Coupe du Monde au travail : un véritable enjeu de fidélisation ?
La dernière étude menée par UKG révèle une réalité surprenante. Pour de nombreux collaborateurs, la Coupe du monde ne représente pas seulement un événement sportif. Elle constitue aussi un test de la capacité des entreprises à faire preuve de flexibilité.
Les chiffres français sont particulièrement révélateurs. Ainsi, 37 % des salariés prévoient d’adapter leurs horaires pendant la compétition. Un tiers envisage de prendre au moins un jour de congé.
Plus encore, 26 % pourraient manquer une partie de leur journée de travail en arrivant en retard, en partant plus tôt ou en s’absentant.
Mais le chiffre le plus marquant concerne la fidélisation. Selon l’étude, 20 % des salariés français pourraient envisager de chercher un nouvel emploi si leur travail ou leur manager nuisait à leur expérience de la Coupe du monde.
Dans le même temps, 52 % estiment que leur employeur ne s’intéressera pas à la compétition.
Cette situation traduit une évolution profonde des attentes. Les salariés souhaitent davantage de souplesse dans l’organisation de leur travail. Ils attendent également que leur entreprise prenne en compte leurs centres d’intérêt et leurs contraintes personnelles.
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“La Coupe du monde est bien plus qu’un événement culturel mondial auquel les gens veulent participer. C’est un véritable test de planification des effectifs qui peut nuire à la performance, à la productivité, à la communication et même à la fidélisation s’il n’est pas géré de manière proactive.”
Suresh Vittal, directeur produits chez UKG
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Comment réussir la Coupe du Monde au travail sans sacrifier la productivité ?
Si les attentes des salariés sont fortes, les risques pour les entreprises sont également bien réels. UKG estime que la Coupe du monde pourrait entraîner jusqu’à 645 millions d’euros de pertes de productivité en France.
L’étude montre notamment que 28 % des salariés français prévoient de tester les limites de leur manager. Certains regarderont des matchs ou des résumés en streaming pendant leur temps de travail. D’autres pourraient contourner certaines règles internes pour suivre la compétition.
Le présentéisme constitue aussi une source d’inquiétude. 28% des salariés pensent travailler alors qu’ils seront fatigués ou épuisés. Dix pour cent reconnaissent qu’ils pourraient venir travailler avec la « gueule de bois » après certains matchs.
Pour autant, les entreprises ne sont pas condamnées à subir la situation. Les experts d’UKG recommandent d’anticiper les besoins des équipes plutôt que de multiplier les interdictions. L’aménagement ponctuel des horaires, l’autorisation d’échanges de planning ou encore l’encouragement à poser des congés peuvent contribuer à réduire les tensions.
Cette approche présente un double avantage. Elle limite les comportements de contournement tout en renforçant le sentiment de confiance.
Dans un contexte où l’engagement et la fidélisation restent des défis majeurs, la Coupe du Monde au travail pourrait finalement devenir une opportunité de démontrer que flexibilité et performance ne sont pas incompatibles.
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