Partage de la valeur (PPV) : qu’en pensent les ETI ? 

Partage de la valeur (PPV) : qu’en pensent les ETI ? 
Adeline Lajoinie

Si la Prime de Partage de la Valeur (PPV) est récente, salariés comme entreprises s’y intéressent déjà fortement. Moins habituées au partage de la valeur que les grandes entreprises, comment les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) peuvent aujourd’hui s’en emparer ?

Partage de la valeur, qu’est-ce qui a changé depuis Juin 2023 ? 

Qu’est-ce que cette Prime de Partage de la Valeur (PPV) dont on parle beaucoup depuis cet été. 

Visant à transposer l’accord national interprofessionnel sur le partage de la valeur en entreprise, conclu en février 2023 entre les syndicats et le patronat, la prime de partage de la valeur (PPV) a remplacé la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat

Elle peut atteindre 6 000 euros par an et par salarié.

Dès janvier 2025, les entreprises de 11 à 49 salariés, si profitables, devront instaurer un dispositif de partage de la valeur : participation, intéressement, épargne salariale ou PPV.

La PPV est un bonus annuel pour les salariés, intérimaires, certains agents publics et travailleurs handicapés des ESAT. Elle ne remplace pas d’autres rémunérations et est à la discrétion de l’employeur. 

Elle peut être versée trimestriellement depuis juillet 2022.

En 2022-2023, la prime bénéficie d’exonérations. Les salariés gagnant jusqu’à 3 fois le SMIC sont exonérés de cotisations sociales et d’impôts. Ceux avec des revenus supérieurs ne profitent que de certaines exonérations.

Pour 2024, les exonérations fiscales disparaissent, mais les conditions de versement et les montants maximums demeurent inchangés.

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On y apprend que les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) semblent particulièrement intéressées par ce dispositif. L’enquête montre que 59% des ETI envisagent d’adopter la PPV comme moyen de récompense pour leurs salariés en 2023. 

Plus concrètement, 38% des ETI ont déjà octroyé une PPV cette année, tandis que 21% prévoient de le faire avant la fin de l’année.

En cas de bénéfices exceptionnels, une grande majorité de dirigeants, soit 70%, se dit prête à verser une prime supplémentaire à leurs équipes. 

Parmi eux, 27% sont même très enthousiastes à l’idée de récompenser davantage leurs collaborateurs.

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Cependant, l’actionnariat salarié peine à s’imposer dans le milieu des ETI françaises. Seulement 13% d’entre elles ont instauré un tel plan. Malgré l’attention médiatique autour de certains cas emblématiques, l’intérêt pour cette forme de participation reste modéré. 

Seuls 19% des ETI envisagent sérieusement cette option.

Plusieurs freins expliquent cette réticence. 

Pour 44% des dirigeants interrogés, l’incertitude économique actuelle joue un rôle. 29% évoquent des défis liés au changement de gouvernance et de culture d’entreprise
Enfin, 27% estiment que donner aux salariés un accès aux informations financières de l’entreprise pourrait poser problème.

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Adeline Lajoinie

Journaliste et Rédactrice Web SEO, j'ai promené ma plume dans les colonnes de nombreux journaux. Depuis plus de 10 ans, c'est surtout le digital qui profite de mes mots, pour des rédactions web parfaitement bien référencées, dans tous les domaines.