Usure professionnelle : quels salariés sont les plus touchés ?

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La santé au travail ne cesse de se dégrader en France. Mais l’usure professionnelle ne touche pas toutes les générations de la même manière. Qui sont vos collaborateurs à protéger en priorité et comment ?

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Usure professionnelle : un phénomène qui change selon les générations

La progression des arrêts maladie alerte fortement les entreprises et les RH. En 2024, les indemnités journalières ont atteint 11,4 milliards d’euros, soit une hausse de 60 % en dix ans. Cette tendance traduit une dégradation globale de la santé au travail, mais surtout une transformation des profils les plus exposés.

Une récente étude de deuxiemeavis.fr nous apprend que 50 % des salariés évoquent une fatigue persistante. 46 % parlent d’épuisement mental et 45 % de stress intense lié au rythme de travail. Ces chiffres confirment que l’usure professionnelle repose autant sur des facteurs physiques que psychologiques.

Contrairement aux idées reçues, les seniors ne sont pas les plus fragilisés. L’analyse révèle un véritable basculement entre 35 et 49 ans, période où les indicateurs explosent. 55 % des salariés de cette tranche déclarent une fatigue élevée et 54 % un épuisement mental, contre 39 % avant 35 ans.

Les troubles musculosquelettiques concernent 46 % des 35-49 ans, contre 36 % chez les plus jeunes. Les maladies chroniques progressent également, atteignant 28 % sur cette tranche d’âge. Cette accumulation traduit une usure professionnelle durable, liée à la pression et aux responsabilités.

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Quels collaborateurs protéger en priorité et comment agir ?

Les salariés de 35 à 49 ans apparaissent comme les plus exposés. Ils cumulent charge mentale, responsabilités familiales et exigences professionnelles élevées. Cette période correspond souvent à un pic de carrière, mais aussi à une perte de sens pour 50 % d’entre eux.

Les moins de 35 ans ne sont pas épargnés. 49 % déclarent une fatigue importante et 47 % un stress élevé dès l’entrée dans la vie active. 42 % ressentent déjà des signaux liés à l’âge, preuve d’une usure professionnelle précoce.

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Les plus de 50 ans présentent un profil différent. 46 % évoquent une fatigue, mais elle s’inscrit dans une logique d’endurance plutôt que de surcharge. 65 % restent prêts à adapter leurs habitudes pour maintenir leur performance, notamment via l’activité physique.

Face à ces constats, les RH doivent prioriser leurs actions selon les profils. Les salariés en milieu de carrière doivent bénéficier d’un accompagnement spécifique. Cela passe par une meilleure gestion de la charge de travail, mais aussi par des dispositifs de formation et de mobilité.

La prévention aux RPS devient un levier stratégique. Plus de 50 % des salariés souhaitent la mise en place d’un bilan de santé global en entreprise. Ce chiffre monte à 59 % chez les plus de 50 ans, confirmant une attente forte sur l’anticipation.

Les entreprises doivent également lever les tabous. 16 % des salariés n’osent pas évoquer une maladie grave par crainte de répercussions. Ce silence peut aggraver les situations et accélérer l’usure professionnelle.

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Enfin, l’engagement des collaborateurs reste un levier clé. 75 % des salariés sont prêts à modifier leurs habitudes pour rester performants. Ce chiffre atteint 86 % chez les moins de 35 ans, preuve d’une forte volonté d’adaptation.


Pour les RH, la priorité est claire. Il faut cibler les salariés en milieu de carrière, tout en anticipant les signaux faibles chez les plus jeunes. L’usure professionnelle ne dépend pas de l’âge, mais du contexte de travail et de son intensité.

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Adeline Lajoinie

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