Instabilité politique : quel impact sur l’emploi en 2026 ?

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Depuis un an, les crises politiques s'enchaînent et bloquent parfois la vie économique française. Quelles sont les conséquences sur le marché de l’emploi 2026 et comment maintenir la dynamique de l’emploi coûte que coûte ?

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Marché de l’emploi 2026 : une dynamique sous tension

La France traverse une séquence institutionnelle inédite depuis plus d’un an. Dissolution de l’Assemblée nationale, recours répétés au 49.3 et adoption tardive du budget 2026 ont brouillé la visibilité économique. La croissance 2025 a ainsi ralenti de 0,3 % par rapport aux prévisions initiales.

Une récente étude d’Indeed souligne que 62 % des entreprises ont déjà modifié leurs plans de recrutement ou d’investissement. Ce chiffre illustre un attentisme massif des employeurs. 

85 % des recruteurs estiment d’ailleurs que l’instabilité politique décourage directement les embauches.

Côté candidats, la défiance est tout aussi marquée. 87 % des chercheurs d’emploi considèrent que le contexte freine les décisions de recrutement. Deux actifs sur trois déclarent avoir revu leurs plans professionnels.

Dans les faits, 39 % des chercheurs d’emploi ont déjà pris des mesures concrètes. 23 % ont changé de secteur pour rejoindre des domaines jugés plus porteurs. 15 % suivent une formation et 17 % acceptent un poste en dessous de leurs qualifications.

Cette stratégie de sécurisation s’inscrit dans une logique de career cushioning. Pourtant, 60 % refusent de baisser leurs prétentions salariales de 10 % pour obtenir un emploi. La valeur du travail demeure un repère fort malgré l’incertitude.

Les entreprises, elles aussi, arbitrent dans l’urgence. 76 % des recruteurs anticipent une réduction des budgets de formation. Ce taux grimpe à 86 % dans les PME et à 80 % dans les ETI.

Même les grandes entreprises sont concernées à 68 %. 79 % des recruteurs envisagent de limiter les promotions. 24 % ont déjà acté ce gel des perspectives de carrière.

Les augmentations salariales suivent la même tendance. 74 % des recruteurs envisagent un gel ou un report. Dans les PME, cette proportion atteint 80 %.

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Au-delà des ajustements budgétaires, certaines entreprises envisagent des décisions lourdes. 30 % estiment qu’elles pourraient être contraintes de fermer si la crise perdure. Ce taux s’élève à 41 % dans les PME et 46 % dans les ETI.

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Plus préoccupant encore, 10 % des entreprises ont déjà acté une fermeture. Parmi les structures de 20 à 49 salariés, 27 % sont concernées. Les grandes entreprises résistent davantage avec seulement 2 % de fermetures actées.

Les secteurs des Services et du Tertiaire apparaissent les plus exposés. L’Industrie et le BTP enregistrent 14 % de fermetures déjà effectives. Cette fragmentation fragilise la structure même du marché de l’emploi 2026.

Face à ces risques, 58 % des recruteurs envisagent la délocalisation ou l’automatisation de certaines activités. Ce chiffre atteint 70 % dans les ETI. Il s’établit à 61 % dans les PME et 53 % dans les grandes entreprises.

Dans ce contexte, la parole d’expert éclaire les mutations en cours. 

“L’instabilité politique ne crée pas seulement de l’incertitude, elle impose à tous des choix radicaux. Près de 4 chercheurs d’emploi sur 10 ont déjà changé de cap, repris une formation ou même accepté un poste moins qualifié pour sécuriser leur avenir, tandis que les entreprises, surtout les PME, envisagent des mesures extrêmes comme la fermeture définitive ou la délocalisation. Cette fracture révèle une mutation accélérée du marché du travail, où anticiper n’est plus une option, mais une question de survie.”

Eric Gras, spécialiste du marché de l’emploi chez Indeed. 

Pour les RH, l’enjeu est stratégique. Maintenir l’engagement malgré le gel des promotions devient prioritaire. Préserver l’investissement formation, même réduit, conditionne la compétitivité future.

La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences doit être renforcée. Les données montrent une tension forte mais aussi une capacité d’adaptation réelle. Le marché de l’emploi 2026 n’est pas figé, il se recompose sous contrainte.


Dans ce climat instable, la fonction RH devient un amortisseur essentiel. Transparence, pilotage fin des effectifs et dialogue social renforcé s’imposent. La dynamique de l’emploi dépend désormais de la capacité des entreprises à décider vite, tout en gardant une vision long terme.

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