Le refus de rupture conventionnelle, un acte RH à fort impact en 2026
Le refus de rupture conventionnelle est parfaitement autorisé par le Code du travail, car ce mode de départ repose sur l’accord des deux parties.
En 2026, ce refus s’inscrit toutefois dans un contexte plus sensible, marqué par l’augmentation du coût des séparations et par des attentes accrues des salariés.
Comme l’a confirmé le Ministère du Travail, la contribution patronale sur l’indemnité passe de 30 % à 40 % depuis le 1er janvier 2026, ce qui peut inciter certaines entreprises à fermer la porte plus rapidement.
Pour autant, le refus de rupture conventionnelle ne doit jamais être automatique ou mal expliqué. Un salarié qui essuie un refus sans justification claire peut perdre confiance et s’engager dans une logique de désengagement progressif.
Ce climat détérioré pèse sur la performance individuelle, mais aussi sur l’équipe, surtout lorsque la situation devient visible
Le risque augmente lorsque la décision manque de cohérence dans le temps.
Accepter une rupture pour certains profils et opposer un refus à d’autres, sans critères objectifs, alimente un sentiment d’injustice. En cas de contentieux ultérieur, ce type de traitement différencié peut être utilisé pour contester la bonne foi de l’employeur.
Enfin, le contexte de transparence salariale attendu pour juin 2026 accentue les comparaisons internes. Les discussions sur la rémunération, les évolutions et l’équité peuvent raviver des demandes de départ négocié.
Le refus de rupture conventionnelle intervient alors souvent après une relation déjà fragilisée.
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Les risques juridiques et managériaux liés au refus de rupture conventionnelle
Le principal danger ne réside pas dans le refus lui-même, mais dans la gestion de l’après.
Lorsque le dialogue se rompt, le salarié peut multiplier les contestations, demander des aménagements ou documenter chaque interaction. Si l’entreprise répond par une pression mal maîtrisée, le terrain devient glissant sur le plan du harcèlement moral.
Sur le plan juridique, un refus mal formulé peut servir de point de départ à un contentieux plus large. Le salarié ne peut pas attaquer un simple refus, mais il peut contester les décisions qui suivent, comme une sanction, une modification de poste ou une dégradation des conditions de travail.
Les échanges écrits deviennent alors des pièces centrales, d’où l’importance de la cohérence et de la traçabilité.
Le risque est aussi stratégique, car refuser ne règle pas toujours le problème de fond. Lorsque la relation est durablement dégradée, l’entreprise peut être conduite vers un licenciement, souvent plus long, plus coûteux et plus exposé.
En 2026, avec une contribution patronale portée à 40 %, la comparaison entre les scénarios de sortie doit être anticipée très en amont.
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Je fais le testPour les RH, l’enjeu est donc de transformer le refus de rupture conventionnelle en décision structurée. Cela passe par un discours clair, des critères objectifs et une gestion active de la relation de travail. Sans cette vigilance, un refus mal maîtrisé peut coûter bien plus cher qu’une négociation menée avec méthode.
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