Plus d’un salarié français sur deux à temps complet effectue des heures supplémentaires chaque année.
Le chiffre, issu de la dernière étude DARES (2024), a de quoi faire réfléchir, d’autant que le volume moyen atteint 104 heures par an et par salarié concerné, soit environ 1 900 € brut de rémunération supplémentaire.
Côté terrain, ce sont les ouvriers qui sont en première ligne : 7 sur 10 réalisent au moins une heure supplémentaire, loin devant les cadres (36 %).
Les secteurs de la construction, du transport et de l’hébergement-restauration concentrent les volumes les plus élevés, avec jusqu’à 26,5 heures supplémentaires par trimestre selon les données du ministère du Travail au troisième trimestre 2025.
Mais derrière ces chiffres se cache un casse-tête bien connu des responsables RH. Majorations légales à 25 % puis 50 %, contingent annuel de 220 heures à ne pas dépasser, repos compensateurs obligatoires, exonérations fiscales plafonnées…
Et comme si le dispositif n’était pas déjà assez dense, la Cour de cassation est venue ajouter une couche en septembre 2025 : les congés payés doivent désormais être considérés comme du temps de travail effectif pour le décompte des heures supplémentaires.
Un revirement qui a pris plus d’un service paie au dépourvu.
Résultat : gérer les heures supplémentaires sur un tableur Excel ou à la main, c’est s’exposer à des erreurs de paie, des contentieux prud’homaux et des redressements URSSAF.
Sans compter que près de 3 salariés sur 10 déclarant faire des heures supplémentaires n’ont aucune compensation : ni financière, ni en repos. Un angle mort juridique que de plus en plus d’entreprises ne peuvent plus se permettre d’ignorer.
Pour y voir plus clair, nous avons passé au crible 12 logiciels capables d’automatiser le suivi des heures supplémentaires, du calcul des majorations à l’export vers la paie. Solutions sectorielles, SIRH généralistes, outils freemium.
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Skello, l’IA au service de la réduction des heures supplémentaires

Skello ne se contente pas de compter les heures supplémentaires : il cherche à les réduire. C’est d’ailleurs ce qui distingue cette solution française sur un marché où la plupart des outils se limitent au suivi.
Grâce à son Smart Planner, un module d’intelligence artificielle intégré au moteur de planification, le logiciel analyse les données historiques pour proposer des plannings optimisés qui limitent en amont le recours aux HS.
Une approche préventive plutôt que curative, qui séduit particulièrement les entreprises confrontées à des pics d’activité récurrents.
Concrètement, Skello calcule automatiquement les heures supplémentaires en fonction de la convention collective applicable, gère la modulation et l’annualisation du temps de travail, et met à jour les compteurs en temps réel directement depuis le planning.
Le collaborateur ou le manager peut visualiser à tout moment le solde d’heures supplémentaires, choisir entre compensation en repos ou rémunération, et signer électroniquement les feuilles de temps.
Les alertes de conformité se déclenchent dès qu’un seuil légal ou conventionnel est approché : un filet de sécurité appréciable quand on jongle avec des équipes de 6 à 200 personnes réparties sur plusieurs sites.
L’intégration avec plus de 15 logiciels de paie (PayFit, Cegid, Sage, ADP…) facilite l’export des variables sans ressaisie.
Les tableaux de bord incluent des indicateurs de performance croisés avec la masse salariale, et la connexion aux logiciels de caisse permet des analyses encore plus fines en restauration ou en commerce.
Côté tarifs, Skello propose trois formules : Planning Standard dès 79 €/mois, Planning Max dès 109 €/mois et Premium à 162 €/mois, avec un essai gratuit de 14 jours.
La note moyenne sur Capterra atteint 4.6/5, les utilisateurs saluant notamment la facilité de prise en main et la réactivité du support. Un client résume assez bien l’effet constaté : une vraie baisse des heures supplémentaires après déploiement
Combo (ex-Snapshift), la gestion des HS intégrée nativement à la paie

Si Skello mise sur l’optimisation des plannings, Combo joue une carte différente : celle de l’intégration totale entre pointage, heures supplémentaires et paie.
C’est d’ailleurs le seul acteur du marché à proposer un module de paie intégré nativement ( Combo Pay) ce qui supprime les allers-retours habituels entre le logiciel de gestion des temps et le logiciel de paie. Pour une TPE ou une PME terrain qui perd des heures chaque mois à ressaisir des données, c’est un argument de poids.
Le fonctionnement est assez fluide. Les salariés pointent via une pointeuse digitale sur tablette ou smartphone, et le logiciel synchronise en temps réel le planning prévisionnel avec les heures réellement effectuées.
L’écart entre les deux s’affiche automatiquement, ce qui permet de repérer immédiatement les heures supplémentaires non prévues. Les majorations sont calculées selon la convention collective applicable – en HCR par exemple, Combo applique les taux spécifiques de 10 %, 20 % et 50 % sans intervention manuelle.
Les éléments variables de paie sont générés automatiquement et les alertes de conformité préviennent en cas de dépassement.
Un témoignage revient souvent dans les avis clients : le passage de 4 jours de préparation de paie à 2 heures. Le chiffre peut paraître exagéré, mais avec 13 000 entreprises clientes et 150 000 employés gérés, Combo a manifestement trouvé son public.
Le support client répond en moins de 3 minutes en chat, un détail qui compte quand un problème de pointage survient un vendredi soir en plein service. La note Capterra s’établit à 4.5/5, avec la simplicité d’utilisation comme point fort unanime.
Côté connexions, Combo s’interface avec les principaux logiciels de caisse (Lightspeed, SumUp, Zelty) et intègre un module IA pour automatiser la génération des bulletins de paie.
Les tarifs démarrent à 4 €/mois par employé pour la formule Time (minimum 80 €/mois) et 5 €/mois par employé pour la formule People (minimum 110 €/mois), avec un essai gratuit de 7 jours.
Une solution taillée pour la restauration, le commerce et la boulangerie ; mais qui commence à essaimer dans d’autres secteurs terrain
Factorial, le SIRH tout-en-un qui simplifie le suivi des HS

Factorial aborde la gestion des heures supplémentaires par un angle différent de Skello ou Combo.
Là où ces derniers ciblent des secteurs précis avec des fonctionnalités très opérationnelles, Factorial propose une approche généraliste : un SIRH complet qui couvre l’ensemble du cycle RH (recrutement, gestion des temps, paie, talents, finance) et dans lequel le suivi des HS s’intègre comme une brique parmi d’autres.
Pour une PME en croissance qui cherche à centraliser tous ses processus RH dans un seul outil plutôt que d’empiler les solutions, c’est un positionnement qui fait sens.
Sur le volet heures supplémentaires, Factorial assure le suivi automatique des heures travaillées via une badgeuse digitale (tablette, mobile ou QR code).
Le calcul des majorations se fait sans intervention manuelle, y compris pour les cas particuliers : heures de nuit, week-end, jours fériés.
Les données sont ensuite exportées directement vers le module de paie sous forme de variables prêtes à l’emploi ( HS, primes, absences) ce qui évite la double saisie et les erreurs qui vont avec.
Les rapports et analytics RH permettent de suivre l’évolution des volumes d’heures supplémentaires par équipe, par période ou par établissement.
Ce qui revient le plus dans les retours utilisateurs, c’est le gain de temps. Factorial annonce 14 heures économisées par semaine sur les tâches administratives, et la prise en main se fait sans formation préalable : un point que confirme la note de 4.5/5 sur Capterra.
L’interface est moderne, le support francophone et réactif. Autre atout non négligeable : la transparence tarifaire.
Factorial affiche ses prix sans détour : à partir de 5,75 € HT par mois et par utilisateur en offre Business, jusqu’à 6,90 € tout inclus, là où beaucoup de concurrents renvoient systématiquement vers un devis.
Avec une présence dans 12 pays, la solution convient aussi aux PME et ETI ayant des équipes à l’international, même si le cœur de son marché reste les structures de 20 à 500 collaborateurs.
Lucca (Timmi Temps), la modularité au service du suivi des temps

Lucca occupe une place à part dans ce comparatif.
Là où la plupart des éditeurs proposent des packages tout compris ( qu’on utilise ou non l’ensemble des fonctionnalités ) Lucca a fait le choix d’une approche 100 % modulaire.
On pioche ce dont on a besoin, on ne paie que ce qu’on utilise. Pour un responsable RH qui dispose déjà d’un logiciel de paie et d’un outil de recrutement mais qui cherche uniquement à fiabiliser le suivi des temps et des heures supplémentaires, c’est une philosophie qui évite de payer pour des modules superflus.
Le module dédié, Timmi Temps, fonctionne sur un principe déclaratif : les collaborateurs saisissent eux-mêmes leurs heures de travail, et le système déclenche des alertes automatiques dès que les heures supplémentaires dépassent la durée légale ou les seuils prévus par la convention collective ou l’accord de branche.
La gestion couvre aussi bien les forfaits jours que les forfaits heures, avec une approbation automatique des feuilles de temps selon des workflows paramétrables.
Les données de temps se synchronisent avec le module absences, et la conversion en variables de paie se fait automatiquement ; un gain de fiabilité qui réduit considérablement le risque d’erreur en bout de chaîne.
C’est d’ailleurs cette ergonomie qui ressort dans les avis.
Les utilisateurs parlent d’outils intuitifs qu’on prend en main sans lire les tutos, et d’une interface colorée qui tranche avec l’austérité habituelle des logiciels de GTA.
La note Trustpilot s’établit à 4.2/5, un peu en dessous de certains concurrents, mais les retours soulignent la richesse fonctionnelle et la capacité de personnalisation.
Lucca revendique 6 400 clients et 1,4 million d’utilisateurs, principalement des PME et ETI de 50 à 5 000 collaborateurs dans les secteurs du conseil, de la tech, de la finance et de l’industrie.
Parmi les modules complémentaires qui font la différence, on note un outil de suivi du télétravail et du flex office, assez rare sur le marché, ainsi qu’un module projets qui permet de croiser temps passé et rentabilité.
Côté tarifs, Timmi Absences démarre à 3,05 € HT par mois et par collaborateur ; pour Timmi Temps, il faudra passer par un devis. L’intégration avec plus de 300 logiciels partenaires offre une souplesse d’interconnexion difficile à égaler.
Eurécia, le suivi des HS avec une touche bien-être

Eurécia fait partie de ces éditeurs français qui ont compris que la gestion des temps ne se résume pas à des compteurs et des exports paie.
Sans renoncer à la rigueur technique – le calcul automatique des heures supplémentaires, les alertes en cas de non-respect des durées maximales ou des temps de pause, l’intégration des HS dans la préparation de la paie – la solution y ajoute une dimension qu’on ne retrouve chez aucun concurrent de ce comparatif : un baromètre social intégré.
En pratique, le module de gestion des temps d’Eurécia notifie en temps réel les anomalies de pointage, suit les heures d’activité partielle et génère des feuilles de temps à valeur légale ; un point qui a son importance en cas de contrôle URSSAF ou de contentieux prud’homal.
Le système vérifie automatiquement le respect des règles légales et conventionnelles :
- pauses obligatoires,
- durée maximale quotidienne et hebdomadaire,
- seuils de déclenchement des majorations.
Quand une alerte se déclenche, le manager et le RH sont prévenus simultanément, ce qui permet d’intervenir avant que la situation ne dérape.
Les utilisateurs apprécient particulièrement l’interface, décrite comme agréable et bienveillante sur Capterra (4.4/5) – un qualificatif inhabituel pour un logiciel de GTA, mais qui traduit bien le positionnement d’Eurécia.
Un témoignage client parle de quatre fois moins de temps pour préparer la paie, et le taux d’adoption est élevé, y compris chez les profils réfractaires au digital.
Le support client, régulièrement primé, contribue à cette réputation. L’offre s’adresse aux PME de 10 à 500 collaborateurs, tous secteurs, avec un Pack Zen Starter à partir d’environ 6 € HT par mois et par collaborateur.
Des modules complémentaires ( entretiens, formation, feedback, engagement ) permettent d’élargir progressivement le périmètre sans changer d’outil. Une solution qui conviendra aux entreprises pour lesquelles la QVT n’est pas qu’un mot dans une charte affichée en salle de pause.
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Kelio, 35 ans d’expertise en gestion des temps

Il y a des éditeurs qui arrivent sur le marché de la GTA avec une belle interface et un bon pitch commercial.
Et puis il y a Kelio, qui fabrique des badgeuses et des logiciels de gestion des temps depuis plus de 35 ans. Cette antériorité n’est pas qu’un argument marketing, elle se traduit par une capacité à gérer des environnements de travail que la plupart des solutions cloud récentes peinent encore à couvrir correctement :
- équipes en 3×8,
- horaires alternants,
- astreintes,
- travail de nuit,
- sites multiples avec des règles différentes.
Pour une ETI industrielle ou un établissement de santé avec des rotations complexes, c’est souvent le critère qui fait pencher la balance.
Sur le suivi des heures supplémentaires, Kelio fait ce qu’on attend d’un spécialiste : calcul automatique des majorations en temps réel, gestion fine des compteurs, rapports détaillés prêts pour les audits et les contrôles de conformité.
Mais ce qui distingue vraiment Kelio de ses concurrents pure players logiciels, c’est l’intégration matérielle. L’éditeur propose sa propre gamme de badgeuses physiques ( y compris des lecteurs biométriques ) couplée au pointage mobile pour les équipes en déplacement ou en télétravail.
Le tout est relié à un module de contrôle d’accès qui sécurise les locaux en même temps qu’il enregistre les temps de présence. Deux fonctions, un seul système : pour les sites sensibles ou les environnements réglementés, c’est un avantage concret que les solutions 100 % dématérialisées ne peuvent pas offrir.
Les avis clients sur Capterra (4.4/5) reviennent souvent sur le même point : la fiabilité dans la durée.
Un utilisateur résume en parlant du prix de la tranquillité : une formule qui dit beaucoup sur le positionnement de Kelio.
Le paramétrage est poussé, ce qui demande un temps d’implémentation plus long qu’un outil plug-and-play, mais le résultat colle au plus près des réalités opérationnelles. Le support est décrit comme efficace et disponible.
Kelio cible les PME, ETI et grandes entreprises de 50 à 5 000 salariés et plus, principalement dans l’industrie, la santé, les collectivités, le BTP et les services.
Contrepartie de cette richesse fonctionnelle : les tarifs sont uniquement sur devis, sans version gratuite, et l’investissement initial peut être significatif si l’on opte pour l’équipement matériel. Un choix qui se justifie quand la complexité des horaires exige un outil à la hauteur.
PayFit, le spécialiste paie qui automatise les HS

PayFit prend le problème des heures supplémentaires par l’autre bout.
Là où Skello ou Combo partent du planning et du pointage pour remonter vers la paie, PayFit fait le chemin inverse : c’est avant tout un logiciel de paie ( le numéro un en ligne en France) qui intègre la gestion des heures supplémentaires directement dans le processus de production des bulletins de salaire.
Pour les entreprises qui ont déjà un outil de planification mais qui galèrent chaque mois à transformer les données de temps en variables de paie fiables, cette approche a un avantage évident : zéro interface à gérer entre deux logiciels, zéro risque de déperdition.
Concrètement, les heures supplémentaires saisies ou importées sont automatiquement intégrées dans le bulletin avec les majorations légales et conventionnelles applicables.
PayFit gère les compteurs d’heures, applique les taux en vigueur et met à jour les calculs à chaque évolution réglementaire, sans intervention du gestionnaire de paie.
La DSN et les déclarations sociales sont générées dans la foulée, ce qui supprime une couche supplémentaire de travail manuel. Les salariés accèdent à leurs données de temps et à leurs bulletins via un portail dédié, avec une application mobile que les avis décrivent comme intuitive et bien conçue.
C’est cette automatisation de bout en bout qui fait la réputation de PayFit.
La veille juridique est permanente et les mises à jour légales sont appliquées automatiquement – un point particulièrement appréciable depuis la jurisprudence de septembre 2025 sur les congés payés, qui a obligé de nombreuses entreprises à revoir leur méthode de décompte des HS.
La note Capterra atteint 4.3/5, avec un design épuré régulièrement salué. En revanche, la grille tarifaire est parmi les plus élevées du comparatif : de 66 €/mois + 17 € par personne pour la paie classique jusqu’à 117 €/mois + 29 € par personne en formule Premium.
Un coût qui se justifie si la paie est le point de douleur principal, moins si l’on cherche d’abord un outil de planification ou de pointage.
PayFit s’adresse aux PME de 5 à 500 collaborateurs, tous secteurs confondus, et s’intègre nativement avec ses propres modules RH, mais aussi avec des outils tiers comme Skello ou Combo, ce qui permet de combiner le meilleur des deux mondes.
Agendrix, le meilleur rapport qualité-prix pour les PME

Dans un marché où les tarifs grimpent vite dès qu’on dépasse la dizaine de salariés, Agendrix fait figure d’exception. À partir de 3,50 $ par mois et par utilisateur (avec des tarifs dégressifs selon le volume) c’est l’une des solutions les moins chères de ce comparatif, et pourtant l’une des mieux notées : 4.7/5 sur Capterra, soit la meilleure note ex æquo avec Clockify et Jibble.
La preuve qu’un prix accessible n’implique pas forcément des compromis sur la qualité.
D’origine québécoise, Agendrix a été pensé dès le départ pour les PME avec des équipes terrain. Le suivi des heures supplémentaires s’appuie sur un système de pointage via mobile, tablette en mode kiosque ou navigateur web.
Les pauses et les HS sont tracées automatiquement, et les feuilles de présence se mettent à jour en temps réel. Particularité intéressante : le pointage peut être sécurisé par photo (sans équipement spécialisé, un simple smartphone suffit) et la géolocalisation permet de restreindre les zones de pointage autorisées.
Pour les équipes mobiles ou éclatées sur plusieurs sites, c’est un garde-fou efficace contre les abus sans nécessiter d’investissement matériel.
Au quotidien, le logiciel permet aussi de gérer les échanges de créneaux entre salariés, de créer des plannings rapidement et d’exporter les données vers les logiciels de paie courants comme Silae ou Sage.
L’interface bilingue français-anglais est un plus pour les structures mixtes.
Ce qui frappe dans les avis utilisateurs, c’est la récurrence du mot “simplicité” : prise en main rapide sans formation, support client en français très réactif, zéro prise de tête.
Un utilisateur va jusqu’à le qualifier d’un des meilleurs logiciels de GTA pour PME. Agendrix cible les entreprises de 5 à 200 salariés dans la restauration, le commerce, la pharmacie, la santé et les services.
L’outil ne prétend pas rivaliser avec un Kelio sur la gestion d’horaires rotatifs complexes en industrie, mais pour une PME terrain qui veut un suivi fiable des HS sans se ruiner ni passer trois semaines en paramétrage, c’est difficile de trouver mieux placé.
Bizneo HR Time Manager, la personnalisation des règles de calcul

Bizneo HR vient d’Espagne, et ça se sent dans l’ADN du produit : la solution a été conçue pour gérer des réglementations du travail variées selon les pays, ce qui lui confère une souplesse de paramétrage que peu de concurrents français peuvent revendiquer.
Pour une PME en croissance qui applique plusieurs conventions collectives, qui gère des horaires rotatifs complexes ou qui dispose d’entités dans différents pays européens, cette capacité de personnalisation avancée des règles de calcul est un vrai différenciateur.
Le module Time Manager couvre le suivi des heures supplémentaires de bout en bout :
- pointage multi-support (mobile, PC, badgeuse),
- compteurs automatisés,
- alertes en cas de dépassement d’heures,
- workflows de validation des HS par le manager avant intégration dans la paie.
Là où Bizneo se distingue, c’est sur la granularité du paramétrage.
Les règles de calcul des majorations peuvent être configurées entreprise par entreprise, site par site, voire catégorie de salarié par catégorie de salarié : un niveau de finesse qui permet de coller aux spécificités de chaque accord collectif sans bidouillage ni contournement.
Les rapports BI intégrés offrent une vision consolidée des volumes d’HS à l’échelle de l’organisation, avec la possibilité de croiser les données par équipe, par période ou par établissement.
L’autre force de Bizneo, c’est l’étendue de sa couverture RH. Au-delà de la gestion des temps, la plateforme intègre des modules de recrutement, d’évaluation des performances, de formation et de gestion des talents ; le tout dans une interface que les utilisateurs qualifient de claire et professionnelle sur Capterra (4.5/5).
Le support technique est bien noté, même si certains retours mentionnent un temps de déploiement plus long que sur des outils plus simples.
Les tarifs se situent dans un segment intermédiaire, entre 6 et 15 € par mois et par utilisateur selon les modules retenus, sur devis.
La cible : les PME et ETI de 50 à 2 000 collaborateurs, principalement dans l’industrie, les services et les structures en forte croissance.
Une solution qui ne fera pas rêver une TPE de 8 salariés, mais qui prend tout son sens quand la complexité organisationnelle dépasse ce que les outils plug-and-play peuvent absorber.
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Clockify, le suivi des heures supplémentaires 100 % gratuit

Clockify casse les codes du marché avec une proposition radicale : une version gratuite sans limite d’utilisateurs, sans limite de projets, sans limite de durée.
Pas de freemium bridé qui pousse à l’upgrade au bout de deux semaines :la version de base est réellement utilisable au quotidien pour suivre les heures travaillées, détecter les heures supplémentaires et générer des rapports détaillés.
Pour une TPE, un freelance ou une startup qui démarre et qui n’a pas le budget pour investir dans un SIRH, c’est une porte d’entrée sans risque.
Le fonctionnement repose sur un chronomètre intégré que le salarié déclenche en début de tâche, complété par des feuilles de temps automatisées pour ceux qui préfèrent la saisie a posteriori.
Le logiciel détecte automatiquement les heures supplémentaires au-delà du seuil paramétré et permet un suivi par projet et par client – une dimension qu’on ne retrouve pas chez les solutions orientées planning comme Skello ou Combo.
Les données s’exportent vers les logiciels de paie, et plus de 80 intégrations sont disponibles avec des outils comme Asana, Trello ou Jira. L’application fonctionne sur tous les supports : web, mobile, desktop.
Alors, où est la contrepartie ? Elle est double.
D’abord, Clockify n’est pas un logiciel RH. Il n’y a pas de gestion des conventions collectives, pas de calcul automatique des majorations françaises, pas d’alertes de conformité sur les durées maximales ou le contingent annuel.
Le suivi des HS reste factuel – les heures sont comptées, mais l’interprétation réglementaire reste à la charge du gestionnaire.
Ensuite, les fonctionnalités avancées (approbation des feuilles de temps, verrouillage des entrées, rapports personnalisés) nécessitent de passer sur un plan payant à partir de 4,99 $ par mois et par utilisateur.
La note Capterra de 4.7/5 reflète avant tout la satisfaction des petites structures et des indépendants qui y trouvent exactement ce dont ils ont besoin.
Pour une PME de 50 salariés avec des horaires complexes et des obligations conventionnelles spécifiques, mieux vaut se tourner vers une solution plus complète.
Mais comme premier pas vers la digitalisation du suivi des temps, ou comme outil complémentaire dédié au suivi projet, Clockify reste imbattable sur le rapport fonctionnalités-prix.
Jibble, le pointage sécurisé avec version gratuite

Jibble partage avec Clockify la philosophie du gratuit, mais pousse le curseur plus loin sur un point précis : la sécurité du pointage.
Là où la plupart des outils freemium se contentent d’un simple bouton “pointer” sur l’écran du téléphone, Jibble intègre dès sa version gratuite la vérification par photo et la géolocalisation.
Autrement dit, chaque pointage est associé à un visage et à une position GPS ; une combinaison qui rend la fraude nettement plus difficile. Pour les entreprises avec des équipes terrain dispersées qui veulent fiabiliser les déclarations de temps sans investir dans des badgeuses physiques, c’est un argument qui pèse.
Le suivi des heures supplémentaires est automatisé : le système détecte les dépassements, déclenche des alertes et génère des feuilles de temps prêtes à être transmises au service paie.
Le géorepérage permet de définir des zones autorisées pour le pointage : un salarié qui tente de pointer depuis un lieu non référencé sera signalé. La reconnaissance faciale, disponible sur les plans payants, ajoute une couche de vérification supplémentaire pour les environnements où le contrôle d’identité est critique.
Les intégrations avec BambooHR et Zoho CRM sont natives, et pour le reste, des connecteurs via Zapier et Latenode élargissent les possibilités. Une API ouverte est également disponible pour les entreprises qui souhaitent des connexions sur mesure.
La note Capterra de 4.8/5 ( la plus élevée de tout ce comparatif) traduit un niveau de satisfaction remarquable, porté par la générosité de l’offre gratuite et la simplicité d’utilisation.
Lamster (Neolam), le spécialiste HCR

On termine ce tour d’horizon avec un cas à part. Lamster ne cherche pas à séduire tous les secteurs : il vise exclusivement l’hôtellerie-restauration, et il le fait avec une précision que les généralistes ne peuvent pas égaler.
Ce n’est pas un hasard : l’équipe fondatrice est elle-même issue du terrain HCR, et la solution a été construite autour des spécificités d’un secteur où la gestion des heures supplémentaires est un casse-tête permanent. Modulation du temps de travail, coupures, extras, CDDU, heures de nuit selon la CCN HCR…
Autant de particularités que la plupart des SIRH généralistes gèrent mal, ou au prix d’un paramétrage laborieux que personne n’a le temps de faire en plein coup de feu.
Lamster automatise tout ça nativement. Les compteurs d’heures travaillées et d’heures supplémentaires se mettent à jour en temps réel, les majorations sont calculées automatiquement selon la CCN HCR, et les repos compensateurs sont générés sans intervention manuelle.
La gestion de l’annualisation et de la modulation du temps de travail ( deux dispositifs massivement utilisés dans le secteur) est intégrée dès le départ, pas greffée après coup. Les jours fériés s’affichent avec des pictogrammes visuels dans le planning, et l’export des heures supplémentaires vers la paie se fait en un clic.
Le partenariat officiel avec l’UMIH, la principale organisation patronale du secteur, confirme l’ancrage terrain de la solution.
L’éditeur fait partie de l’écosystème Neolam, qui regroupe plusieurs outils complémentaires dédiés à l’HCR : Flexcrew pour la gestion des extras, Flexbed pour l’hébergement, Pilboard pour le pilotage et Inara pour la gestion des réservations.
Cette intégration verticale permet de connecter la gestion des temps avec les autres dimensions opérationnelles de l’établissement ; un avantage concret pour les hôteliers-restaurateurs multi-établissements ou les franchisés.
Les données sont hébergées en France, ce qui répond aux exigences RGPD les plus strictes.
Côté satisfaction, les utilisateurs sur Capterra attribuent une note de 4.5/5, saluant l’accompagnement humain personnalisé et la rapidité de prise en main.
L’éditeur avance un chiffre parlant : 78 % des professionnels utilisant Lamster économisent 3 heures par semaine sur la gestion administrative.
Le tarif est simple et lisible : 6 € HT par mois et par salarié, avec un engagement d’un an et une démo gratuite. Pour un restaurant, un hôtel ou un traiteur, c’est le type d’outil sectoriel qui change la donne à condition, bien sûr, d’être dans l’HCR. Pour tous les autres, les onze solutions précédentes offrent des alternatives adaptées.
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Tableau récapitulatif des 12 meilleurs logiciels de gestion des heures supplémentaires
| Logiciel | Idéal pour | Tarif | Point fort distinctif |
| Skello | PME terrain multi-sites (6 à 200+ salariés) | Dès 79 €/mois (essai 14 jours) | IA Smart Planner pour réduire les HS en amont |
| Combo (ex-Snapshift) | TPE/PME terrain, franchisés (6 à 50+ salariés) | Dès 4 €/mois/employé (essai 7 jours) | Paie intégrée nativement (Combo Pay) |
| Factorial | PME et startups généralistes (20 à 500+ collaborateurs) | Dès 5,75 € HT/mois/utilisateur | SIRH tout-en-un, transparence tarifaire |
| Lucca (Timmi Temps) | PME et ETI (50 à 5 000 collaborateurs) | Timmi Absences : 3,05 €/mois/collab. Timmi Temps : sur devis | Approche 100 % modulaire, 300+ intégrations |
| Eurécia | PME tous secteurs (10 à 500 collaborateurs) | Dès ~6 € HT/mois/collab. | Baromètre social et approche bien-être intégrés |
| Kelio | PME, ETI et grandes entreprises (50 à 5 000+ salariés) | Sur devis | 35+ ans d’expertise, badgeuses physiques et contrôle d’accès |
| PayFit | PME tous secteurs (5 à 500 collaborateurs) | Dès 66 €/mois + 17 €/personne | N°1 de la paie en ligne, automatisation réglementaire |
| Agendrix | PME terrain budget serré (5 à 200 salariés) | Dès 3,50 $/mois/utilisateur | Meilleur rapport qualité-prix, pointage photo |
| Bizneo HR | PME et ETI en croissance (50 à 2 000 collaborateurs) | Entre 6 et 15 €/mois/utilisateur (sur devis) | Personnalisation avancée des règles de calcul |
| Clockify | TPE, freelances, startups | Gratuit (plans payants dès 4,99 $/mois/utilisateur) | Version gratuite illimitée, suivi par projet |
| Jibble | TPE et PME terrain (5 à 200+ salariés) | Gratuit (plans payants dès 2,99 $/mois/utilisateur) | Pointage sécurisé par photo et géolocalisation, gratuit |
| Lamster (Neolam) | Hôtellerie-restauration exclusivement | 6 € HT/mois/salarié (engagement 1 an) | Seul SIRH 100 % dédié au secteur HCR |
Heures supplémentaires : ce que dit la loi en 2026
Le cadre juridique des heures supplémentaires en France n’a rien de simple. Entre le Code du travail, les conventions collectives, les accords d’entreprise et la jurisprudence récente, les règles s’empilent , et se contredisent parfois.
Voici ce qu’un responsable RH doit absolument maîtriser pour éviter les mauvaises surprises.
Le point de départ, c’est la durée légale : 35 heures par semaine (article L3121-27 du Code du travail). Toute heure effectuée au-delà déclenche le régime des heures supplémentaires.
En matière de majoration salariale, le principe est clair : +25 % pour les 8 premières heures supplémentaires (de la 36e à la 43e heure), puis +50 % à partir de la 44e heure.
Mais attention : un accord collectif peut fixer des taux différents, à condition de respecter un plancher minimum de 10 %. Dans les faits, beaucoup de conventions collectives prévoient leurs propres barèmes, ce qui rend le calcul impossible à standardiser d’une entreprise à l’autre.
Le contingent annuel constitue un autre seuil critique. À défaut d’accord collectif, il est fixé à 220 heures par salarié et par an. Au-delà, l’employeur doit accorder une contrepartie obligatoire en repos (COR) : 50 % du temps effectué pour les entreprises de 20 salariés ou moins, 100 % pour celles de plus de 20 salariés.
Un salarié qui dépasse le contingent de 10 heures dans une entreprise de 80 personnes se voit donc ouvrir un droit à 10 heures de repos compensateur.
Quand on sait que1 salarié sur 10 effectuant des heures supplémentaires dépasse les 228 heures annuelles, soit au-delà du contingent légal, on mesure l’importance d’un suivi rigoureux.
Côté durées maximales, les limites sont strictes : 48 heures sur une semaine isolée (60 heures sur dérogation exceptionnelle), et 44 heures en moyenne sur 12 semaines consécutives. Des plafonds que les secteurs les plus consommateurs d’HS (construction, transport, HCR ) frôlent régulièrement.
Il existe aussi une alternative au paiement : le repos compensateur de remplacement.
Un accord collectif ou de branche peut prévoir le remplacement du paiement majoré par un repos équivalent. Concrètement, une heure supplémentaire majorée à 50 % donne droit à 1h30 de repos. Un levier intéressant pour les entreprises qui veulent contenir leur masse salariale tout en respectant la loi.
Bonne nouvelle pour les salariés : depuis 2019, les heures supplémentaires bénéficient d’une exonération d’impôt sur le revenu dans la limite de 5 000 € par an, portée à 7 500 € dans certains cas.
S’y ajoute une réduction de cotisations sociales salariales plafonnée à 11,31 %. Côté employeur, la LFSS 2026 a étendu la déduction forfaitaire patronale : 1,50 € par heure supplémentaire pour les entreprises de moins de 250 salariés, 0,50 € pour celles de 250 salariés et plus.
Dernier point, et pas des moindres !
Le 10 septembre 2025, la Cour de cassation a rendu une décision qui a secoué bon nombre de services paie : les congés payés doivent désormais être considérés comme du temps de travail effectif pour le décompte des heures supplémentaires. Jusqu’ici, la plupart des entreprises excluaient les jours de congés du calcul.
Ce revirement jurisprudentiel change la donne, en particulier pour les salariés dont les semaines encadrant les congés comportent des heures supplémentaires. Tous les logiciels de ce comparatif n’ont pas encore intégré cette évolution dans leur moteur de calcul : un point à vérifier impérativement avant de faire son choix.
Pourquoi utiliser un logiciel de gestion des heures supplémentaires ?
On pourrait se dire qu’un bon tableau Excel et un peu de rigueur suffisent. Dans les faits, c’est rarement le cas, et les conséquences d’un suivi approximatif sont souvent plus lourdes que le coût d’un logiciel.
Le risque paie, d’abord. Calculer manuellement des majorations à 25 % puis 50 %, en tenant compte des spécificités de chaque convention collective, des accords d’entreprise, de la modulation éventuelle du temps de travail et désormais de la jurisprudence de septembre 2025 sur les congés payés, c’est multiplier les occasions d’erreur.
Une majoration mal appliquée sur un mois passe parfois inaperçue. Multipliée par 50 salariés sur 12 mois, elle devient un problème financier dans un sens comme dans l’autre. Trop versé, c’est du résultat gaspillé. Pas assez, c’est un rappel de salaire qui attend son heure aux prud’hommes.
Le risque juridique, ensuite. Les chiffres de la DARES sont éloquents : près de 3 salariés sur 10 effectuant des heures supplémentaires ne reçoivent aucune compensation, ni financière, ni en repos.
Dans certains cas, il s’agit d’une méconnaissance des règles par l’employeur plutôt que d’une volonté délibérée. Mais devant un inspecteur du travail ou un conseil de prud’hommes, l’ignorance n’est pas un argument recevable.
Sans traçabilité fiable des heures effectuées et des compensations versées, l’entreprise se retrouve en position de faiblesse, d’autant que la charge de la preuve en matière d’heures supplémentaires est partagée entre employeur et salarié depuis un revirement jurisprudentiel de 2020, mais que l’employeur doit fournir les éléments de suivi du temps de travail.
Le risque de dépassement non détecté. Rappelons que 1 salarié sur 10 dépasse le contingent légal de 220 heures sans que l’entreprise en ait toujours conscience.
Or, au-delà du contingent, la contrepartie obligatoire en repos s’applique automatiquement et son non-respect peut donner lieu à des dommages et intérêts.
Un logiciel qui envoie une alerte à l’approche du seuil évite ce genre de situation, là où un fichier Excel ne prévient personne.
Au-delà de la gestion des risques, un logiciel dédié apporte des bénéfices opérationnels concrets. L’automatisation des calculs de majorations ( y compris les cas complexes comme les heures de nuit, les jours fériés ou les taux conventionnels spécifiques ) libère du temps pour les équipes RH et paie.
L’export direct des variables vers le logiciel de paie supprime la ressaisie et les allers-retours qui vont avec. Les tableaux de bord permettent d’identifier les services ou les sites qui génèrent le plus d’heures supplémentaires, d’en comprendre les causes et d’ajuster l’organisation en conséquence.
Certaines solutions, comme Skello avec son Smart Planner, vont jusqu’à proposer des plannings optimisés pour réduire les HS en amont; une approche préventive qui peut générer des économies significatives sur la masse salariale.
Il y a aussi un enjeu de transparence vis-à-vis des salariés.
Quand chaque collaborateur peut consulter ses compteurs d’HS en temps réel, vérifier que ses majorations sont correctement appliquées et suivre l’évolution de ses repos compensateurs, le climat social s’en trouve amélioré.
Les contestations diminuent, la confiance augmente. Ce n’est pas un hasard si les secteurs les plus consommateurs d’heures supplémentaires sont aussi ceux qui adoptent le plus rapidement ces outils.
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Ce que vous devez retenir de ce comparatif des logiciels de gestion des heures supplémentaires
Le suivi des heures supplémentaires n’est plus un sujet qu’on peut traiter à la marge, entre deux fichiers Excel et un rappel dans l’agenda.
Avec plus de 8,8 millions de salariés concernés, un cadre réglementaire qui se complexifie à chaque évolution jurisprudentielle et des risques financiers et juridiques bien réels, disposer d’un outil fiable est devenu une nécessité opérationnelle pour la plupart des entreprises.
Les 12 solutions présentées dans ce comparatif couvrent des réalités très différentes.
Une TPE de 10 salariés qui digitalise pour la première fois son suivi des temps ne cherche pas la même chose qu’une ETI industrielle gérant des équipes en 3×8 sur plusieurs sites !
L’essentiel est de partir du besoin réel : la complexité des horaires pratiqués, le nombre de conventions collectives à gérer, le degré d’intégration souhaité avec la paie, et bien sûr le budget disponible.
Pour les structures les plus petites ou celles qui démarrent, des solutions comme Clockify, Jibble ou Agendrix offrent une porte d’entrée accessible sans sacrifier l’essentiel.
Les PME en croissance trouveront dans Factorial, Eurécia ou Lucca des plateformes capables d’évoluer avec elles. Les entreprises confrontées à des environnements complexes (horaires rotatifs, multi-sites, contraintes sectorielles fortes) gagneront à se tourner vers Kelio, Bizneo ou Lamster selon leur secteur.
Et pour celles dont le point de douleur principal reste la paie, PayFit, Skello et Combo apportent chacun une réponse différente mais complémentaire.
Un dernier conseil : quel que soit l’outil retenu, vérifiez qu’il intègre déjà la jurisprudence du 10 septembre 2025 sur les congés payés dans son moteur de calcul. C’est le type de mise à jour qui fait la différence entre un logiciel qui vous protège et un logiciel qui vous donne une fausse impression de conformité.