RH : comment faire de votre entreprise une #SafePlace ?

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Comment identifier, accompagner et protéger les salarié·es victimes de violences conjugales au sein de l’entreprise ? Face au fort nombre de violences intrafamiliales, quelles pistes concrètes peut suivre le personnel RH ?

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Violences conjugales : une réalité qui impacte le monde du travail

En 2023, les services de sécurité ont enregistré 271 000 victimes de violences conjugales, soit une hausse de 10 % par rapport à l’année précédente.

Ces violences, dans 64 % des cas physiques, touchent massivement les salarié·es. Selon Interstats, 62 % des victimes sont des salarié·es.

Derrière ces chiffres se cachent des conséquences concrètes sur le lieu de travail : troubles cognitifs, repli, absences répétées, voire démission. Plus d’un salarié sur dix connaît un ou une collègue concerné·e. 

Pourtant, le sujet reste souvent tabou dans les entreprises, alors même qu’il relève d’enjeux humains, sociaux et juridiques.

Face à cette réalité, les professionnels RH ne peuvent plus se contenter d’une posture d’observation. Leur rôle est essentiel : détecter les signaux faibles, protéger, orienter. Encore faut-il être préparé. 

C’est pourquoi plusieurs outils pratiques ont vu le jour, dont un guide opérationnel mis à disposition par l’ANDRH pour faire de son entreprise une #SafePlace.

“Faire de l’entreprise une “ #SafePlace”, ce n’est pas se substituer à la justice, ni endosser un rôle de thérapeute. C’est offrir aux collaborateurs et collabora-trices concernés un espace sécurisé, bienveillant et structuré pour être identifiés, protégés et accompagnés, sans jugement, ni injonction.”

Guide “Faire de l’entreprise une “#SafePlace” de l’ANDRH

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Créer un cadre d’action concret et sécurisé pour les victimes

Le guide de l’ANDRH ne se limite pas à la sensibilisation. Il propose des actions à mettre en œuvre en prévention ou en situation d’urgence. Hébergement temporaire, absences autorisées pour démarches judiciaires, télétravail sécurisé, aide financière : autant de leviers à activer selon la gravité et la temporalité de la situation.

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L’accompagnement passe d’abord par l’écoute. Un entretien informel, sans pression, peut déjà marquer une étape clé. Même en cas de silence ou de refus d’aide, il est essentiel de rester disponible et d’informer sur les aides existantes. Rappeler que la personne peut revenir, plus tard, est un message puissant.

Certaines situations exigent aussi des réactions immédiates. Le Code pénal impose un devoir de dénonciation dans les cas de violences criminelles ou si la victime est vulnérable. Le risque de non-assistance à personne en danger est bien réel pour l’entreprise, en cas d’inaction.

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Un autre cas sensible est celui de l’agresseur présent dans la même structure. Là encore, l’entreprise doit prendre ses responsabilités. Selon les faits, cela peut aller d’un changement d’organisation à des sanctions disciplinaires, voire un licenciement.

Au-delà des obligations légales, formaliser des dispositifs internes permet d’agir plus vite. Certaines entreprises l’ont fait : mise à disposition de véhicules, création de droits exceptionnels, mobilisation du management local. Ces mesures permettent de répondre à des besoins urgents sans déstabiliser les équipes.

Faire de l’entreprise un espace ressource, une #SafePlace, c’est reconnaître que les violences conjugales ne s’arrêtent pas aux portes du bureau. 


C’est aussi affirmer que protéger, c’est agir dans le respect, la confidentialité et l’écoute.

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Adeline Lajoinie

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