Aide à l’embauche des apprentis : un recentrage budgétaire assumé
Depuis le 1er janvier 2026, l’aide à l’embauche d’un apprenti est strictement réservée aux entreprises de moins de 250 salariés. Le montant est fixé à 5 000 euros pour la première année du contrat, uniquement pour les diplômes de niveau Bac ou inférieur.
Les formations de niveau Bac+3 et plus sortent donc du champ des aides, tout comme les grandes entreprises.
Ce durcissement s’inscrit dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et d’absence d’adoption immédiate de la loi de finances pour 2026.
Dans un communiqué officiel du 26 décembre 2025, le ministère du Travail avait confirmé que le dispositif repose uniquement sur le cadre du Code du travail. Un décret viendra préciser les paramètres définitifs après le vote du budget, sans effet rétroactif.
Pour les RH, ce changement modifie en profondeur la stratégie d’embauche des apprentis. Les PME deviennent les principales bénéficiaires du dispositif, tandis que les groupes doivent absorber l’intégralité du coût de l’alternance.
L’aide majorée de 6 000 euros reste toutefois maintenue pour l’embauche d’un apprenti en situation de handicap.
Les premiers effets sont déjà mesurables sur le marché. Selon l’Insee, 33 000 contrats d’alternance n’ont pas été signés en 2025, et ce chiffre pourrait atteindre 64 000 en 2026. Après une hausse spectaculaire entre 2017 et 2024, avec près de 878 000 apprentis recensés selon la Dares, la dynamique s’inverse clairement.
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SMIC 2026 et embauche des apprentis : un enjeu clé pour les RH
Au-delà des aides, la question de la rémunération devient centrale pour l’embauche des apprentis en 2026. Le SMIC mensuel brut atteint 1 823,03 euros, soit environ 1 443 euros nets, sur la base d’un taux horaire brut de 12,02 euros.
Cette revalorisation impacte directement la grille légale de rémunération des apprentis, variable selon l’âge et l’année de contrat.
On a demandé à 3 000 salariés si le travail les abîmait. 87% ont dit oui. (Étude Wellpass x YouGov 2025)
Les entreprises qui gagneront demain sont celles qui capitalisent sur le facteur humain aujourd'hui. Or 55% pensent que vous ne faites rien, 57% disent que leur performance en souffre déjà, pour 64% c'est un critère de fidélisation.
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Les équipes RH doivent être particulièrement vigilantes sur un point essentiel : le choix du salaire le plus favorable entre le SMIC et le minimum conventionnel. La réglementation impose d’appliquer la rémunération la plus avantageuse pour l’apprenti, ce qui suppose une lecture fine des conventions collectives.
En pratique, certaines branches prévoient des minima supérieurs au SMIC pour certains profils ou niveaux de qualification.
L’enjeu est loin d’être neutre, car une erreur de positionnement salarial expose l’employeur à un redressement et à un risque prud’homal. Dans un contexte déjà marqué par la complexité des exonérations et des restes à charge, la sécurisation des pratiques devient prioritaire.
Pour les RH, anticiper ces évolutions permet d’éviter des corrections en urgence et de préserver l’attractivité des parcours en alternance. Malgré le durcissement des aides, l’apprentissage reste un levier stratégique de pré-recrutement et de transmission des compétences.
À condition d’intégrer dès maintenant les nouvelles règles financières et salariales.
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