Transitions professionnelles : le salariat a de nouveau le vent en poupe ?

Dernière mise à jour le :

Publié le :

Face à de nombreuses incertitudes économiques et géopolitiques, les transitions professionnelles sont moins tournées vers l’indépendance. Mais le salariat est-il encore privilégié dans le cadre des trajectoires professionnelles ?

Auteur / Autrice

transitions-professionnelles-salariat-regain-attractivite
Sommaire de l'article

Dans un contexte économique instable, les trajectoires professionnelles évoluent rapidement. Une récente étude de LHH nous apprend que le retour à l’emploi salarié progresse nettement. Il représente désormais 55,6 % des transitions au second semestre 2025, contre 50,8 % au premier semestre 2024.

Cette progression de près de cinq points en deux ans confirme un basculement structurel. Les transitions professionnelles s’orientent davantage vers des choix sécurisés. Le salariat redevient ainsi une option privilégiée face aux incertitudes économiques et géopolitiques.

À l’inverse, les alternatives reculent. La création d’entreprise diminue à 21,4 %, contre 22,9 % auparavant. Les formations longues suivent la même tendance, passant de 18,3 % à 17,0 %.

La création d’entreprise voit également ses délais diminuer, passant de 9,7 à 8,2 mois. Les dispositifs de fin de carrière reculent aussi, de 13,7 à 11,9 mois.

En parallèle, les parcours de formation longue restent stables. Leur durée moyenne s’établit autour de 4,5 mois. Ils restent toutefois moins attractifs dans un contexte d’incertitude.

Ce retour au salariat s’explique par plusieurs facteurs. Les candidats privilégient la continuité de carrière et la stabilité des revenus. Les risques liés à l’entrepreneuriat apparaissent plus élevés dans un environnement instable.

“Les retours à l’emploi sont nombreux, mais les trajectoires deviennent plus contrastées : les délais de reclassement s’allongent, tandis que les entreprises ciblent davantage des profils « prêts à l’emploi », allongeant le temps de sélection pour une partie des candidats.”

Michaël Chambon, spécialiste des transitions de carrière chez LHH

Abonnez-vous à la newsletter de Culture RH et recevez, chaque semaine, les dernières actualités RH.


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.

A lire également : 

Des transitions professionnelles plus longues et plus sélectives

Si le salariat progresse, les délais pour y accéder s’allongent. La durée moyenne de reclassement atteint 7,6 mois au second semestre 2025. Elle était de 6,5 mois un an plus tôt.

Cette hausse traduit un durcissement des processus de recrutement. Les entreprises adoptent une posture plus prudente face aux incertitudes économiques. Elles privilégient des profils immédiatement opérationnels.

La suite après la publicité

Le volume d’offres se contracte également. Ce contexte renforce le pouvoir de sélection des employeurs. Les candidats doivent répondre à des exigences plus élevées.

Ces évolutions interrogent directement les stratégies RH. Les transitions professionnelles deviennent plus complexes à accompagner. Elles nécessitent un ajustement fin entre attentes des entreprises et aspirations des candidats.

Des profils cadres dominants et des secteurs en recomposition

Le profil des candidats en transition évolue fortement. Les cadres représentent désormais 47,7 % des retours à l’emploi. Ils n’étaient que 36,8 % début 2024.

Cette progression s’explique par la transformation des restructurations. Les fonctions support et managériales sont davantage concernées. Les cadres disposent aussi d’un avantage compétitif.

Leurs compétences transversales facilitent les mobilités. Gestion de projet, analyse ou leadership sont recherchés. Leur adaptabilité leur permet de rebondir plus facilement.

À l’inverse, la part des ouvriers diminue fortement. Elle passe de 21,7 % à 13,2 % dans le retour à l’emploi. Cette évolution souligne des inégalités croissantes face aux transitions professionnelles.

Les secteurs d’accueil évoluent également. L’industrie représente 30 % des retours à l’emploi salarié. Le commerce progresse à 19,1 %.

La santé et l’action sociale gagnent du terrain. Leur part passe de 3,3 % à 5,1 %. À l’inverse, la finance et la tech reculent à 5,1 % chacune.

Ces données confirment une recomposition du marché du travail. Le salariat reste privilégié, mais dans un environnement plus exigeant. 


Pour les RH, l’enjeu est clair : sécuriser les parcours tout en développant l’employabilité durable des talents.

A lire également : 

Gagnez du temps sur vos indicateurs RH : découvrez Pilotage RH en 30 min

Et si vous pouviez piloter vos indicateurs RH sans retraitement Excel ? Notre partenaire Les Editions Tissot vous donnent rdv le 30 avril à 11h30 pour une session exclusive animée par leurs experts produit, et découvrir en 30 minutes, comment :

  • Automatiser le calcul de vos indicateurs RH (turnover, absentéisme, masse salariale) ;
  • Accéder à des tableaux de bord clairs, fiables et prêts à l’emploi ;
  • Analyser vos données facilement grâce à des filtres et des aides intégrées ;
  • Produire des reportings impactants pour votre CODIR en quelques clics.
L’objectif est de vous montrer comment gagner du temps et fiabiliser votre pilotage RH au quotidien.

Je m’inscris au webinaire

Image de Adeline Lajoinie

Adeline Lajoinie

Abonnez-vous à la newsletter de Culture RH et recevez, chaque semaine, les dernières actualités RH.


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.