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Canicule au travail : quelles obligations pour l’employeur en 2026 ? 

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Ça y est, la France connaît ses premiers épisodes de canicule. Du côté des salariés, les interrogations se multiplient quant à leurs conditions de travail. Lorsque le thermomètre grimpe, à quoi l'employeur est-il réellement tenu ?

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Canicule en France : des obligations renforcées au travail depuis 2025

La gestion des fortes chaleurs s’impose comme un sujet majeur pour les entreprises françaises. Dès le mois de mai 2026, Météo-France a placé plusieurs départements en vigilance orange.

Les employeurs sont aujourd’hui tenus de respecter des règles plus exigeantes. Entré en vigueur le 1er juillet 2025, le décret n°2025-482 vient renforcer la protection des salariés confrontés aux épisodes de chaleur intense.

Le Code du travail prévoit déjà que l’employeur doit « prendre toutes les mesures nécessaires » pour préserver la santé physique et mentale de ses salariés. Ce principe est inscrit à l’article L4121-1 du Code du travail.

Dans les faits, l’entreprise est désormais obligée d’inscrire le risque lié à la chaleur dans son DUERP. Elle doit également faire évoluer son organisation en fonction des différents niveaux d’alerte météo.

Les exigences diffèrent selon les contextes. En vigilance orange, les entreprises ont l’obligation de mettre à disposition de l’eau fraîche, de surveiller la température des locaux et d’accroître la fréquence des pauses. Le recours au télétravail doit aussi être étudié dès que c’est réalisable.

Pour les salariés travaillant en extérieur, les exigences sont encore plus élevées. L’employeur doit aménager des espaces ombragés, réduire les efforts physiques et s’assurer que les équipements de protection demeurent tolérables malgré la chaleur.

D’après l’INRS, le danger devient réellement préoccupant au-delà de 33°C. Les fortes chaleurs favorisent les accidents du travail, les malaises et les situations de déshydratation.

Le télétravail demeure néanmoins une question délicate. Les salariés ne sont pas en mesure de l’imposer à leur employeur, y compris en période de canicule. L’entreprise doit avant tout se conformer aux accords collectifs en vigueur et vérifier l’existence d’éventuelles mesures exceptionnelles.

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Les RH doivent adapter rapidement l’organisation du travail

Les équipes RH occupent une place déterminante lors des vagues de chaleur. Elles ont la charge d’anticiper les risques sans attendre les alertes rouges émises par Météo-France.

L’organisation du travail peut être entièrement repensée. Certaines entreprises avancent les horaires en début de matinée. D’autres allègent les cadences ou allongent les temps de pause.

Les employeurs doivent par ailleurs informer leurs collaborateurs. Les salariés ont besoin d’identifier les symptômes d’un coup de chaleur, les risques de déshydratation ainsi que les bons gestes à adopter.

Les managers portent eux aussi une responsabilité de premier plan. Il leur revient de surveiller les situations sensibles et de proscrire le travail isolé lors des fortes chaleurs.

En vigilance rouge, certaines tâches peuvent même être interrompues. Lorsque les dispositifs de prévention ne suffisent plus, l’employeur est tenu de suspendre temporairement l’activité afin de protéger ses salariés.

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Les salariés bénéficient eux aussi de voies de recours. Ils peuvent alerter l’Inspection du travail ou faire valoir leur droit de retrait face à un danger grave et imminent. Dans cette hypothèse, aucune retenue financière ne peut leur être imposée dès lors que le risque est avéré.

Les sanctions encourues par les entreprises peuvent être conséquentes. En cas de défaillance, l’employeur s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 euros par salarié concerné. En cas de récidive, elle peut grimper à 30 000 euros, assortie d’un an d’emprisonnement.


Avec des vagues de chaleur de plus en plus récurrentes, la prévention s’affirme comme un véritable enjeu stratégique pour les RH. La canicule au travail ne se résume plus à une simple question de confort : elle touche directement à la santé et à la sécurité des collaborateurs.

En Bref : 6 obligations de l’employeur en période de canicule au travail

ObligationCe que doit faire l’employeur
Évaluer les risquesIntégrer le risque chaleur dans le DUERP et adapter les mesures de prévention
Adapter les horairesDécaler les horaires et éviter les heures les plus chaudes
Fournir de l’eau fraîcheMettre de l’eau potable fraîche à disposition en quantité suffisante
Aménager les locauxInstaller ventilation, stores, climatisation ou zones d’ombre
Adapter l’organisationAugmenter les pauses et réduire les efforts physiques
Informer les salariésSensibiliser aux risques de déshydratation et aux gestes de prévention

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Adeline Lajoinie