Logiciel de gestion des heures de travail : les 10 meilleures solutions en 2026

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Entre conformité réglementaire, fiabilisation de la paie et adaptation aux nouveaux modes de travail, la gestion des heures de travail est devenue un enjeu stratégique pour les équipes RH. Tour d'horizon des 10 meilleures solutions de gestion des heures de travail du marché français pour trouver celle qui correspond à votre organisation.
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Sommaire de l'article

Suivre les heures de travail n’a jamais été aussi complexe, ni aussi risqué ! 

Entre le développement du télétravail, la multiplication des modalités contractuelles et un cadre réglementaire qui s’est considérablement durci depuis l’arrêt de la CJUE de 2019, les équipes RH se retrouvent exposées sur plusieurs fronts à la fois.

 Pourtant, 97 % des DRH reconnaissent que la digitalisation RH est un phénomène nécessaire et durable, et les entreprises qui ont franchi le pas témoignent d’un gain moyen de 30 heures par mois sur les tâches administratives liées au suivi des temps. 

Le marché des logiciels GTA (Gestion des Temps et Activités) n’a jamais été aussi riche ; mais choisir la bonne solution, celle qui correspond réellement à votre organisation, reste un exercice délicat. C’est l’objet de ce comparatif.

Pourquoi digitaliser la gestion des heures de travail ?

Il y a encore quelques années, un tableau Excel et une badgeuse analogique suffisaient à tenir les compteurs. Ce temps est révolu, et pas seulement pour des raisons de confort.

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Une charge administrative qui plombe les équipes RH

Le suivi manuel des heures, c’est du temps RH consacré à ressaisir, vérifier, corriger. 

Des heures supplémentaires mal comptabilisées, des RTT qui s’accumulent sans visibilité, des demandes de congés traitées par email. 

Les entreprises passées à un logiciel dédié économisent jusqu’à 30 heures par mois en tâches administratives  ce qui représente, à l’échelle d’une équipe RH de taille moyenne, un gain concret et immédiatement mesurable.

Des erreurs de paie aux conséquences sous-estimées

Le calcul manuel des heures supplémentaires, des majorations et des absences est une source d’erreurs chronique. 

Et ces erreurs coûtent : en temps de correction, en confiance perdue, et parfois devant les prud’hommes. Les litiges liés au non-paiement des heures supplémentaires représentent environ 15 % des affaires portées devant les conseils de prud’hommes, avec un montant moyen d’indemnités d’environ 15 000 € par dossier. 

À cela s’ajoute un principe juridique inconfortable : en l’absence de système de suivi fiable, c’est l’employeur qui supporte la charge de la preuve, et un simple tableau d’heures produit par le salarié, même imprécis, peut suffire à faire pencher la balance.

Un cadre réglementaire qui laisse peu de marge

Depuis l’arrêt de la CJUE du 14 mai 2019, les employeurs ont l’obligation de mettre en place un système « objectif, fiable et accessible » de mesure du temps de travail journalier. 

La Cour de cassation a enfoncé le clou dans une décision du 5 juillet 2023 : l’absence d’un tel dispositif peut constituer un manquement à l’obligation de sécurité. 

Et du côté de l’inspection du travail, les sanctions sont loin d’être symboliques – 17 millions d’euros d’amendes ont été recouvrés en 2023, contre 13,9 millions l’année précédente, avec un plafond légal de 4 000 € par salarié concerné, doublé en cas de récidive.

Des organisations qui ont profondément changé

Le télétravail n’est plus une exception : plus d’un salarié du secteur privé sur cinq travaille à distance au moins une fois par mois, avec une organisation hybride qui privilégie en moyenne deux jours par semaine. 

Les cadres en télétravail deux jours ou plus déclarent travailler en moyenne 43 heures par semaine, et deux fois plus souvent plus de 50 heures que leurs homologues non-télétravailleurs. 

Pendant ce temps, 87 % des salariés réclament des options de travail flexibles, entre forfaits-jours, semaine de quatre jours et horaires variables. Autant de modalités que les outils traditionnels ne savent tout simplement pas gérer.

Un logiciel de gestion des heures de travail ne règle pas tout, mais il sécurise l’essentiel : la conformité, la fiabilité des données de paie, et la visibilité en temps réel sur les temps réels de présence et d’activité.

​​Tableau comparatif des 10 meilleurs logiciels de gestion des heures de travail :

SolutionCibleDéploiementPoints fortsÀ éviter si…
Horoquartz – eTemptationGrandes entreprises, secteur public, industrieSaaS ou On-PremisesProfondeur réglementaire inégalée, +150 connecteurs paie, contrôle d’accès intégréBudget limité ou besoin d’un outil simple à déployer rapidement
Kelio (Bodet Software)PME 50+ salariés à grands comptes, public et privéSaaSBadgeuses fabriquées en France, autonomie de paramétrage, couplage GTA + contrôle d’accèsEcosystème international sans entité française
Tempro France – ZEUS®PME à ETI, industrie, structures -30 salariésSaaS ou On-PremisesSécurité certifiée gouvernement, acquisition données production, offre spécifique petites structuresBesoin d’une solution très collaborative et orientée UX
Lucca – TimmiPME et ETI, secteur tertiaire et servicesSaaS 100%UX de référence, gestion télétravail/flex office, export CIR, modules indépendantsÉquipes terrain, secteurs HCR ou filiales internationales
SkelloRestauration, hôtellerie, retail, santéSaaS 100%Planification sectorielle HCR/commerce, calcul automatique des majorations, interface terrainSecteur tertiaire avec horaires fixes et peu de contraintes conventionnelles
Chronotime WorkplaceGrandes entreprises multi-sites, industrie, santé, administrationsSaaS ou On-PremisesWorkforce management complet, multi-conventions collectives, accompagnement projet expertTPE/PME ou organisations sans complexité multi-sites
JibblePME, start-ups, équipes mobiles et terrainSaaS 100%Freemium illimité, anti-fraude avancé (GPS + reconnaissance faciale), déploiement immédiatBesoin d’un lien fort avec la paie française ou gestion de conventions complexes
ComboRestauration, hôtellerie, commerceSaaS 100%Comparaison heures réelles vs planning, pilotage masse salariale/CA, intégration logiciels de caisseSecteurs sans planning variable ou hors HCR/commerce
AgendrixPetites structures, équipes rémunérées à l’heureSaaS 100%Prix le plus accessible du marché, prise en main immédiate, support francophoneGrandes organisations avec conventions collectives multiples
So’HorsysIndustrie, transports, médias, collectivitésSaaS ou On-PremisesGestion multi-statuts, conventions collectives sectorielles natives (aéronautique, audiovisuel, automobile)Secteur tertiaire classique sans contraintes conventionnelles spécifiques

Les 10 meilleurs logiciels de gestion des heures de travail

Horoquartz – eTemptation

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Horoquartz, c’est une référence qui s’est construite sur le long terme. 

Plus de 50 ans d’expertise exclusive en GTA, 5 000 entreprises clientes, 4 millions de salariés gérés quotidiennement :  les chiffres parlent d’eux-mêmes. 

L’éditeur français s’est imposé comme l’un des acteurs incontournables du marché, notamment dans les environnements où la complexité réglementaire ne laisse aucune place à l’approximation : industrie lourde, secteur hospitalier, collectivités territoriales.

Sa solution eTemptation couvre l’ensemble du spectre GTA :

  • pointage via badgeuse RFID, smartphone ou portail intranet, 
  • gestion de tous les types d’horaires (fixes, variables, postés en 2×8, 3×8 ou 5×8, annualisés, forfait-jours), 
  • calcul automatisé des éléments variables de paie avec intégration vers plus de 150 logiciels. 

Le module de contrôle d’accès est intégré nativement : un badge unique pour gérer à la fois les présences et la sécurisation des sites, ce qui simplifie considérablement l’infrastructure pour les organisations multi-sites. 

Le portail self-service permet aux collaborateurs de consulter leurs compteurs, soldes et plannings en toute autonomie, sans solliciter les RH pour chaque demande.

Ce qui distingue vraiment Horoquartz, c’est sa profondeur réglementaire.

La solution intègre les évolutions jurisprudentielles au fil de l’eau, y compris l’arrêt du 10 septembre 2025 sur les congés pendant arrêt maladie,  et déclenche des alertes automatiques en cas de dépassement du Code du travail ou de la convention collective applicable. 

Pour une DRH qui gère des horaires atypiques sur plusieurs sites avec des statuts salariaux hétérogènes, c’est précisément ce niveau de finesse qui fait la différence. En revanche, ce n’est pas la solution qu’on recommandera à une PME de 30 personnes cherchant un outil simple à déployer rapidement.


Kelio (Bodet Software)

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Fondé en 1987, Kelio ( anciennement Bodet Software)  a une particularité rare sur le marché français : c’est le seul éditeur à fabriquer ses propres badgeuses

Un détail qui n’en est pas un, quand on sait à quel point l’intégration entre le matériel et le logiciel conditionne la fiabilité des données remontées. 

Avec plus de 20 000 clients dans le monde et 5 millions d’utilisateurs quotidiens, la solution a largement fait ses preuves – des PME de 50 salariés aux grands comptes, dans le public comme dans le privé.

Amazon, le Louvre, Aldi, le Puy du Fou : le portefeuille client donne une idée de la diversité des contextes couverts.

Côté fonctionnalités, Kelio gère tous les types de contrats et d’horaires ( fixes, variables, annualisés, cycliques, temps partiel, CDI/CDD/intérimaires )  avec des compteurs personnalisables pour les heures supplémentaires, les RTT, les astreintes ou les heures de nuit. 

La planification automatique intègre le chiffre d’affaires prévisionnel, les compétences requises et les contraintes légales, avec une comparaison en temps réel entre plannings prévisionnels et réalisés. 

Le portail collaboratif et l’application mobile permettent aux salariés de gérer leurs demandes d’absence et de consulter leurs compteurs sans passer par les RH.

Les exports vers plus de 160 logiciels de paie sont automatisés, avec une intégration native vers 123Paie pour les clients qui souhaitent tout centraliser dans l’écosystème Kelio.

Ce qui ressort systématiquement des retours clients, c’est l’autonomie laissée aux équipes : le paramétrage et la personnalisation sont réalisables sans intervention du support, ce qui est assez rare dans ce secteur pour mériter d’être signalé. 

Le couplage natif GTA + contrôle d’accès offre une vision à 360° de la présence physique ;  un vrai avantage pour les sites industriels ou les organisations avec des contraintes de sécurité. 

Le taux de satisfaction client annoncé à 99% en 2025 est cohérent avec les avis vérifiés sur Capterra et GetApp. 

Limite à noter : la solution est très ancrée sur le marché français, ce qui peut poser question pour les entreprises avec des filiales internationales sans entité française.

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Tempro France – ZEUS®

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Derrière ZEUS®, il y a ISGUS , un éditeur allemand présent dans plus de 20 pays, dont la solution est distribuée en France exclusivement par Tempro France. 

Ce positionnement de distributeur spécialisé n’est pas un handicap : Tempro a construit une présence terrain solide, avec des techniciens répartis sur l’ensemble du territoire français et un taux de satisfaction SAV affiché à 97 %. 

Pour une PME ou une ETI qui redoute de se retrouver seule face à un éditeur lointain en cas de problème, c’est un argument concret, et vérifié par les retours clients sur Appvizer et Logiciels.pro.

ZEUS® couvre l’ensemble des besoins GTA classiques : 

  • pointage universel via badgeuses ISGUS, PC ou smartphone iOS/Android, 
  • gestion des plannings, des absences et des congés, 
  • compteurs paramétrables, 
  • transfert automatisé vers les logiciels de paie.

La compatibilité annoncée dépasse 95 % des logiciels de paie du marché ( via fichier ou API-  ce qui élimine la plupart des problèmes d’intégration. 

Pour les entreprises industrielles, la solution propose en plus un module d’acquisition des données de production, permettant de faire le lien entre GTA et suivi machine ou ERP. C’est une fonctionnalité qu’on ne retrouve pas chez tous les acteurs du segment, et qui peut faire basculer le choix pour un site de production.

Deux éléments différencient vraiment ZEUS® sur le marché français. 

D’abord, la sécurité : la solution SaaS a passé les tests d’intrusion du gouvernement français, un niveau de certification rare qui rassure les organisations avec des contraintes IT strictes. 

Ensuite, l’accessibilité pour les petites structures : Tempro propose une offre spécifique pour les entreprises de moins de 30 salariés, là où la plupart des acteurs historiques se concentrent sur les ETI et grands comptes. 

Le déploiement en On-Premises reste disponible pour ceux qui ne souhaitent pas confier leurs données à un hébergement cloud,  une option qui se raréfie sur le marché.


Lucca (Timmi)

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Lucca s’est imposé en vingt ans comme l’un des éditeurs RH français les plus appréciés des PME et ETI du secteur tertiaire.

La levée de 65 millions d’euros en 2022 a confirmé ce positionnement et les chiffres d’usage donnent une idée de l’adoption réelle : plus de 8 700 clients, un million d’utilisateurs, et une note Trustpilot de 4,8/5 sur plus de 2 600 avis. Ce n’est pas un score qu’on maintient par accident.

La suite Timmi se décline en modules indépendants ou combinables selon les besoins. 

  • Timmi Absences gère l’ensemble des congés et arrêts avec leurs règles de calcul spécifiques : CP, RTT, ancienneté, CET, fractionnement.
  •  Timmi Temps assure le suivi des heures par présence ou par activité, avec des feuilles de temps préremplies et un contrôle automatique de conformité avec la convention collective applicable. 
  • Timmi Office s’occupe du télétravail et du flex office ( qui est sur site, quel taux de présentiel, optimisation des espaces de travail),  une fonctionnalité rare sur ce segment qui répond directement aux problématiques des organisations hybrides.
  • Timmi Projets, enfin, permet le suivi des temps par projet avec export CIR pour les entreprises éligibles au Crédit Impôt Recherche, une spécificité qui peut représenter un gain fiscal non négligeable pour les structures en R&D.

L’argument qui revient le plus souvent dans les retours clients, c’est la prise en main. 

L’interface est pensée pour que les collaborateurs l’utilisent sans formation,  ce qui, dans les faits, change radicalement le taux d’adoption et réduit la charge de support interne. 

La synchronisation native avec Google Agenda et Outlook, les exports automatiques vers les logiciels de paie via Pagga, et l’architecture 100% SaaS hébergée en Europe complètent un tableau globalement séduisant. 

Un bémol à avoir en tête : Lucca est très centré sur le marché français, et les entreprises avec des filiales étrangères importantes pourront se heurter à des limites sur la gestion internationale.


Skello

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Skello est né en 2016 d’un constat simple : les logiciels de planification existants n’avaient pas été conçus par des gens qui avaient réellement travaillé en salle, derrière un comptoir ou en équipe tournante. 

La startup française a co-construit sa solution avec les secteurs terrain : restauration, hôtellerie, retail, santé – et ça se voit dans chaque détail de l’interface. 

Aujourd’hui, plus de 25 000 équipes l’utilisent au quotidien, dont Big Mamma, Carrefour Proximité, Krys Group ou Clarence Hôtel.

Le cœur de Skello, c’est la planification intelligente : création de plannings en quelques clics avec intégration automatique des contraintes légales propres à chaque convention collective : HCR, commerce, santé. 

La badgeuse digitale intégrée permet le pointage en temps réel sur smartphone, tablette ou terminal fixe, avec suivi des heures supplémentaires, des coupures, des pauses et des absences imprévues.

Les alertes légales se déclenchent automatiquement en cas de non-respect des temps de repos ou des durées maximales. 

L’application mobile donne aux collaborateurs une visibilité sur leur planning, la possibilité d’échanger des créneaux entre collègues et de soumettre des demandes de congés directement intégrées dans le planning du manager.

La préparation des variables de paie est automatisée selon la convention applicable (majorations dimanches, jours fériés, coupures ) avec export vers PayFit, Silae ou ADP.

Une étude Skello x BVA révèle que 33 % des salariés constatent une amélioration de l’organisation après adoption, et 20 % une meilleure gestion des plannings. 

Ce qui distingue vraiment Skello des autres acteurs, c’est cette profondeur sectorielle : la solution ne fait pas semblant de gérer la convention HCR, elle a été construite autour d’elle. 

Pour un responsable RH dans la restauration ou le retail qui jongle avec des plannings changeants, des équipes à géométrie variable et des majorations complexes à calculer, c’est probablement la solution la plus opérationnelle du marché.

En revanche, pour une entreprise du tertiaire avec des horaires fixes et peu de contraintes conventionnelles, l’essentiel de la valeur ajoutée de Skello ne servira pas vraiment.


Chronotime Workplace (Nexpublica)

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Chronotime Workplace occupe un segment bien précis : celui des grandes organisations qui ont besoin d’un workforce management sans compromis.

Nexpublica, éditeur français spécialisé sur ce créneau, a construit sa solution pour les environnements où la complexité n’est pas l’exception mais la règle :  industrie, santé, grande distribution, administrations publiques, structures multi-sites avec des centaines ou des milliers de collaborateurs aux statuts hétérogènes. 

Plus d’un million de collaborateurs sont aujourd’hui gérés via la plateforme.

Chronotime Workplace va au-delà du simple suivi des temps. C’est une plateforme de workforce management à part entière : 

  • suivi des présences et absences,
  •  planification automatisée selon les compétences et les contraintes légales, 
  • gestion fine des modulations, annualisations et forfaits cadres, 
  • tableaux de bord analytiques en temps réel pour piloter les ressources à l’échelle de l’organisation.

Les droits d’accès sont granulaires : chaque acteur, DRH, manager ou collaborateur, dispose d’une interface adaptée à son niveau de responsabilité. 

L’intégration avec les logiciels de paie et les SIRH existants est native, et le déploiement peut se faire en SaaS ou On-Premises selon les contraintes IT de l’organisation.

Ce qui positionne Chronotime à part, c’est la capacité à gérer simultanément plusieurs conventions collectives, plusieurs accords d’entreprise et plusieurs réglementations sectorielles au sein d’une même instance. 

C’est précisément ce que demandent les grandes organisations publiques ou industrielles, où cohabitent des cadres au forfait-jours, des opérateurs en horaires postés et des agents sous statut particulier. 

Les projets de déploiement sont accompagnés par les experts Nexpublica : un point important quand on parle de configurations aussi complexes. 

Pour une TPE ou une PME à la recherche d’un outil simple, ce n’est clairement pas la bonne adresse. Mais pour une ETI ou un grand groupe qui a épuisé les capacités de sa solution actuelle, Chronotime Workplace mérite sérieusement d’être évalué.

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Jibble

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Jibble tranche avec les acteurs précédents ,  et c’est précisément son positionnement. 

Là où Horoquartz ou Chronotime s’adressent à des organisations avec des équipes RH dédiées et des budgets conséquents, Jibble a fait le pari inverse : une solution freemium, déployable en moins d’une heure, sans configuration complexe, disponible gratuitement jusqu’à un nombre illimité d’utilisateurs. 

Le résultat est une note de 4,7 à 4,8/5 sur Capterra et Software Advice, avec des références aussi variées que Pizza Hut, JLL ou le NHS britannique.

Le pointage se fait en temps réel via application mobile, navigateur, kiosque iPad ou badge NFC. 

Pour les équipes mobiles et les chantiers, la géolocalisation GPS permet de valider les pointages sur site et de limiter les fraudes. 

Pour aller plus loin, Jibble propose en option la reconnaissance faciale,  une couche d’authentification anti-fraude que peu de solutions du segment PME intègrent nativement. 

Les feuilles de temps quotidiennes, hebdomadaires et mensuelles sont générées automatiquement avec validation managériale, et les managers reçoivent des résumés hebdomadaires par email sans avoir à les demander. 

Le mode hors-ligne permet de pointer sans connexion internet, avec synchronisation automatique au retour en ligne; un détail qui compte vraiment pour les équipes sur le terrain. 

Les intégrations natives couvrent Slack, Microsoft Teams, QuickBooks et Xero, avec une API ouverte pour les environnements IT plus spécifiques.

La vraie question avec Jibble, c’est jusqu’où on peut aller. 

Pour une PME française qui a besoin d’un suivi des temps fiable, d’une gestion basique des absences et d’exports vers son logiciel de paie, la version gratuite ou les paliers payants à partir de 2,99$/utilisateur/mois couvrent largement les besoins.

En revanche, le lien avec la paie française reste moins natif que chez Kelio ou Lucca, et la gestion des conventions collectives complexes n’est pas le terrain de jeu de Jibble. C’est une solution taillée pour les organisations qui veulent démarrer vite, sans friction et sans investissement initial  et qui acceptent de compléter avec d’autres outils si leurs besoins deviennent plus sophistiqués.


Combo

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Combo s’inscrit dans la même famille que Skello ( celle des solutions pensées pour le terrain ) mais avec un angle encore plus focalisé sur le pilotage financier en temps réel. 

L’éditeur français cible principalement la restauration, l’hôtellerie et le commerce, ces secteurs où la masse salariale représente le premier poste de coût et où l’écart entre le planning prévisionnel et les heures réellement travaillées se traduit directement en pertes ou en litiges de paie.

Le cœur de la proposition, c’est précisément cette comparaison en continu entre ce qui était prévu et ce qui s’est passé. 

La badgeuse digitale intégrée enregistre les pointages en temps réel, les heures supplémentaires et les coupures sont calculées automatiquement selon la convention collective applicable, et le tableau de bord affiche en permanence le ratio masse salariale / chiffre d’affaires; une donnée que les restaurateurs et gérants de commerce suivent de près. 

La gestion des absences, des demandes de congés et des remplacements se fait directement depuis l’application mobile, sans passer par email ni par un système parallèle. 

Les exports vers PayFit, Silae ou ADP sont structurés pour minimiser le risque d’erreur à la saisie.

Ce qui revient systématiquement dans les retours clients sur Capterra et GetApp, c’est la simplicité de prise en main pour les managers terrain : des profils qui n’ont ni le temps ni l’envie de se former longuement à un nouvel outil. Combo est opérationnel en quelques heures, sans accompagnement spécifique. 

Pour les réseaux de franchises ou les chaînes de restauration multi-établissements, le module multi-sites permet de piloter l’ensemble des points de vente depuis une interface unique. 

Les intégrations avec les logiciels de caisse ajoutent une couche de pilotage opérationnel qu’on ne retrouve pas chez les acteurs généralistes : croiser les données GTA avec les données de vente en temps réel, c’est un avantage concret pour optimiser les plannings en fonction de l’activité réelle. 

Pour une entreprise sans planning variable ou hors des secteurs HCR et commerce, en revanche, une grande partie de la valeur ajoutée de Combo ne trouvera pas à s’appliquer.


Agendrix

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Agendrix vient du Québec, mais s’est bien implanté sur le marché français  et son positionnement est assumé : c’est la solution pour les petites structures qui ont besoin d’un outil GTA fiable, sans la complexité ni le budget des solutions grandes entreprises. 

À partir de 3,50$/mois/utilisateur avec un tarif dégressif, c’est l’une des options les plus accessibles du marché. Une note de 4,7/5 sur Capterra confirme que l’accessibilité économique ne se fait pas au détriment de la qualité.

Le suivi des heures se fait en temps réel via mobile, tablette en mode kiosque ou navigateur web. 

Le géorepérage valide les pointages sur site et limite les pointages frauduleux : une fonctionnalité particulièrement utile pour les équipes dispersées sur plusieurs adresses.

La gestion des heures supplémentaires, des disponibilités et des demandes de congés en ligne est intégrée nativement, avec des alertes de dépassement légal automatiques. 

Les exports vers les logiciels de paie français (Silae, Sage, ADP France)  sont structurés et documentés, ce qui évite les mauvaises surprises à la clôture de paie.

 L’application mobile donne aux collaborateurs une visibilité en temps réel sur leur planning et leurs notifications de shift.

Ce qui fait le succès d’Agendrix auprès des petites structures, c’est une équation simple : des fonctionnalités GTA essentielles, une prise en main immédiate, un support francophone réactif, et un prix qui n’impose pas de construire un business case interne pour justifier l’investissement. 

L’essai gratuit sans carte bancaire permet d’évaluer la solution sans engagement. 

Les limites sont cohérentes avec le positionnement : Agendrix n’est pas taillé pour gérer des organisations complexes avec des conventions collectives multiples ou des milliers de collaborateurs aux statuts hétérogènes. Mais pour une PME avec des équipes rémunérées à l’heure et des plannings changeants, c’est probablement le meilleur rapport simplicité/coût du marché.


So’Horsys

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So’Horsys occupe une niche bien définie,  et la défend bien ! 

L’éditeur français s’est spécialisé sur les secteurs où la gestion des temps est rendue particulièrement complexe par la coexistence de statuts salariaux très différents et de conventions collectives sectorielles exigeantes : industrie, transports, médias, collectivités. 

Transavia, FranceTV, Peugeot, Carré Blanc :  le portefeuille client donne une idée précise du profil des organisations qui ont choisi cette solution. Plus de 600 organisations au total, dans des environnements réglementaires parmi les plus contraints du marché français.

La plateforme couvre l’ensemble du spectre GTA avec une profondeur sectorielle marquée : 

  • planification avancée des rotations, astreintes et horaires atypiques, 
  • gestion des temps en production avec suivi par p
  • oste et par ligne, calcul des éléments variables de paie selon les conventions collectives spécifiques à l’aéronautique, à l’audiovisuel ou à l’automobile.

Le tableau de bord personnalisable offre une vision consolidée des présences, absences et activités, avec un reporting analytique adapté aux besoins de pilotage RH des grandes organisations. 

L’interface est pensée pour trois niveaux d’utilisateurs distincts ( DRH, managers, collaborateurs)  avec une expérience simplifiée pour les salariés et une puissance fonctionnelle complète pour les équipes RH. Le déploiement est possible en SaaS ou On-Premises selon les contraintes IT.

Ce qui distingue vraiment So’Horsys, c’est sa capacité à gérer des organisations où cohabitent des profils de salariés radicalement différents (navigants, techniciens, intermittents du spectacle, cadres, opérateurs de production)  avec des règles de calcul propres à chacun, sans que la complexité ne devienne ingérable pour les équipes RH. 

Les références sectorielles dans l’aéronautique et l’audiovisuel attestent d’une maîtrise réelle des environnements réglementaires les plus exigeants. 

Pour une entreprise industrielle ou un groupe média qui jongle avec des statuts hybrides et des conventions collectives spécifiques, So’Horsys mérite d’être évalué sérieusement. Pour le reste (tertiaire classique, PME de services, secteurs sans contraintes conventionnelles particulières)  d’autres solutions offriront un meilleur équilibre entre fonctionnalités et simplicité de mise en œuvre.


Comment choisir son logiciel de gestion des heures de travail ?

Le marché des logiciels pour la gestion des heures de travail est suffisamment riche pour qu’il n’existe pas de solution universelle,  et suffisamment technique pour qu’un mauvais choix se révèle coûteux à corriger. Quatre critères structurent la décision.

Taille et complexité organisationnelle

C’est souvent le premier filtre à appliquer ! 

Une organisation de plus de 500 collaborateurs avec des horaires complexes, plusieurs sites et des statuts salariaux hétérogènes n’a pas les mêmes besoins qu’une PME de 40 personnes avec des horaires fixes.

Pour les grandes structures, Horoquartz, Kelio, Chronotime Workplace ou So’Horsys offrent la profondeur fonctionnelle et la robustesse nécessaires  avec un accompagnement projet à la hauteur de la complexité.

Pour les organisations de moins de 200 salariés, Lucca, Skello, Agendrix ou Jibble proposent un meilleur équilibre entre richesse fonctionnelle et simplicité de déploiement. 

Inutile de payer pour des fonctionnalités qu’on n’utilisera jamais , et inutile d’adopter un outil trop léger qu’on dépassera en deux ans !

Secteur d’activité

Le secteur d’activité conditionne directement les exigences en matière de gestion des conventions collectives, de planification et de suivi des majorations.

  • Pour les secteurs terrain ( restauration, hôtellerie, retail, santé) Skello et Combo ont été construits autour de ces contraintes et restent les options les plus opérationnelles. 
  • L’industrie et les environnements de production orienteront plutôt vers Tempro France (ZEUS®) ou So’Horsys, qui intègrent nativement le lien entre GTA et suivi de production. 
  • Le tertiaire et les entreprises de services trouveront dans Lucca ou Horoquartz la combinaison idéale entre conformité réglementaire et expérience utilisateur. 
  • Pour les médias, les transports et les organisations à statuts hybrides, So’Horsys s’impose comme la référence sectorielle.

Priorité paie et conformité réglementaire

Si la fiabilisation de la paie est l’enjeu principal ( et c’est souvent le cas), le nombre et la qualité des connecteurs paie devient un critère décisif. 

Horoquartz (+150 connecteurs), Kelio (+160 connecteurs) et ZEUS® (+95% du marché) couvrent la quasi-totalité des logiciels de paie en circulation. Pour les entreprises déjà équipées de Silae, ADP ou Cegid, Lucca, Skello et Combo proposent des intégrations natives bien documentées. 

Sur le volet conformité, toutes les solutions du comparatif intègrent des alertes automatiques en cas de dépassement du Code du travail, mais la profondeur de gestion des conventions collectives sectorielles varie fortement d’un outil à l’autre. 

C’est un point à creuser systématiquement lors des démonstrations !

Contraintes budgétaires

Le marché GTA couvre un spectre tarifaire très large.

À une extrémité, Jibble propose une version gratuite sans limite d’utilisateurs : une porte d’entrée sans risque financier pour les structures qui démarrent. 

Agendrix, à partir de 3,50$/utilisateur/mois, reste parmi les options les plus accessibles avec des fonctionnalités GTA complètes. 

Combo et Skello sont accessibles à partir de quelques euros par salarié et par mois, avec des essais gratuits disponibles. 

Les solutions orientées grandes entreprises ( Horoquartz, Kelio, Chronotime Workplace, So’Horsys)  fonctionnent sur devis selon la taille et la configuration, avec des budgets naturellement plus conséquents. 

Un élément à intégrer dans le calcul : le coût d’un logiciel de gestion des heures de travail doit toujours être mis en regard du coût des erreurs qu’il évite , en temps RH, en corrections de paie, et en risque contentieux !

Choisir un logiciel de gestion des heures de travail, c’est avant tout choisir un outil qui correspond à la réalité de son organisation :  son secteur, sa taille, ses contraintes conventionnelles et ses ambitions en matière de fiabilité de paie.

Les dix solutions présentées dans ce comparatif couvrent l’essentiel des profils d’entreprises présents sur le marché français, des petites structures cherchant un outil simple et économique aux grandes organisations multi-sites aux exigences réglementaires complexes. 

Dans tous les cas, le meilleur investissement reste celui qui sécurise la conformité, réduit la charge administrative et libère les équipes RH pour ce qui compte vraiment : l’humain !

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