Santé mentale en 2026 : comment vont les salariés ?

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La santé mentale est à nouveau cause nationale en 2026. Mais concrètement, comment vont les salariés : mieux ou moins bien ? Et comment les aider ?

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Santé mentale en 2026 : une amélioration réelle mais encore fragile

Les indicateurs de santé mentale montrent enfin des signes d’amélioration après plusieurs années de dégradation continue.

Selon l’étude Qualisocial réalisée avec Ipsos-BVA auprès de 3 000 travailleurs, 22 % des actifs se déclarent en mauvaise santé mentale en 2026. Cela représente près de six millions de personnes, contre 25 % en 2025.

Cette baisse de trois points confirme un infléchissement attendu, sans pour autant marquer un retour à la normale. Avant la crise sanitaire, la part de salariés en mauvaise santé mentale se situait autour de 17 %. À ce rythme, un retour à ce niveau ne serait envisageable qu’à l’horizon 2030.

L’amélioration observée ne concerne pas tous les salariés de la même manière. Les femmes enregistrent une baisse significative, avec 25 % en mauvaise santé mentale contre 29 % un an plus tôt. Chez les hommes, le taux recule également pour atteindre 19 %.

Derrière cette moyenne nationale se cachent toutefois de fortes disparités sectorielles. Les secteurs du médico-social, du commerce et de l’enseignement restent particulièrement exposés. À l’inverse, le BTP, les services aux entreprises ou la banque affichent des niveaux plus favorables.

“Le signal est clair : la santé mentale s’améliore enfin, mais cette amélioration reste partielle et réversible.” 

Camy Puech, président-fondateur de Qualisocial 

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Engagement, prévention et leviers d’action pour les RH

Les conséquences d’une mauvaise santé mentale sur le travail sont désormais clairement établies. Selon le baromètre, les salariés concernés affichent un engagement inférieur de 33 %. Leur propension à recommander leur employeur recule de 45 %, avec un impact direct sur la marque employeur.

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Mais quelles sont les principales causes de dégradation de la santé mentale en 2026 selon les salariés interrogés ?

  • Les facteurs individuels, comme le manque de temps ou les difficultés personnelles
  • Le contexte économique, social et politique jugé anxiogène
  • Les conditions de travail et les tensions relationnelles au sein des équipes

Ces résultats montrent que le travail n’est pas l’unique facteur explicatif. Il reste toutefois un levier d’action majeur pour les entreprises. Les attentes des salariés évoluent nettement vers plus de sécurité psychologique et de qualité relationnelle.

Les conditions de travail, la santé et la sécurité arrivent désormais en tête des priorités. Les relations humaines et l’ambiance de travail occupent une place presque équivalente. L’organisation et la clarté des rôles complètent ce trio de tête.

La prévention apparaît comme un levier décisif mais encore insuffisamment déployé. 44 % des salariés ne bénéficient d’aucune action de prévention en santé mentale. Seuls 21 % ont accès à un plan structuré et complet.

Pourtant, l’efficacité de ces dispositifs est largement reconnue. 86 % des salariés concernés estiment qu’ils ont amélioré leur santé mentale, leur énergie et leur satisfaction. 

Pour les RH, la santé mentale en 2026 s’impose donc comme un levier central d’engagement durable. Elle conditionne la performance collective, la fidélisation et la solidité des organisations dans un contexte encore instable.

En bref, la santé mentale en 2026 

Elle concerne encore 22 % des salariés, soit près de six millions de personnes. 

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Les entreprises disposant d’un plan de prévention structuré obtiennent des résultats tangibles, avec 86 % de salariés estimant une amélioration de leur état. 


À l’inverse, 44 % des salariés restent sans aucun dispositif, confirmant un écart croissant entre organisations.

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