Les tickets restaurant restent en 2026 un avantage plébiscité par les salariés, notamment dans un contexte inflationniste. Ils permettent à l’employeur de participer au financement des repas du salarié tout en profitant d’un régime social et fiscal avantageux.
Mais concrètement, qu’est-ce qu’un titre restaurant ? Qui peut en bénéficier ? Quelles sont les règles d’attribution ? Et jusqu’à quel montant peut-on bénéficier des exonérations en 2026 ?
Dans cet article, nous vous proposons un panorama complet du fonctionnement des tickets restaurant et des seuils d’exonération applicables en 2026.
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Comment fonctionne les tickets restaurant ?
Avant de d’entrer dans le détail du traitement en paie des tickets restaurant, il est important de bien comprendre les modalités de fonctionnement et les critères d’attribution de cet avantage salarial.
Les tickets restaurant, c’est quoi ?
Le ticket restaurant, ou titre restaurant de son appellation officielle, est un titre de paiement mis à disposition des salariés par leur employeur afin de prendre en charge tout ou partie de leur repas. Il peut se présenter sous deux formes :
- Papier : Encore utilisé dans certaines entreprises, il ressemble à un chéquier regroupant plusieurs titres.
- Dématérialisé : Cette version, de plus en plus adoptée, s’adapte aux usages numériques actuels. Elle prend la forme d’une carte de paiement ou d’une application mobile.
À noter : Le 26 juin 2025, la ministre du Commerce, de l’Artisanat et des PME, Véronique Louwagie, a annoncé officiellement la disparition progressive des titres-restaurant papier.
Ceux-ci ne seront plus utilisables à partir du 1er janvier 2027. Une première étape vers cette dématérialisation totale avait déjà été envisagée en 2023 par la ministre alors en charge du dossier, Olivia Grégoire.
Quelles sont les conditions pour avoir droit aux tickets restaurant ?
Accessible à tous les salariés, y compris les salariés télétravailleurs.
Les titres-restaurant peuvent être attribués à l’ensemble des salariés de l’entreprise, sous réserve qu’ils disposent d’un contrat de travail. Sont ainsi concernés les salariés en CDI, CDD, contrat d’apprentissage ou contrat de professionnalisation, ainsi que les intérimaires affectés à l’entreprise utilisatrice.
Les dirigeants et mandataires sociaux peuvent également en bénéficier, à condition de cumuler leur mandat avec un contrat de travail effectif.
Par ailleurs, les stagiaires, bien qu’ils ne soient pas liés par un contrat de travail, peuvent aussi bénéficier des titres-restaurant, quelle que soit la durée de leur stage.
Concernant les télétravailleurs, le Bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) rappelle qu’ils doivent être traités de manière équivalente aux salariés présents sur site : ils ont donc droit aux titres-restaurant dès lors qu’ils ne disposent pas d’un accès à un restaurant d’entreprise, y compris en cas de télétravail fréquent ou total.
Le repas doit être compris dans le temps de travail
Bien que les titres-restaurant puissent être attribués sans distinction à tous les salariés disposant d’un contrat de travail, une condition doit être remplie : le repas doit s’inscrire dans l’horaire journalier de travail. Autrement dit, si la journée de travail comprend une pause déjeuner, le salarié peut prétendre à un titre-restaurant par jour travaillé.
Dans le cas contraire, si l’horaire de travail ne comprend pas un temps de repas (par exemple travail de 8h à 12h ou 14 à 18h), le salarié ne peut pas prétendre aux titres restaurant. Par ailleurs, les salariés à temps partiel y ont également droit, dès lors que leur emploi du temps intègre un repas.
Pas de restaurant d’entreprise
Lorsqu’un salarié a accès à un restaurant d’entreprise ou interentreprise, il ne peut cumuler cet avantage avec les titres-restaurant. Le financement patronal du repas est alors assuré via le service de restauration.
Ainsi, dans une même entreprise, certains salariés peuvent recevoir des titres-restaurant, tandis que d’autres, ayant accès à une cantine, n’y sont pas éligibles.
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Accéder au modèleAttribution seulement en cas de journée travaillée
Les absences (congés payés, maladie, congé maternité, RTT, etc.) n’ouvrent pas droit à la distribution de tickets restaurant pour les jours non travaillés.
Lorsque le salarié est absent une demi-journée (pose d’1/2 RTT, CP, …), le titre restaurant est attribué seulement si son temps de travail comporte un horaire de repas et un temps de pause pour se restaurer.
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Un calcul qui peut être automatisé
Le nombre de tickets attribués doit être calculé tous les mois en fonction du planning de travail du salarié. Toutefois, certains logiciels de paie et de gestion des temps permettent d’automatiser ce travail de calcul qui peut être chronophage pour les gestionnaires.
Quels sont les produits éligibles aux tickets restaurant en 2026 ?
L’utilisation des titres-restaurant est encadrée par une réglementation stricte. Ils peuvent être utilisés pour régler tout ou partie d’un repas dans les restaurants, boulangeries, épiceries ou supermarchés.
Les produits éligibles doivent être directement consommables ou, à défaut, simplement réchauffés ou décongelés avant consommation.
Dans un contexte de forte inflation, une dérogation exceptionnelle a été instaurée pour autoriser temporairement l’achat de produits alimentaires non directement consommables (pâtes, riz, viande, etc.) avec les titres-restaurant. Cette mesure a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2026.
À noter : Une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale pour pérenniser cette utilisation élargie.
Quelles sont les limites d’utilisation des titres restaurant en 2026 ?
L’utilisation des titres-restaurant est soumise à plusieurs règles limitant leur utilisation :
- Plafond journalier : Le montant maximal autorisé par jour est fixé à 25 euros (valeur applicable en 2025), que le salarié effectue un paiement en une seule fois ou en plusieurs transactions dans la même journée.
- Durée de validité : Les titres-restaurant sont valables pendant l’année civile de leur émission. Une période supplémentaire de deux mois (jusqu’à fin février de l’année suivante) est accordée pour les utiliser.
- Jours d’utilisation : Par défaut, les tickets restaurant ne peuvent pas être utilisés les dimanches et jours fériés. Toutefois, l’employeur peut accorder une dérogation pour les salariés amenés à travailler ces jours-là.
- Zone géographique : L’utilisation des titres-restaurant est limitée au département du lieu de travail ainsi qu’aux départements limitrophes. Toutefois, l’employeur peut choisir d’élargir cette zone. En pratique, cette restriction géographique est fréquemment levée, notamment avec l’utilisation des titres dématérialisés.
Une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale visant notamment à supprimer la contrainte géographique d’utilisation des titres-restaurant et à réformer les plafonds d’utilisation en les adaptant au type de commerce concerné.
Tickets restaurant : Comment les traiter en paie en 2026 ?
Les limites d’exonération de la participation employeur aux titres restaurant est revalorisé chaque année afin de prendre en compte l’évolution du coût de la vie.
Titre restaurant : Le principe d’exonération
Le financement des titres restaurant repose sur une contribution partagée entre l’employeur et le salarié. Ainsi, la participation employeur doit se situé entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre et ne peut dépasser une limite fixée annuellement.
Le respect de cette répartition conditionne l’application des exonérations sociales et fiscales liées à cet avantage.
Ticket restaurant 2026 : Quelles sont les limites d’exonération sociale et fiscale ?
En 2026, pour que la part patronale du ticket restaurant soit exonérée de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu, plusieurs conditions doivent être réunies :
- La contribution de l’employeur doit représenter entre 50 % et 60 % de la valeur faciale du titre.
- Cette part patronale ne doit pas excéder un plafond fixé à 7,32 euros par titre.
Il en résulte que la valeur faciale du titre restaurant ouvrant droit à exonération est comprise entre 12,20 € (pour une prise en charge de 60 %) et 14,64 € (pour une prise en charge de 50 %).
Par exemple, si la valeur du ticket est fixée à 14 €, la part patronale devra se situer entre 7 € (50 %) et 7,32 € (plafond exonéré). En cas de dépassement de ce plafond, l’excédent est réintégré dans l’assiette des cotisations sociales et soumis à l’impôt sur le revenu.
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Historique des limites d’exonération des tickets restaurant
| Année | Valeur maximale participation employeur | Valeur minimale du titre | Valeur maximale du titre |
|---|---|---|---|
| 2025 | 7,26 euros | 12,10 euros | 14,52 euros |
| 2024 | 7,18 euros | 11,97 euros | 14,36 euros |
| 2023 | 6,50 euros | 10,83 euros | 13 euros |




