Motivations au travail : un engagement toujours élevé mais mal compris
Contrairement aux idées reçues, la motivation des salariés reste élevée en France. Une récente étude de Harris Interactive pour Kactus nous apprend que 79 % des salariés se déclarent motivés, dont 32 % très motivés. Malgré l’inflation, les crises politiques et sanitaires, l’engagement ne disparaît pas.
RH : anticipez la DSN de substitution et sécurisez vos processus
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Je télécharge le guideLes facteurs de démotivation existent pourtant. L’inflation impacte 40 % des salariés, la réforme des retraites 37 %, la crise Covid 36 % et la crise politique 34 %. Mais ces éléments n’effacent pas une dynamique globale positive.
Ce constat change la lecture RH du sujet. Le problème n’est plus de recréer la motivation, mais de comprendre ses nouveaux ressorts. Les motivations au travail reposent désormais davantage sur l’expérience vécue par les employés que sur les leviers traditionnels.
Les jeunes salariés illustrent cette évolution. 87 % des 18-29 ans se disent motivés, mais 52 % ne se projettent pas au-delà de cinq ans. La motivation existe, mais elle devient plus volatile et conditionnelle.
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Ambiance, collectif et autonomie : le nouveau moteur de fidélisation
Le principal enseignement de l’étude concerne le basculement des priorités. 80 % des salariés estiment que l’ambiance et les moments collectifs comptent autant que le salaire. Ce chiffre marque une transformation profonde du rapport au travail.
Les moments collectifs ne sont plus accessoires. 69 % des salariés estiment qu’ils renforcent la motivation et le lien entre collègues. 72 % considèrent même qu’ils améliorent directement la productivité.
Ce phénomène s’inscrit dans l’émergence du “salaire émotionnel”. L’autonomie arrive en tête des facteurs de motivation avec 81 %. L’ambiance, l’équilibre vie professionnelle et personnelle et le sens du travail suivent à 76 %. Le salaire n’arrive qu’en cinquième position avec 64 %.
Cette hiérarchie impose une révision des politiques RH. La rémunération reste importante, mais elle ne suffit plus à fidéliser. L’expérience collaborateur devient centrale dans les stratégies d’engagement.
Un décalage persistant entre attentes salariés et pratiques RH
Malgré cette motivation élevée, un écart important subsiste. 39 % des salariés estiment que leur entreprise ne fait pas assez pour soutenir leur engagement. Ce chiffre monte à 49 % dans les grandes entreprises.
Ce décalage traduit souvent un manque de proximité managériale. Les grandes structures peinent à capter les attentes individuelles et les signaux faibles. Le collectif devient alors un levier stratégique pour recréer du lien.
Les attentes des salariés sont pourtant claires. 49 % attendent davantage de reconnaissance, 46 % une meilleure rémunération et 45 % une amélioration de l’ambiance de travail. Ces trois leviers structurent les politiques de fidélisation.
Les salariés restent donc dans une entreprise pour un équilibre global entre rémunération et expérience. L’ambiance, le collectif et l’autonomie jouent désormais un rôle déterminant.
Pour les RH, l’enjeu évolue. Il ne s’agit plus seulement d’attirer, mais de faire durer l’engagement. Cela implique de créer des environnements de travail vivants, collaboratifs et évolutifs.
Les motivations au travail ne disparaissent pas. Elles se transforment en profondeur et redéfinissent les priorités organisationnelles.
En bref, les principales motivations au travail en 2026
Les données montrent que les attentes des salariés ont profondément évolué. Les motivations ne disparaissent pas, mais se déplacent vers des leviers plus qualitatifs, centrés sur l’expérience vécue au travail.
- 81 % des salariés placent l’autonomie en tête des motivations
- 80 % estiment que l’ambiance et les moments collectifs comptent autant que le salaire
- 76 % valorisent l’équilibre vie professionnelle et personnelle
- 76 % attachent de l’importance au sens du travail
- 72 % jugent que les moments collectifs améliorent la productivité
- 49 % attendent davantage de reconnaissance de leur entreprise
- 45 % souhaitent une meilleure ambiance de travail
- 64 % seulement placent le salaire parmi les principaux critères
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