus une option, puisque 92 % des employeurs s’attendent à créer une main-d’œuvre plus flexible dans les deux prochaines années.
Les raisons évoquées sont très opérationnelles et parlent directement aux équipes RH. Selon les données partagées, 38 % des employeurs se tournent vers des agences pour augmenter l’agilité de leurs effectifs, et 29 % pour combler des manques inattendus de ressources.
Un quart d’entre eux cite aussi l’objectif de réduire les coûts globaux de recrutement, signe que la pression budgétaire reste forte. En pratique, l’intérim permet d’absorber un pic d’activité, de couvrir une absence, ou de sécuriser un lancement sans figer l’organigramme.
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Intérim durable : quelles conditions pour recruter mieux, pas juste plus vite
Le rapport insiste sur un point clé pour les RH : une stratégie flexible fonctionne si elle est conçue “dès le premier jour”, et pas activée uniquement en période de crise.
Cela suppose de piloter une main-d’œuvre mixte avec des règles claires, au même titre que la continuité d’activité ou la gestion des risques.
L’étude met aussi en avant un facteur de fond : 78 % des employeurs craignent de ne pas former leurs équipes assez vite face aux évolutions technologiques. Dans le même esprit, 87 % pensent que l’IA et les ruptures technologiques obligeront à repenser compétences et ressources sur de larges périmètres.
Dans ce contexte, l’intérim peut aussi jouer un rôle de transfert de savoir, et pas seulement de renfort de “capacité”. Selon l’étude, 79 % des employeurs jugent efficace de recruter des intérimaires déjà formés à une nouvelle technologie pour aider les équipes internes à monter en compétences.
Recruter efficacement en 2026 : où en êtes-vous ?
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Je fais le testCôté apprentissage, 48 % des candidats disent apprendre mieux directement sur le poste, ce qui valorise l’onboarding terrain et le tutorat. Pour réussir le recrutement en 2026, l’équation RH devient donc double : sécuriser la vitesse d’exécution et organiser la cohésion, afin que permanents et intérimaires avancent avec les mêmes standards.
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