FAQ : 5 questions sur le congé supplémentaire de naissance 2026
C’est quoi le congé supplémentaire de naissance ?
Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau droit créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026. Il permet à chaque parent de bénéficier d’un ou deux mois de congé indemnisé, en plus des congés maternité, paternité ou d’adoption. Ce droit est individuel et ne peut pas être transféré à l’autre parent.
Comment prendre concrètement le congé supplémentaire de naissance ?
Le salarié doit informer son employeur en respectant le délai de prévenance prévu par la réglementation. Le congé ne peut commencer qu’après la fin du congé maternité, paternité ou d’adoption.
Il peut être pris en une seule fois, sur un ou deux mois, ou fractionné en deux périodes d’un mois. Les deux parents peuvent le prendre simultanément ou en alternance.
Comment avoir droit aux deux mois supplémentaires de congés maternité ?
Il ne s’agit pas d’une prolongation du congé maternité. Chaque parent peut choisir de prendre un ou deux mois de congé supplémentaire de naissance, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits aux indemnités et d’avoir utilisé son congé maternité, paternité ou d’adoption.
Quand le congé supplémentaire de naissance entre-t-il en vigueur ?
Le dispositif est entré en vigueur le 1er juillet 2026. Il concerne les parents d’enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026, ainsi que certains enfants nés prématurément dont la naissance était prévue après cette date.
Quand peut-on prendre le congé supplémentaire de naissance ?
Le congé doit être pris dans les neuf mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant au foyer. Pour les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, une période transitoire permet de le prendre jusqu’au 31 mars 2027. Il débute obligatoirement après les congés de maternité, de paternité ou d’adoption.
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Congé supplémentaire de naissance : comment bien gérer le ré-onboarding dès maintenant ?
Le nouveau congé supplémentaire de naissance, en vigueur depuis le 1er juillet 2026, ne modifie pas seulement les droits des parents. Il transforme aussi l’organisation des entreprises.
Avec jusqu’à deux mois d’absence supplémentaires par parent, les managers doivent désormais anticiper des départs plus longs, parfois fractionnés, et préparer un retour au travail plus structuré. Le ré-onboarding devient ainsi un véritable enjeu RH.
Le retour d’un collaborateur après plusieurs mois d’absence ne peut plus s’improviser. Selon Juners et Popote, qui ont co-créé une checklist pour aider parents et entreprises, il est essentiel de préparer cette étape plusieurs semaines avant la reprise.
Un entretien de retour permet notamment de faire le point sur les évolutions de l’entreprise, les nouveaux projets, les éventuels changements d’organisation et les besoins du salarié. Cette démarche facilite une reprise progressive tout en limitant le sentiment de déconnexion.
L’anticipation reste également la meilleure façon de réduire les impacts opérationnels. Les managers sont invités à organiser les passations de dossiers, clarifier les responsabilités pendant l’absence et maintenir un lien adapté avec le collaborateur.
L’objectif n’est pas de solliciter le salarié durant son congé, mais de préserver son intégration dans l’équipe afin de favoriser son retour.
Le nouveau dispositif représente aussi une opportunité pour repenser les politiques de parentalité. Les entreprises doivent désormais intégrer ces absences dans leur gestion prévisionnelle des effectifs et former les managers à répondre aux questions des futurs parents. Et les managers sont en première ligne.
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Un manager n’est ni juriste, ni expert RH. Pourtant, c’est lui qui devra répondre aux questions, préparer les départs, répartir les missions, maintenir le lien avec l’équipe et organiser les retours.
Le risque n’est pas la mauvaise volonté. Le risque, c’est l’improvisation.
Lucille Wattraint, fondatrice de Juners
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Je téléchargeAvec plus de 52 000 naissances enregistrées par l’Insee pour le seul mois de mars 2026, cette réforme concernera rapidement un grand nombre d’organisations.
Les entreprises qui structureront dès maintenant leur ré-onboarding renforceront non seulement la qualité de vie au travail, mais aussi leur attractivité, leur fidélisation des talents et l’égalité professionnelle.
Les 5 choses qui changent au 1er juillet 2026 avec le nouveau congé de naissance
| Ce qui change | Ce qu’il faut retenir |
| Jusqu’à 2 mois par parent | Chaque parent peut bénéficier de deux mois de congé supplémentaire, en plus des congés existants. |
| Jusqu’à 4 mois pour un couple | Les deux parents peuvent cumuler leurs droits, soit jusqu’à quatre mois supplémentaires au total. |
| Plus de souplesse | Le congé peut être pris dans les neuf premiers mois de l’enfant, simultanément, en alternance ou, pour deux mois, de façon fractionnée. |
| Nouvelle indemnisation | Le congé est indemnisé à 70 % du salaire de référence le premier mois puis à 60 % le second, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale. |
| Une réforme qui concerne déjà 2026 | Le dispositif s’applique aussi à certains enfants nés depuis le début de l’année 2026, ainsi qu’aux naissances de fin 2025 avec une date prévue d’accouchement en 2026. |
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