Lundi de Pentecôte 2026 : un jour férié, mais pas toujours chômé
En 2026, la journée de solidarité tombe le 25 mai. Il reste bien un jour férié légal en France. Service-public.fr le classe parmi les fêtes légales de 2026 et rappelle que seul le 1er mai est obligatoirement chômé.
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Télécharger le modèle gratuitC’est là que naît la confusion. Un jour férié n’est pas forcément un jour non travaillé. Le lundi de Pentecôte peut donc être chômé dans certaines entreprises, mais travaillé dans d’autres.
Pour les RH, la règle dépend d’abord des textes applicables. Un accord d’entreprise, un accord d’établissement, une convention collective ou un accord de branche peut fixer les jours fériés chômés. À défaut, l’employeur peut les déterminer.
Le Lundi de Pentecôte 2026 ne crée donc pas une règle unique. Il faut vérifier les accords applicables et les usages internes. C’est aussi un sujet à anticiper dans la communication RH.
Si le jour est chômé, le salarié ne travaille pas. Sa rémunération est maintenue s’il totalise au moins trois mois d’ancienneté. Des dispositions plus favorables peuvent aussi exister dans l’entreprise.
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La journée de solidarité peut-elle imposer de travailler le lundi de Pentecôte 2026 ?
La journée de solidarité ajoute une seconde lecture. Elle correspond à une journée de travail supplémentaire non rémunérée. Elle finance des actions en faveur de l’autonomie des personnes âgées ou handicapées.
Mais elle n’est plus obligatoirement fixée au lundi de Pentecôte. Depuis 2008, l’entreprise peut retenir une autre modalité. Elle peut choisir un autre jour férié, un jour de RTT ou sept heures fractionnées.
Cette journée peut prendre la forme du travail d’un jour férié précédemment chômé, sauf le 1er mai. Le lundi de Pentecôte reste donc possible, mais il n’est pas imposé partout.
Si le Lundi de Pentecôte 2026 est choisi comme journée de solidarité, les salariés doivent travailler. Les heures accomplies ne sont pas rémunérées dans la limite de sept heures.
Pour un salarié à temps partiel, cette durée est réduite proportionnellement. Pour un salarié au forfait jours, la journée de solidarité équivaut à une journée de travail.
Un salarié ne peut pas refuser cette journée si elle est régulièrement fixée. Son absence pourrait être considérée comme injustifiée. Il peut toutefois poser un congé ou une RTT, avec l’accord de l’employeur.
En 2026, rien ne change sur le fond juridique. Le lundi de Pentecôte reste férié, mais il peut être travaillé. La vraie nouveauté, pour les RH, tient surtout au calendrier : le 25 mai doit être clarifié tôt.
Pour éviter les incompréhensions, l’entreprise doit rappeler trois points. Le statut du jour, la modalité retenue pour la journée de solidarité et les règles de rémunération. C’est le meilleur moyen de sécuriser les pratiques et d’éviter les tensions.
En bref, 5 choses à retenir du lundi de Pentecôte 2026
| Point clé | Situation / Règle pour le Lundi de Pentecôte 2026 (25 mai) | Gestion RH / Action pour l’employeur |
| 1. Statut du jour & Obligation | C’est un jour férié légal en France, mais il n’est pas obligatoirement chômé (seul le 1er mai l’est). | L’employeur définit si le jour est travaillé ou chômé dans l’entreprise via accord d’entreprise ou décision unilatérale. |
| 2. Journée de solidarité | Le lundi de Pentecôte peut être choisi comme journée de solidarité pour financer l’autonomie des personnes âgées/handicapées. | L’entreprise peut fixer la journée de solidarité ce jour-là, ce qui représente 7 heures de travail non rémunérées pour les salariés mensualisés. |
| 3. Rémunération | Si le jour est chômé, le salaire habituel est maintenu. S’il est travaillé au titre de la journée de solidarité, il n’y a pas de majoration de salaire. | Assurer le maintien de la rémunération mensuelle habituelle. Aucune heure supplémentaire ni prime n’est due pour les 7 heures de la journée de solidarité. |
| 4. Refus du salarié | Le salarié ne peut pas refuser de travailler si cette journée est planifiée comme travaillée ou retenue comme journée de solidarité. | En cas d’absence injustifiée du salarié, l’employeur est en droit d’effectuer une retenue sur salaire proportionnelle à la durée de l’absence. |
| 5. Planification & Information | La date du 25 mai 2026 doit être claire dans le calendrier de l’entreprise concernant son statut (chômé, travaillé ou solidarité). | Consulter le CSE (si présent) et informer les salariés en amont (par note de service ou affichage) des modalités retenues pour cette journée. |
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