Travail hybride : jusqu’à 16 € d’écart par journée travaillée
Une journée au bureau coûte en moyenne 25 € à un salarié hybride, selon le rapport annuel d’Owl Labs sur l’état des lieux du travail hybride. À domicile, cette dépense tombe à 9 €. L’écart atteint donc 16 € par jour, soit 32 € pour deux journées de télétravail par semaine.
Ce calcul représente environ 128 € sur quatre semaines. Il décrit cependant des dépenses déclarées, pas un gain net identique pour chaque salarié. Transport, repas ou garde d’enfants : les économies réelles dépendent des situations individuelles.
Le coût moyen d’une journée au bureau était de 23 € en 2025. Cette hausse renforce l’intérêt financier du travail hybride, sans effacer l’importance du salaire. Celui-ci reste la première priorité de 87 % des salariés interrogés.
La flexibilité pèse néanmoins dans leurs choix professionnels. Les horaires flexibles attirent 40 % des répondants, devant la semaine de quatre jours (33 %). En moyenne, ils accepteraient une baisse de salaire de 6,7 % pour obtenir des horaires flexibles. La même proportion vaut pour une semaine de quatre jours.
Mais attention, ces réponses expriment une préférence et non pas une réduction salariale effectivement acceptée. Elles donnent toutefois aux RH un repère pour évaluer l’attractivité d’une offre. D’autant que 41 % des salariés refuseraient aujourd’hui un poste dépourvu d’horaires flexibles.
GTA 2026 : le guide pratique
Erreurs, ressaisies, règles complexes, manque de visibilité, non-conformité… La gestion des temps peut vite devenir un véritable casse-tête au quotidien pour les équipes RH et les managers. Découvrez sans plus attendre les 5 étapes clés pour mettre en place une solution adaptée à votre organisation, simplement et durablement. Ce guide pratique vous est proposé par notre partenaire Tempro France.
Je téléchargeA lire également :
- Semaine de 4 jours, flexibilité, télétravail : quels impacts réels sur la QVCT ?
- TOP 10 des meilleures formations QVT
- Télétravail : la recette RH pour allier performance et bien-être
Le retour au bureau doit apporter une valeur visible
Aujourd’hui, seuls 67 % des salariés français travaillent entièrement en présentiel. Et 62 % choisiraient le travail hybride s’ils en avaient la possibilité. Leur attachement à cette organisation du travail dépasse les seules économies quotidiennes.
Ils apprécient tout d’abord la maîtrise de leur emploi du temps. Ainsi, 51 % s’intéressent au “microshifting”, qui répartit le travail sur plusieurs plages horaires. Cette pratique peut faciliter l’articulation entre contraintes personnelles et périodes de concentration.
Le bureau conserve des atouts : 94 % des répondants pourraient être convaincus de s’y rendre davantage. Une meilleure rémunération motiverait 45 % d’entre eux. Viennent ensuite le choix des jours de présence (32 %), puis les repas subventionnés et un trajet raccourci (24 % chacun).
Quels risques pour les RH si la flexibilité recule ?
Retirer cette souplesse pourrait avoir des conséquences moins visibles qu’une démission.
Parmi les répondants, 19 % resteraient mais seraient moins heureux. Quinze pour cent resteraient tout en étant moins disposés à fournir des efforts supplémentaires. Par ailleurs, 28 % chercheraient un emploi plus flexible et 10 % démissionneraient.
“En dix ans, le débat autour du travail hybride a profondément évolué. La question n’est plus simplement de savoir combien de jours les salariés doivent passer au bureau, mais de leur donner les conditions nécessaires pour être performants, engagés et connectés, où qu’ils travaillent.”
Frank Weishaupt, CEO d’Owl Labs
Pour préserver les bénéfices du travail hybride, les conditions de collaboration comptent autant que le nombre de jours autorisés. Or, 73 % signalent des retards techniques en réunion hybride. Celles-ci démarrent avec près de cinq minutes de retard en moyenne.
Des outils fiables répondent à une attente concrète : 76 % jugent leur accès important professionnellement. La confiance compte également. Alors que 47 % pensent être surveillés, 78 % demandent davantage de transparence sur ces pratiques.
A lire également :
- Outil de planification : les 20 meilleurs logiciels de planning en 2026
- Qualité de vie et des conditions de travail (QVCT), définition, mesure, amélioration … Tout savoir !
- Indicateurs QVCT : quels sont les KPIs à suivre ?




