En bref : 6 points à retenir du congé supplémentaire de naissance
- 1 à 2 mois de congé indemnisé s’ajoutent aux congés de maternité, de paternité ou d’adoption.
- Chaque parent bénéficie de son propre congé, sans possibilité de le céder à l’autre parent.
- Le congé peut être pris en une ou deux fois et doit débuter dans les 9 mois suivant la naissance ou l’adoption.
- Le salarié doit prévenir son employeur au moins un mois à l’avance, ou 15 jours dans certains cas.
- La Sécurité sociale indemnise 70 % du salaire plafonné le premier mois, puis 60 % le second.
- Le congé n’est pas cumulable avec la PreParE, les indemnités maladie ou les allocations chômage, sauf exceptions prévues en 2026.
Congé parental : ce qui ne change pas à la rentrée 2026
L’arrivée du congé supplémentaire de naissance ne modifie pas les règles du congé parental d’éducation. Les deux dispositifs poursuivent des objectifs différents et peuvent se succéder.
Les vacances approchent… mais le Code du travail, lui, ne s’arrête pas !
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Je télécharge mon cahier de révisionLe congé parental permet toujours au salarié de suspendre totalement son activité ou de passer à temps partiel après la naissance ou l’adoption d’un enfant. Pour en bénéficier, il faut justifier d’au moins un an d’ancienneté à la date de naissance ou d’arrivée de l’enfant.
Le congé est accordé pour une durée maximale d’un an, renouvelable sous certaines conditions. Pendant cette période, le contrat de travail est suspendu et le salarié retrouve son emploi ou un poste équivalent à son retour.
Le congé parental 2026 reste indemnisé par la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE). Son montant, proche de 460 euros par mois à taux plein, explique pourquoi de nombreux parents hésitent encore à y recourir.
Les RH ont donc toujours intérêt à présenter clairement les deux dispositifs. D’autant que 643 631 enfants sont nés en France en 2025, soit 2,2 % de moins qu’en 2024, selon le dernier bilan démographique de l’Insee.
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Congé supplémentaire de naissance : comment le mettre en place à la rentrée 2026 ?
C’est la grande nouveauté de cette rentrée RH. Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent peut bénéficier d’un à deux mois de congé supplémentaires, en plus des congés de maternité, de paternité ou d’adoption.
Ce droit est individuel et ne peut pas être transféré à l’autre parent. Les deux parents peuvent partir en même temps ou à des périodes différentes. Le congé peut également être fractionné en deux périodes d’un mois.
Le salarié doit informer son employeur au moins un mois avant son départ. Ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé suit immédiatement un congé de paternité ou d’adoption.
Le congé doit débuter dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant. Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, une période transitoire permet de le prendre jusqu’au 31 mars 2027.
Pour les services RH, cette réforme implique une vigilance particulière. Les procédures internes, les modèles de courrier et les logiciels de gestion des absences doivent être mis à jour afin d’intégrer ce nouveau droit.
Pourquoi le nouveau congé de naissance peut avoir des conséquences négatives sur la fiche de paie ?
Sur le papier, le dispositif paraît très avantageux. Dans les faits, plusieurs salariés risquent pourtant d’avoir une mauvaise surprise au moment de recevoir leur bulletin de salaire.
Le premier mois, la Sécurité sociale indemnise le congé à hauteur de 70 % du salaire plafonné. Le second mois, ce taux descend à 60 %, dans la limite du plafond mensuel de la Sécurité sociale fixé à 4 005 euros en 2026.
Concrètement, même un salarié rémunéré au plafond ne pourra percevoir qu’environ 2 200 euros nets le premier mois, puis 1 900 euros le second. Cette perte reste importante, surtout lorsqu’aucun accord collectif ne prévoit un complément de salaire.
Autre point de vigilance, la mutuelle et la prévoyance d’entreprise peuvent ne plus être financées par l’employeur pendant cette suspension du contrat.
Dans certains cas, le salarié devra payer lui-même la part patronale pour conserver sa couverture.
Enfin, contrairement aux congés de maternité ou de paternité, cette période n’est pas assimilée à du temps de travail effectif. Elle ne permet donc pas d’acquérir de nouveaux jours de congés payés.
Avant d’accepter ce congé, les RH ont tout intérêt à informer précisément les salariés sur ces conséquences.
FAQ : 5 questions qui vont très vite se poser sur le congé parental 2026
Le nouveau congé remplace-t-il le congé parental ?
Non. Le congé supplémentaire de naissance vient compléter les dispositifs existants. Le congé parental d’éducation continue d’exister avec ses propres règles, sa durée et son indemnisation via la PreParE. Les deux peuvent donc se succéder.
L’employeur peut-il refuser le congé supplémentaire de naissance ?
Non, si le salarié remplit les conditions prévues par les textes et respecte le délai de prévenance. L’employeur ne peut pas s’y opposer, mais il doit organiser l’absence et mettre à jour les éléments administratifs et de paie.
Les deux parents peuvent-ils prendre leur congé en même temps ?
Oui. Chaque parent dispose de son propre droit. Ils peuvent prendre leur congé simultanément, l’un après l’autre ou le fractionner en deux périodes d’un mois selon leurs besoins et leur organisation familiale.
Le salaire est-il maintenu pendant le congé ?
Pas automatiquement. La Sécurité sociale verse des indemnités journalières, mais elles sont inférieures au salaire habituel. Seules certaines conventions collectives ou certains accords d’entreprise prévoient un complément permettant de maintenir tout ou partie de la rémunération.
Faut-il vérifier la mutuelle avant de partir ?
Oui. Selon le contrat collectif de l’entreprise, la couverture santé et prévoyance peut être suspendue pendant le congé. Les salariés ont donc intérêt à se renseigner avant leur départ afin d’éviter une baisse de garanties ou un surcoût imprévu.
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