Bilan de compétences : pourquoi ça aide les salariés en souffrance ?

Bilan de compétences : pourquoi ça aide les salariés en souffrance ?
Adeline Lajoinie

Pourquoi fait-on un bilan de compétences aujourd’hui ? Et quels sont les bienfaits de cet exercice en 2024 ?

Pourquoi et comment faire un bilan de compétences en 2024 ?

Même Pas Cap! vient d’annoncer les résultats du second volet de son enquête nationale 100% dédiée au Bilan de Compétences. Une enquête qui aide à y voir plus clair. 


Le bilan de compétences est une démarche clé pour de nombreux actifs. La majorité, soit 87%, sont en emploi lorsqu’ils choisissent de s’engager dans cette voie. 

Les motivations sont diverses : 

  • 61,4% cherchent un sens plus profond à leur vie professionnelle.
  • Tandis que 60,8% font face à des difficultés telles que le burn-out ou le harcèlement. 
  • Pour 50,5%, l’objectif est d’atteindre un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle
  • En outre, 46,8% entreprennent un bilan pour mieux se connaître
  • Moins prioritaire, la quête d’un meilleur salaire concerne 12,4% des personnes.

Contrairement à 2022, où les changements organisationnels liés au Covid-19 étaient un facteur de stress, aujourd’hui, la souffrance au travail est davantage liée aux structures mêmes des organisations. Le bilan de compétences offre une opportunité de trouver un emploi aligné avec ses valeurs personnelles, tout en abordant les causes de mal-être professionnel. 

Cependant, sans une action organisationnelle, le nombre de cas de burn-out pourrait augmenter dramatiquement. Les entreprises doivent intégrer le bilan de compétences dans leur stratégie de formation, et le gouvernement devrait faciliter son accès.

Quel financement pour un bilan de compétences ? 

Concernant le financement, 89,3% des actifs utilisent leur Compte Personnel de Formation (CPF) pour financer leur bilan de compétences. 

Employeurs : 10 obligations à connaître en droit du travail

Les textes de loi et décrets entrés en vigueur ces derniers temps sont venus impacter les obligations des employeurs, créant ainsi de nouveaux impératifs à respecter pour rester en règle. Téléchargez ce dossier spécial pour faire le point sur les 10 obligations à connaître. Ce livre blanc a été réalisé par notre partenaire les Editions Tissot.

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Une minorité, soit 4,5%, le financent de leurs propres moyens, et 3,3% bénéficient d’une aide de leur employeur. 

Bien que 71,6% accepteraient un reste à charge, 50% ne pourraient pas entreprendre un bilan si ce coût dépassait 50 euros. Cette limite financière soulève des inquiétudes quant à l’accès au bilan de compétences pour tous, particulièrement pour ceux en difficulté professionnelle.

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Quel impact du bilan de compétences sur les salariés ? 

Le bilan de compétences aide à définir ce que chacun cherche dans son travail, qu’il s’agisse de mieux gagner sa vie, de modifier ses horaires de travail, ou de s’engager dans une activité plus significative. Être en phase avec ses aspirations professionnelles est essentiel pour l’épanouissement, peu importe l’âge ou l’expérience.

Selon une étude, 80,2% des participants ont constaté un impact positif sur leur situation professionnelle suite à un bilan de compétences. Parmi eux, 34,2% ont ressenti cet impact immédiatement, 37,3% au bout de six mois, et 28,5% après un an ou plus. 

44,7% ont changé de métier, dont 27,8% au sein d’une autre entreprise. 30,7% ont opté pour un changement de secteur d’activité, et 21,2% ont modifié leur statut professionnel (devenant entrepreneurs, indépendants, etc.). 

Ce processus a également entraîné une évolution professionnelle pour 20,2% des personnes et une augmentation de salaire pour 9,1%.

Au-delà de l’aspect professionnel, le bilan de compétences influence également la vie personnelle. 72,4% des participants ont acquis une meilleure connaissance d’eux-mêmes et 85,8% ont renforcé leur confiance en soi. De plus, 40,6% ont trouvé un plus grand épanouissement et 34,8% ont amélioré l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle.

Malgré ces bénéfices, le bilan de compétences demeure un sujet délicat, presque tabou, souvent non abordé avec les employeurs. Pourtant, 88,9% des sondés estiment qu’il devrait être intégré systématiquement dans le parcours professionnel, et plus de la moitié suggèrent de le réaliser tous les 5 à 10 ans.

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Adeline Lajoinie

Journaliste et Rédactrice Web SEO, j'ai promené ma plume dans les colonnes de nombreux journaux. Depuis plus de 10 ans, c'est surtout le digital qui profite de mes mots, pour des rédactions web parfaitement bien référencées, dans tous les domaines.