92% des RP voient les RPS comme prioritaires (contrairement aux dirigeants)

92% des RP voient les RPS comme prioritaires (contrairement aux dirigeants)
Adeline Lajoinie

Face aux problèmes liés à la santé au travail et aux RPS, il semble qu’un fossé se creuse entre les représentants du personnel et les dirigeants d’entreprise. Le dialogue social pourrait être plus compliqué en 2024.

Dialogue social : un véritable écart de perception entre RP et dirigeants

Les résultats du baromètre Syndex x Ifop sur l’état du dialogue social en entreprise semble souligner des écarts de perception sur la qualité du dialogue social entre représentants du personnel et dirigeants. 

Globalement, l’état d’esprit des RP est à nouveau majoritairement négatif même s’ils témoignent d’une percée de motivation et d’optimisme cette année : 60% se disent fatigués, 50% se disent inquiets, mais 39% se disent déterminés et 30% motivés. 

L’étude souligne un vrai écart de perception du côté du dialogue social. Les dirigeants évaluent positivement le dialogue social dans leur entreprise (note moyenne de 7,7/10), mais les salariés et les RP sont bien plus réservés (note respective de 5,8/10 et 5,2/10).

Présence syndicale et proximité avec le terrain sont les dimensions les mieux évaluées par les RP dans leur entreprise (44% trouvent ces relations de très bonne qualité) mais les moyens alloués, la confiance entre participants, la transmission de l’information et la prise en compte de leurs avis par la direction sont à la traîne, alors même qu’ils sont jugés essentiels.

Du côté de la perception des sujets prioritaires à aborder en entreprise, direction et représentation du personnel semblent ne pas être sur la même longueur d’onde. 

Les RP sont plus exigeants que les dirigeants quant au caractère prioritaire de l’ensemble des sujets évoqués. On note notamment un écart marqué sur le pouvoir d’achat, les rémunérations et les RPS

En ce qui concerne la santé au travail, RP comme salariés se montrent particulièrement critiques sur le manque de conscientisation par l’entreprise de la pénibilité en son sein et sur le manque d’actions associées.

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Covid et Télétravail : quels effets sur les salariés, selon les RP ? 

L’étude souligne également des persistances négatives du COVID.  

Des mauvaises habitudes semblent perdurer au sein des directions : 

  • Dans le dialogue social : la tentation du recours au distanciel pour les réunions à enjeux.
  • Dans l’organisation du travail : le projet de conserver parfois les mêmes modes de production que pendant la crise sanitaire.

Pour les RP, le télétravail a contribué à une meilleure performance de l’entreprise, mais a aussi eu un impact négatif sur le collectif et a accru les RPS. Pour 47%, cela a eu un impact négatif sur la solidarité entre collègues

De plus, les RP se montrent plus critiques que les salariés quant à la prise en compte par la direction des RPS associés au télétravail. Seuls 41% des RP (contre 62% des salariés) pensent que l’entreprise prend suffisamment en compte la situation des télétravailleurs en matière de risques psychosociaux (prévention sur le droit à la déconnexion et sur les risques psychosociaux, vigilance sur les horaires pratiqués en télétravail…).

Pour les changements à venir en termes d’organisation du travail, la semaine de 4 jours emporte l’adhésion des RP comme des salariés, les dirigeants se montrent plus partagés. 

À noter que pour les RP comme pour les salariés, la préférence va à une réduction du temps de travail, tandis que les dirigeants préfèrent une compression de la charge de travail sur 4 jours.

Les RP craignent alors de voir la balance du dialogue social pencher en faveur des directions, laissant peu de place à la défense organisée des intérêts des salariés.

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Adeline Lajoinie

Journaliste et Rédactrice Web SEO, j'ai promené ma plume dans les colonnes de nombreux journaux. Depuis plus de 10 ans, c'est surtout le digital qui profite de mes mots, pour des rédactions web parfaitement bien référencées, dans tous les domaines.