Emploi 2026 : à quoi s’attendre face aux fractures du marché ?

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Alors que l’année 2025 s’achève sur une forte incertitude politique et économique, à quoi va ressembler le marché de l’emploi en 2026 ?

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Un marché de l’emploi en 2026 sous tension mais sans effondrement

Le Hiring Lab d’Indeed dévoile son rapport 2026 sur les tendances de l’emploi et du recrutement et nous apprend que le ralentissement observé en 2025 devrait se prolonger. La croissance économique attendue plafonnera à 1 % en 2026 selon l’OCDE. Ce contexte pèse directement sur les décisions de recrutement.

Le volume total des offres d’emploi a reculé de 15,1 % depuis fin 2024. Il reste néanmoins 13,3 % supérieur à son niveau de février 2020. Cette situation traduit une normalisation progressive après la surchauffe post-Covid.

Les secteurs dépendants des investissements sont les plus touchés. La construction, le génie industriel et certaines fonctions RH enregistrent un net repli. Dans la tech, les offres liées à l’administration des systèmes et réseaux chutent de 28,4 %.

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À l’inverse, plusieurs activités continuent de recruter à un rythme soutenu. Les soins médicaux affichent une demande plus de deux fois supérieure à celle de 2020. Les emplois de soins à domicile progressent encore de 44,5 %.

Les métiers peu qualifiés restent sous tension. Les offres du bas tercile salarial sont 45,1 % au-dessus de leur niveau d’avant-crise. Pourtant, les candidatures par offre chutent de plus de 10 % dans les soins à domicile et de 15 % dans les métiers médicaux.

Pour les RH, l’enjeu est clair. Il devient essentiel de retravailler les propositions de valeur, notamment sur les métiers pénuriques. Conditions de travail, flexibilité et parcours d’évolution pèseront davantage que le volume de recrutement.

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Jeunes, seniors et IA : des fractures qui s’installent

L’apprentissage traverse une phase critique. Après une hausse de 238 % entre 2019 et 2023, les offres reculent de 32,3 % sur les onze premiers mois de 2025. Les formations bac+2 et plus sont les premières touchées, suivies des niveaux bac et infra-bac.

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Cette baisse fragilise l’insertion des jeunes. Seuls 59,7 % des 18-24 ans estiment disposer des compétences nécessaires pour rester performants à court terme. Le taux de chômage des jeunes atteint déjà 18,8 % au troisième trimestre 2025.

Les RH devront renforcer les passerelles entre formation et emploi. Cela passe par des parcours d’intégration plus progressifs, du mentorat et des dispositifs de montée en compétences dès l’embauche.

Les seniors restent également en difficulté. Le taux d’emploi des 55-64 ans s’élève à 62 %, contre 67 % dans la zone euro et 76 % en Allemagne. Près de 21 % des seniors se disent totalement pessimistes sur leur retour à l’emploi.

Le manque de formation est un facteur clé. 15,8 % des salariés de cette tranche d’âge estiment que leur employeur n’accorde aucune priorité à leur développement de compétences. Les politiques RH devront intégrer davantage la formation continue en fin de carrière.

Enfin, l’IA s’impose comme un marqueur structurant. En octobre 2025, 3,1 % des offres d’emploi mentionnent l’IA. Dans le développement informatique, près d’une offre sur cinq y fait référence. Les métiers créatifs, juridiques et RH affichent des hausses supérieures à 100 % sur un an.

Moins de 1 % des compétences seraient entièrement automatisables. En revanche, jusqu’à 40 % pourraient évoluer vers des usages hybrides. Pour les RH, l’enjeu consiste à anticiper ces transformations, former les équipes et accompagner les managers.


Le marché de l’emploi en 2026 ne sera pas uniforme. Il se fragmentera davantage. La capacité des RH à anticiper ces fractures fera la différence.

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