Non, la productivité ne semble pas pâtir des multiples pauses personnelles des salariés. Bien au contraire, la nouvelle étude de LiveCareer, Rapport 2026 sur la journée de travail moderne, nous apprend que de courtes pauses pour se consacrer à des tâches personnelles favorisent la productivité sans détourner l’attention.
Comment les pauses personnelles ont naturellement été intégrées aux journées de travail
La frontière entre vie professionnelle et vie privée devient de plus en plus poreuse. Le travail hybride et les horaires flexibles ont accéléré cette évolution. Tout comme la numérisation, qui permet de gérer rapidement certaines obligations personnelles.
Selon LiveCareer, 59 % des salariés européens traitent ainsi des affaires privées pendant leurs horaires de travail. Et ils le font plusieurs fois par semaine. Cette proportion atteint 27 % pour une pratique quotidienne.
Seuls 12 % des répondants affirment ne jamais réaliser ces tâches au travail. À l’inverse, 32 % s’en occupent plusieurs fois par semaine. Enfin, 10 % le font plusieurs fois par mois.
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Je m’inscris au webinaireCes pauses personnelles concernent d’abord les appels et les messages privés, cités par 43 % des salariés. La consultation des réseaux sociaux arrive ensuite, avec 37 %. Les courses et les démarches personnelles concernent 35 % des répondants.
Le temps consacré à ces activités reste généralement mesuré. Ainsi, 31 % des salariés y passent moins de 30 minutes quotidiennement. Ils sont 29 % à leur accorder entre 30 minutes et une heure.
Seuls 7 % d’entre eux déclarent dépasser deux heures par jour. Ces situations minoritaires peuvent nécessiter un échange avec le manager. Elles ne doivent toutefois pas conduire à surveiller tous les salariés.
“Aujourd’hui, les salariés ne séparent pas nécessairement leurs responsabilités professionnelles et personnelles en deux moments totalement distincts de la journée. Beaucoup règlent plutôt de brèves affaires personnelles lorsqu’elles se présentent, et la plupart estiment que ces moments leur permettent de souffler et de rester productifs.”
Jasmine Escalera, experte carrière chez LiveCareer.
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Plus de pause pour plus de productivité : comment le gérer en RH ?
L’étude LiveCareer bouscule l’idée selon laquelle chaque interruption ferait perdre en efficacité. Au contraire, 72 % des répondants jugent que de courtes pauses améliorent leur productivité. Un quart n’observe aucun effet particulier.
Seuls 3 % considèrent que ces parenthèses nuisent à leur performance. Au total, 97 % perçoivent donc un effet positif ou neutre. Toutefois, cette enquête mesure une productivité déclarée, et non une performance observée indépendamment.
Ces résultats invitent les RH à privilégier la confiance et la responsabilisation. Une pause courte peut réduire la charge mentale liée à une obligation en attente. Elle peut également favoriser la concentration au retour sur la tâche professionnelle.
Les managers doivent néanmoins fixer un cadre collectif lisible. Les pauses ne doivent pas retarder les projets ni transférer la charge vers d’autres salariés. Elles ne peuvent pas non plus dégrader la disponibilité nécessaire auprès des clients ou des équipes.
Le suivi doit donc porter sur les objectifs, la qualité et les délais. Contrôler chaque minute devient moins pertinent dans une organisation flexible. Cette surveillance peut même fragiliser l’autonomie et l’engagement.
Les RH peuvent aussi sensibiliser les équipes aux risques des interruptions numériques répétées. Répondre à un message urgent diffère d’une consultation permanente des réseaux sociaux. La durée, la fréquence et l’impact réel doivent guider l’évaluation managériale.
Enfin, les mêmes règles doivent s’appliquer aux salariés sur site et à distance. Cette cohérence limite les tensions liées au télétravail. Bien encadrées, les pauses personnelles deviennent alors un outil d’équilibre, sans sacrifier la performance collective.
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