Les salariés aidants deviennent un enjeu stratégique pour les RH
En France, entre 9 et 11 millions de personnes accompagnent un proche âgé, malade ou en situation de handicap. Une partie importante continue de travailler.
Selon une récente étude de How Much, près d’un salarié sur quatre pourrait être aidant aujourd’hui. Mais beaucoup n’osent toujours pas en parler à leur employeur.
Le sujet progresse pourtant rapidement dans les politiques RH. Une étude de l’OCIRP révèle que 8 DRH sur 10 considèrent désormais le soutien aux aidants comme un levier de fidélisation. Les entreprises y voient aussi un outil de marque employeur et de prévention des risques psychosociaux.
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Je télécharge le guideLes obligations légales restent cependant limitées. L’employeur doit autoriser plusieurs congés spécifiques. Le principal reste le congé de proche aidant.
Depuis 2025, ses conditions d’accès ont été assouplies. Le salarié peut désormais demander l’Allocation journalière du proche aidant jusqu’à quatre fois dans sa vie professionnelle pour différentes personnes aidées.
L’AJPA atteint actuellement 65,8 euros par jour. Mais cette somme reste jugée insuffisante par de nombreux salariés. Résultat : beaucoup renoncent encore à utiliser ce congé malgré leurs difficultés personnelles.
Les entreprises cherchent donc des solutions complémentaires.
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Télétravail, horaires aménagés : les nouveaux dispositifs montent en puissance
Les besoins des salariés aidants concernent surtout le temps et la flexibilité. Les entreprises adaptent donc progressivement leur organisation du travail.
Le premier levier reste l’aménagement des horaires. Certains salariés commencent plus tard ou quittent plus tôt leur poste plusieurs jours par semaine. Cette souplesse permet d’accompagner un parent à un rendez-vous médical ou d’assurer une présence régulière au domicile.
Le télétravail progresse aussi fortement. En 2026, de nombreuses entreprises acceptent désormais plusieurs jours à distance pour les aidants. Cette pratique évite des temps de transport parfois difficiles à gérer.
Le don de jours de repos continue également de se développer. Ce dispositif permet à des collègues de transférer anonymement des jours de congés à un salarié aidant. L’employeur ne peut pas s’y opposer.
Certaines entreprises vont plus loin avec des temps partiels choisis ou des organisations hybrides sur mesure. Pour les RH, chaque situation demande souvent une adaptation spécifique.
Les managers deviennent aussi des acteurs centraux. Beaucoup d’entreprises les forment désormais à détecter les signaux faibles. Fatigue, retards répétés ou isolement peuvent révéler une situation d’aidance difficile.
Une politique aidants devient un avantage concurrentiel
Les entreprises commencent à comprendre qu’une politique pour soutenir les salariés aidants efficace améliore directement la fidélisation. Les salariés concernés restent plus longtemps dans les organisations qui leur offrent de la souplesse.
Le sujet touche aussi les dirigeants eux-mêmes. Certains chefs d’entreprise commencent à témoigner publiquement de leur propre situation d’aidant. Cette prise de parole aide à faire tomber le tabou dans les équipes.
Les partenaires de protection sociale développent aussi de nouveaux services. Plusieurs contrats de prévoyance incluent désormais des aides concrètes. Garde temporaire, soutien psychologique ou assistance administrative apparaissent progressivement dans les offres collectives.
Pour les RH, l’enjeu dépasse désormais la simple conformité légale. Les salariés aidants représentent une réalité durable du monde du travail. Les entreprises les plus avancées cherchent donc à construire une organisation plus flexible et plus humaine.
En 2026, les politiques envers les salariés aidants deviennent ainsi un véritable marqueur social pour les employeurs.
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