Rentrée au bureau : pourquoi les moins de 35 ans ont du mal ?

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La rentrée au bureau est compliquée pour tout le monde : reprise des rythmes, des réunions, des projets mis en standby. Mais un public a plus de mal que les autres : les moins de 35 ans. Pourquoi ? Et comment les aider au mieux ?

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La rentrée au bureau, entre stress et distractions numériques

Le cadre de travail retrouve une place centrale dans les discussions sur la rentrée au bureau et la reprise du travail. D’après le baromètre OpinionWay 2026 réalisé pour lUFIPA, 91 % des Français lui reconnaissent un impact positif sur la collaboration, soit sept points de plus qu’il y a un an.

Autre signe encourageant : 88 % jugent que leur environnement professionnel améliore leur productivité, contre 84 % en 2025.

Mais tout n’est pas rose pour autant. Près d’un salarié sur deux (49 %) trouve son espace de travail stressant, et 43 % peinent à s’y concentrer. Pour 34 % d’entre eux, l’inconfort est même au rendez-vous au quotidien.

Ce sont les jeunes actifs qui trinquent le plus. Chez les moins de 35 ans, 60 % qualifient leur espace de stressant, soit onze points au-dessus de la moyenne nationale. Plus d’un sur deux (53 %) a du mal à se concentrer, et 44 % jugent leur environnement inconfortable, contre 34 % tous âges confondus.

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Réunions à la chaîne, notifications incessantes, sollicitations en continu : la rentrée risque bien d’accentuer une fatigue déjà installée avant même la reprise. Un phénomène d’autant plus marqué chez les plus jeunes, qui disposent généralement de moins de marge de manœuvre sur leurs horaires ou l’aménagement de leur poste.

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Le numérique, indispensable mais parfois pesant

Quand on parle de l’usage du digital au bureau, ce sont les plus jeunes, pourtant biberonnés aux outils digitaux, qui en pointent le plus les limites. 

Selon l’étude, 69 % des moins de 35 ans estiment que ces outils numériques nuisent à une concentration prolongée, contre 65 % pour l’ensemble des actifs.

Cela ne veut pas dire qu’ils s’en détournent. Bien au contraire : 81 % des jeunes reconnaissent que les plateformes collaboratives simplifient les échanges avec leurs collègues, contre 76 % en moyenne nationale.

L’enjeu n’est donc pas de renoncer à ces outils, mais d’apprendre à mieux les doser. Les services RH ont ici un rôle à jouer, en instaurant par exemple des créneaux sans réunion ni messagerie instantanée, et en rappelant qu’une notification n’appelle pas forcément une réponse dans la minute.

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“Les jeunes générations ne veulent pas choisir entre papier et numérique : elles recherchent une complémentarité leur permettant de poser leurs idées, de se concentrer puis de structurer leur travail sur écran. À l’heure de la rentrée, l’enjeu n’est donc pas d’opposer les supports, mais de permettre à chacun de mobiliser l’outil le plus adapté selon la tâche à accomplir.”

Sébastien Tréguier, président de l’UFIPA

Quel rôle pour les RH dans cette reprise ?

Tout commence par une organisation plus claire.

Aux managers de hiérarchiser les priorités dès les premiers jours, pour éviter que réunions et demandes ne s’accumulent trop vite.

Préserver des espaces calmes fait aussi partie des leviers à activer : zones silencieuses, bureaux confortables, salles disponibles en nombre suffisant. Un simple diagnostic interne suffit souvent à repérer les irritants propres à chaque équipe.

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Le papier, lui, n’a pas dit son dernier mot. L’UFIPA relève que 83 % des Français continuent de s’en servir pour réfléchir avant de basculer sur écran, et 81 % le jugent utile pour se concentrer sans être happés par les distractions numériques.

Cette logique de complémentarité séduit tout particulièrement les plus jeunes. Chez les 18-24 ans, 88 % estiment que le papier les aide à réfléchir en amont, et 89 % le trouvent utile pour apprendre. Mieux : 58 % d’entre eux avouent avoir déjà essayé de s’en passer, sans y parvenir.

Ce chiffre grimpe même à 62 % chez les 25-34 ans, contre 55 % en moyenne. Preuve, s’il en fallait une, que le tout-numérique ne convient pas à tout le monde.

Pour accompagner au mieux cette rentrée, les RH ont donc tout intérêt à mettre à disposition carnets, tableaux blancs et autres supports de brainstorming, sans imposer un seul mode de fonctionnement. 


Laisser chacun choisir selon ses besoins reste, à ce jour, la meilleure façon de limiter les distractions et de soutenir une reprise durable.

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Adeline Lajoinie

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