Réunions inefficaces : jusqu’à 22 jours de perdus par an

Dernière mise à jour le :

Publié le :

Le télétravail et la visioconférence n'ont malheureusement pas mis fin aux réunions inefficaces. Bien au contraire ! L’inutilité de certaines réunions fait, de plus, perdre de la productivité à l’entreprise. Alors, comment optimiser les moments de rendez-vous professionnels ?

Auteur / Autrice

reunions-inefficaces-2026
Sommaire de l'article
Fait générateur des cotisations : sécurisez votre paie avant 2027

Les réunions inefficaces : des millions d’euros perdus ?

22 jours. C’est le temps que perdrait en moyenne un salarié français chaque année à cause de réunions inutiles ou mal préparées. C’est ce que révèle la dernière étude de Jabra.

Chose surprenante : les Français passent moins de temps en réunion que la plupart de leurs voisins. Environ 6 heures par semaine, contre 8 heures dans le reste du monde. Et pourtant, 63 % d’entre eux jugent ces réunions inutiles. Ce n’est donc pas une question de volume, c’est une question de qualité.

Le problème concret ? 59 % des réunions en France ne débouchent sur rien de clair. Pas de décision, pas d’action définie. Juste… une autre réunion pour faire le point sur la réunion précédente. Jabra appelle cela une “dette de réunions” : plus on en organise, plus on en génère. Le cercle vicieux classique.

Mais ce qui est peut-être le plus frappant, c’est l’impact humain. 84 % des salariés français déclarent ressentir de l’appréhension avant une réunion.

“Jusqu’ici, les réunions inutiles ou inefficaces étaient perçues comme une simple contrariété et non comme un risque financier. Cependant, si les collaborateurs ressentent de l’appréhension à l’approche d’une réunion, cela représente d’ores et déjà un coût pour les entreprises.”

Jean-Baptiste Pain, Président Europe du Sud, Moyen-Orient, Afrique, Caraïbe et Amérique latine chez Jabra.

A lire également : 

Ce que ces réunions inefficaces coûtent vraiment

Pour une entreprise de 5 000 salariés, les pertes de productivité liées aux réunions inutiles dépassent les 86 millions d’euros par an. En ajoutant les problèmes techniques, ce montant frôle les 90 millions.

Les problèmes techniques sont un sujet à part entière. Plus d’un quart des réunions mélangent aujourd’hui des gens en présentiel et d’autres en télétravail. Et 72 % de ces réunions hybrides rencontrent des couacs (son qui grésille, vidéo qui coupe, connexion capricieuse).

La suite après la publicité

Résultat : plus de 12 minutes perdues à chaque fois. À l’année, ça représente près de trois jours de travail par collaborateur.

Il existe également un angle moins souvent évoqué : l’inclusion. Plus de la moitié des participants à distance se sentent ignorés ou mis de côté pendant les échanges.

Et les femmes semblent particulièrement touchées : 20 % d’entre elles déclarent se sentir moins visibles ou moins entendues dans ces formats hybrides.

Invitation Webinaire BDESE & transparence salariale

Comment concilier les obligations préexistantes et les nouvelles obligations en matière de rémunération ? Notre partenaire, Les Editions Tissot vous donnent rdv le 24 septembre à 11h00 avec leur consultant, expert en droit du travail et relations sociales pour appréhender les évolutions et leurs conséquences concrètes au niveau des relations sociales.

Je réserve ma place

Comment réduire les réunions inefficaces et améliorer la productivité ?

Les réunions hybrides constituent donc aujourd’hui un défi majeur. Plus d’un quart des réunions réunissent simultanément des collaborateurs présents sur site et d’autres à distance.

À l’échelle d’une année, les perturbations techniques représentent près de trois jours de travail perdus par collaborateur. Pour une entreprise de 5 000 personnes, cela représente environ 5 millions d’euros de manque à gagner.

Les RH disposent pourtant de plusieurs leviers d’action. Chaque réunion doit avoir un objectif clair, un ordre du jour précis et un temps limité. Les participants doivent également être sélectionnés selon leur réelle contribution au sujet traité.

La qualité des équipements devient aussi un enjeu stratégique. L’étude montre que l’absence de vidéo augmente de 33 % le risque de devoir organiser des discussions de suivi. Elle accroît également de 29 % le risque qu’aucune décision concrète ne soit prise à l’issue de la réunion.

L’intelligence artificielle peut également aider. Trois salariés sur quatre ont déjà utilisé des outils d’IA pour transcrire ou résumer des réunions. Pourtant, moins d’un tiers les utilisent régulièrement.


Pour les RH, la priorité reste donc la même : réduire le nombre de réunions sans valeur ajoutée, mieux préparer les échanges et garantir que chaque participant puisse être entendu. C’est à ce prix que les entreprises pourront récupérer plusieurs jours de productivité par salarié chaque année.

A lire également : 

Image de Adeline Lajoinie
Adeline Lajoinie