Implication Professionnelle et perception de la Valeur Travail : l’ode à la paresse ?

Implication Professionnelle et perception de la Valeur Travail : l’ode à la paresse ?
Adeline Lajoinie

À l’occasion de la Journée Mondiale des Paresseux (le 20 octobre dernier), l’Ifop et les Makers ont publié une enquête visant à connaître la position des Français sur la valeur travail, sur la notion de “paresse” et pour savoir comment leur implication dans leur activité professionnelle a évolué au cours des dernières décennies.

Un rapport de plus en plus distancié au travail

L’étude Ifop pour les Makers (réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 11 au 13 octobre 2022 auprès d’un échantillon de 2015 personnes, représentatif de la population masculine âgée de 18 ans et plus) a pour titre : “Les Français et le travail : quand le désenchantement prend de l’ampleur.” 

Le travail, une valeur de droite ? 

Une étude qui a souhaité interroger le lien des français avec la paresse et l’appartenance politique. On y apprend que si la “valeur travail” penche à droite, son positionnement politique reste assez nuancé.

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Au travers de ce deuxième numéro nous explorerons les principaux aspects du marketing de la formation et son rôle crucial dans le développement et la réussite des initiatives de formation professionnelle. Vous trouverez ainsi des articles, des fiches pratiques et des interviews d’experts. Ce magazine est proposé par notre partenaire Lefebvre Dalloz Compétences.

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En effet, 27% des répondants estiment que le travail est plutôt une valeur de droite contre 34% qui pensent qu’elle serait de droite ET de gauche.

Le « droit à la paresse » revendiqué par Sandrine Rousseau n’en reste pas moins largement soutenu par les Français (69%) et tout particulièrement par ceux situés à gauche (et 85% des personnes s’auto-positionnant « très à gauche »).

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Le quiet quitting , phénomène directement issu du travail “contrainte”

Le Quiet Quiting, cette démission silencieuse, représente 37% des Français en activité, qui adhèrent en effet à ce phénomène en restant stricto sensu dans le cadre de leur contrat de travail, refusant les heures supplémentaires et d’éventuelles tâches qui ne relèveraient pas de leur mission.

Une tendance qui s’illustre par une hausse sensible du nombre de salariés admettant s’impliquer « juste ce qu’il faut » dans leur activité professionnelle : 43% chez les salariés des entreprises de plus de 10 salariés (+ 6 points entre 2003 et 2022).

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Les salariés sont de plus en plus nombreux à se sentir « perdant » au regard de leur investissement dans leur activité professionnelle : 48%, soit deux fois plus qu’il y a une trentaine d’années (25% en 1993).

Ils sont alors plus de 4 salariés sur 10 à faire « juste ce qu’il faut » lorsqu’ils sont au travail. Une attitude qui concerne notamment les jeunes générations. Et en ce qui concerne les Catégories Socioprofessionnelles, les cadres sont 63% à estimer beaucoup s’impliquer dans leur travail contre 45% des ouvriers et 48% des employés. 

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L’argent, principal moteur du rapport au travail

Pour une grande majorité des répondants, le rapport au travail est de plus en plus pécunier : près d’un actif sur deux (45%) déclarent ne travailler que pour l’argent, soit une hausse de 12 points en trente ans (33% en 1993). Une proportion qui monte à 54% chez les 18*24 ans et 47% chez les 25-34 ans. 

À une courte majorité (54%) que le travail est avant tout une contrainte plutôt qu’une source d’épanouissement (46%).

Signe de cette dégradation de la valeur accordée au travail, 58% des Français indiquent aujourd’hui qu’ils arrêteraient leur activité professionnelle s’ils percevaient sans devoir travailler un revenu égal à celui qu’ils touchent aujourd’hui.

En 2003, moins de la moitié (46%) des personnes interrogées par CSA pour Les Échos étaient dans ce cas. Parmi ces revenus passifs, on trouve des revenus locatifs, des revenus issus de la publicité sur les réseaux sociaux, sur un blog ou un site…

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Adeline Lajoinie

Journaliste et Rédactrice Web SEO, j'ai promené ma plume dans les colonnes de nombreux journaux. Depuis plus de 10 ans, c'est surtout le digital qui profite de mes mots, pour des rédactions web parfaitement bien référencées, dans tous les domaines.