Seulement 8% des salariés français se déclarent engagés dans leur travail.
Ce chiffre, issu du rapport Gallup 2025, place l’Hexagone parmi les derniers de la classe européenne. Plus préoccupant encore : 19% des collaborateurs ressentent de la colère au quotidien, 17% éprouvent un sentiment de solitude.
Le malaise est profond, et les entretiens annuels seuls ne suffiront pas à inverser la tendance.
Face à ce constat, les entreprises qui tirent leur épingle du jeu ont un point commun : elles ont structuré leur démarche d’écoute.
Selon le baromètre Parlons RH 2025, 61% des organisations qui investissent dans l’expérience collaborateur (notamment via l’analyse et l’action sur les feedbacks ) affichent une croissance, contre 39% pour celles qui négligent ce levier. L’écart est trop significatif pour être ignoré !
Un logiciel de feedback permet justement de passer d’une écoute ponctuelle et informelle à une démarche continue et actionnable.
Pulse surveys hebdomadaires, feedbacks 360°, enquêtes eNPS, plans d’action automatisés : les solutions actuelles offrent aux responsables RH les moyens de prendre le pouls de leurs équipes en temps réel, d’identifier les signaux faibles avant qu’ils ne deviennent des démissions, et de transformer les retours en améliorations concrètes.
Ce guide passe en revue les 10 meilleurs logiciels de feedback disponibles en 2026, des pure players spécialisés aux suites RH complètes, avec leurs forces, leurs limites et leurs tarifs.
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Les meilleurs logiciels de feedback en 2026
ZestMeUp

Développé en France, ZestMeUp s’est imposé comme l’une des plateformes d’engagement les plus complètes du marché. La solution combine écoute collaborateur, feedback 360°, suivi des objectifs (OKR) et people analytics au sein d’une interface unifiée.
Côté feedback, ZestMeUp propose des enquêtes pulse personnalisables dont la fréquence s’adapte aux besoins de chaque organisation : hebdomadaire, mensuelle ou trimestrielle.
L’intelligence artificielle intégrée analyse les réponses pour détecter les tendances et alerter les managers sur les signaux de désengagement avant qu’ils ne s’aggravent.
Le module 360° permet quant à lui d’organiser des évaluations multi-sources impliquant pairs, managers et N+2.
Ce qui distingue vraiment ZestMeUp, c’est sa capacité à connecter le feedback aux leviers d’action.
Les résultats des enquêtes alimentent directement les plans d’accompagnement individuels et les rituels managériaux. La plateforme intègre également des fonctionnalités de reconnaissance entre collègues, un levier souvent sous-estimé dans les démarches d’engagement.
L’hébergement des données en France et la conformité RGPD native rassurent les entreprises soucieuses de souveraineté numérique. ZestMeUp s’interface avec la plupart des SIRH du marché ainsi qu’avec Slack et Microsoft Teams.
La solution s’adresse principalement aux ETI et grandes entreprises. Tarification sur devis après démonstration.
Qualintra

Qualintra occupe une place à part dans ce comparatif : c’est l’une des rares solutions françaises à proposer une version gratuite fonctionnelle.
Pour les PME qui souhaitent structurer leur démarche de feedback sans engagement budgétaire immédiat, l’argument fait mouche.
La plateforme se concentre sur le feedback 360° et les enquêtes de motivation. Les questionnaires sont personnalisables et peuvent être déployés auprès de populations ciblées : une équipe, un site, une filiale.
Les résultats s’affichent sous forme de tableaux de bord visuels qui facilitent l’identification des points de friction.
Qualintra met l’accent sur l’anonymat des répondants, un élément crucial pour obtenir des retours sincères. Le paramétrage des seuils de confidentialité (nombre minimum de réponses avant affichage) permet d’adapter le niveau de transparence au contexte culturel de l’entreprise.
La version gratuite couvre les besoins essentiels. Les fonctionnalités avancées (analyses comparatives, benchmarks sectoriels, accompagnement conseil) sont accessibles via des formules payantes.
Une option pertinente pour les organisations qui démarrent leur démarche d’écoute ou qui disposent de budgets contraints.
Qualtrics EmployeeXM

Qualtrics n’a plus besoin de présentation dans l’univers des enquêtes. Sa déclinaison EmployeeXM transpose au domaine RH la puissance analytique qui a fait la réputation de l’éditeur américain auprès des directions marketing.
La plateforme embarque une bibliothèque de plus de 300 questions validées scientifiquement, couvrant l’ensemble du cycle de vie collaborateur :
- onboarding,
- engagement,
- développement,
- offboarding.
Les enquêtes pulse côtoient les dispositifs d’écoute continue et les feedbacks 360° dans un écosystème cohérent.
Là où Qualtrics se démarque, c’est sur l’analytique prédictive.
Les algorithmes identifient les facteurs de risque de départ, quantifient l’impact de chaque driver d’engagement sur la performance, et suggèrent des priorités d’action hiérarchisées.
Pour les DRH qui doivent justifier leurs investissements auprès de la direction générale, ces capacités de modélisation constituent un atout différenciant.
Le revers de la médaille ? La richesse fonctionnelle implique une courbe d’apprentissage significative et des coûts d’implémentation élevés. Qualtrics EmployeeXM s’adresse clairement aux grandes entreprises disposant de ressources dédiées à l’analyse des données RH.
Tarification enterprise sur devis : comptez plusieurs dizaines de milliers d’euros annuels selon le périmètre.
Workday Peakon

Né au Danemark avant d’être racheté par Workday, Peakon a été pionnier sur le segment de l’écoute continue. Son principe fondateur : des enquêtes courtes et fréquentes valent mieux que de longs questionnaires annuels que personne ne lit vraiment.
Concrètement, Peakon envoie quelques questions ciblées chaque semaine aux collaborateurs.
L’algorithme adapte automatiquement le contenu en fonction des réponses précédentes pour éviter la lassitude et maximiser la pertinence. Les taux de participation s’en ressentent positivement.
L’intelligence artificielle analyse les verbatims en temps réel ( y compris en français ) pour extraire les thématiques émergentes et mesurer le sentiment global.
Les managers reçoivent des insights actionnables directement dans leur tableau de bord, avec des recommandations contextualisées.
Peakon excelle également sur le volet prédictif. La plateforme calcule un score de risque de départ pour chaque collaborateur et identifie les leviers sur lesquels agir en priorité. Pour les entreprises confrontées à des enjeux de rétention, cette fonctionnalité justifie souvent l’investissement à elle seule.
L’intégration native avec la suite Workday constitue un avantage évident pour les organisations déjà équipées. Les autres devront composer avec des connecteurs API.
Betterworks

Betterworks aborde le feedback sous un angle particulier : celui de la performance.
L’éditeur américain part du principe que les retours collaborateurs n’ont de sens que s’ils s’articulent avec les objectifs individuels et collectifs. Une vision qui séduit les organisations matures sur le plan managérial.
La plateforme combine gestion des objectifs (OKR), feedback continu, évaluations de performance et reconnaissance.
Les collaborateurs peuvent solliciter ou donner du feedback à tout moment, pas seulement lors des rituels formalisés. Ces échanges s’agrègent dans le profil de chaque salarié et alimentent les conversations lors des entretiens périodiques.
Le module de reconnaissance mérite qu’on s’y attarde. Les collaborateurs peuvent féliciter publiquement leurs collègues, associer ces reconnaissances aux valeurs de l’entreprise, et les managers visualisent qui contribue positivement à la dynamique d’équipe.
Dans un contexte où l’engagement des managers chute à 27% selon Gallup, ces mécanismes de valorisation entre pairs allègent une partie de la charge.
Betterworks propose également des check-ins structurés entre managers et collaborateurs, avec des trames personnalisables et un suivi des actions décidées. L’objectif : transformer chaque point individuel en moment de feedback bidirectionnel plutôt qu’en simple revue descendante.
Solution positionnée enterprise, principalement déployée dans les ETI et grands groupes américains. Tarification sur devis.
Officevibe

Officevibe a construit sa réputation sur une promesse simple : rendre le feedback accessible et engageant, même pour les petites structures.
L’éditeur canadien (racheté par Workleap) cible prioritairement les PME et startups en croissance.
Le fonctionnement repose sur des pulse surveys hebdomadaires de 5 questions maximum. Suffisamment court pour maintenir des taux de participation élevés sur la durée, suffisamment régulier pour capter les variations de climat social avant qu’elles ne dégénèrent.
Les questions sont tirées d’une banque validée couvrant dix dimensions de l’engagement, de la relation managériale à l’équilibre vie pro-vie perso.
Ce qui plaît particulièrement aux utilisateurs, c’est l’expérience collaborateur. L’interface est épurée, presque ludique. Les répondants peuvent ajouter des commentaires anonymes que les managers reçoivent directement, avec des suggestions de réponses pour ne pas laisser les retours sans suite.
Cette boucle rapide feedback-action-feedback crée un cercle vertueux qui renforce la confiance dans le dispositif.
Officevibe intègre également des fonctionnalités de feedback one-to-one et de suivi du bien-être. Le tableau de bord manager affiche un score eNPS en temps réel et compare l’évolution aux périodes précédentes.
L’intégration native avec Slack facilite l’adoption dans les environnements tech. Tarification accessible à partir de 5 dollars par utilisateur et par mois.
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Trustmary

Trustmary occupe un positionnement hybride assez malin : la plateforme finlandaise fait le pont entre feedback interne et marque employeur externe.
L’idée est de transformer les retours positifs des collaborateurs en témoignages publics qui renforcent l’attractivité de l’entreprise.
Le fonctionnement est simple. Trustmary collecte les avis des salariés via des enquêtes eNPS personnalisables.
Lorsqu’un collaborateur exprime une satisfaction élevée, la plateforme lui propose automatiquement de convertir son feedback en témoignage publiable : sur le site carrière, les réseaux sociaux ou les pages de recrutement.
L’intelligence artificielle reformule si nécessaire pour obtenir un rendu professionnel tout en préservant l’authenticité du propos.
Cette mécanique répond à un enjeu concret : les candidats consultent massivement les avis salariés avant de postuler, mais peu d’entreprises parviennent à mobiliser leurs collaborateurs ambassadeurs de manière structurée.
Trustmary automatise ce qui relevait jusqu’ici du bricolage ou de la bonne volonté individuelle.
La plateforme centralise également les avis dispersés ( Google, plateformes RH, fichiers Excel internes ) dans un tableau de bord unifié. Les widgets intégrables permettent d’afficher dynamiquement les témoignages sur n’importe quelle page web.
Intégrations disponibles avec HubSpot, WordPress et les principaux CMS. Solution particulièrement adaptée aux ETI en phase de structuration de leur marque employeur. Tarification sur devis.
Review Jobs

Review Jobs pousse la logique marque employeur encore plus loin en se concentrant exclusivement sur la visibilité externe des avis collaborateurs.
L’objectif affiché : améliorer le référencement de l’entreprise dans les résultats de recherche liés au recrutement.
La plateforme collecte et modère les avis des salariés, puis les structure pour obtenir les fameux badges Google qui s’affichent directement dans les résultats de recherche. Selon l’éditeur, ce dispositif génère une augmentation de visibilité de l’ordre de 12% sur les requêtes liées à l’emploi et à la réputation employeur.
Le processus de modération distingue Review Jobs des plateformes d’avis sauvages type Glassdoor.
Les témoignages sont vérifiés, les contenus inappropriés filtrés, et l’entreprise conserve un droit de réponse sur les retours négatifs. Cette approche rassure les directions générales souvent réticentes à ouvrir la boîte de Pandore des avis publics.
Review Jobs s’intègre aux sites carrières et aux ATS pour afficher les témoignages au moment clé du parcours candidat. La solution se positionne davantage comme un complément aux outils de feedback internes qu’en remplacement : elle n’offre pas de fonctionnalités d’analyse de l’engagement ou de pulse surveys.
Tarification accessible après démonstration commerciale.
Pay Compliment

Pay Compliment part d’un constat que beaucoup de DRH partagent : collecter du feedback, c’est bien ; agir dessus, c’est mieux.
Or trop d’entreprises accumulent des données d’enquêtes sans jamais les transformer en améliorations tangibles. Les collaborateurs finissent par se lasser de répondre à des questionnaires qui semblent tomber dans un puits sans fond.
La plateforme intègre nativement des plans d’action post-feedback. Chaque enquête, chaque retour, chaque signal faible peut être converti en action assignée, avec un responsable, une échéance et un suivi.
Les managers visualisent l’avancement des chantiers issus des feedbacks de leur équipe, et les collaborateurs constatent que leurs remontées produisent des effets concrets.
Côté collecte, Pay Compliment propose des feedbacks temps réel et planifiés, des questionnaires sur mesure et des tableaux de bord de tendances. Rien de révolutionnaire sur ce volet : c’est vraiment sur la boucle feedback-action que la solution se différencie.
Cette approche convient particulièrement aux organisations qui ont déjà expérimenté des démarches d’écoute sans obtenir les résultats escomptés. Avant d’investir dans un nouvel outil, elles ont compris que le problème ne venait pas de la collecte mais de l’exploitation.
Solution positionnée ETI et grandes entreprises. Tarification sur devis.
Deel Engage

Deel s’est fait connaître comme la référence de la paie et de la conformité pour les équipes distribuées à l’international.
Son module Engage étend cette expertise au domaine du feedback, avec une orientation claire : les organisations multisites et multinationales.
La plateforme permet de déployer des enquêtes personnalisées dans plusieurs langues simultanément, avec une gestion fine des fuseaux horaires et des spécificités culturelles.
Les analyses comparent les résultats entre pays, sites, entités juridiques – une fonctionnalité précieuse pour identifier les poches de désengagement localisées dans des structures complexes.
Les dashboards offrent une vision consolidée au niveau groupe tout en permettant un zoom sur chaque périmètre.
Les managers locaux accèdent aux données de leur équipe, les RH corporate disposent d’une vue d’ensemble, et la direction générale peut benchmarker les performances sociales de ses différentes implantations.
L’intégration native avec les outils de paie et de conformité Deel constitue un avantage évident pour les clients existants de l’éditeur. Les données RH circulent sans ressaisie entre les modules, et la cohérence est garantie.
Deel Engage s’adresse aux grandes entreprises internationales. Le module est généralement commercialisé en complément de la suite Deel, avec une tarification sur devis intégrée à l’abonnement global.
Tableau comparatif des logiciels de feedback
| Logiciel | Origine | Cible | Points forts | Tarification |
| ZestMeUp | France | ETI / GE | Engagement IA, feedback 360°, OKR, hébergement France | Sur devis |
| Qualintra | France | PME / ETI | Feedback 360°, motivation, version gratuite disponible | Gratuit + options |
| Qualtrics EmployeeXM | États-Unis | GE | Analytique prédictive, 300+ questions validées, puissance IA | Enterprise (sur devis) |
| Workday Peakon | Danemark / États-Unis | ETI / GE | Écoute continue, prédiction turnover, analyse verbatims | À partir de 20 000 $/an |
| Betterworks | États-Unis | ETI / GE | Performance, OKR, reconnaissance, check-ins structurés | Enterprise (sur devis) |
| Officevibe | Canada | PME / Startups | Pulse hebdo, bien-être, expérience utilisateur soignée | À partir de 5 $/utilisateur/mois |
| Trustmary | Finlande | ETI | Marque employeur, transformation feedbacks en témoignages, eNPS | Sur devis |
| Review Jobs | — | ETI | Avis collaborateurs, badges Google, visibilité SEO (+12%) | Sur démonstration |
| Pay Compliment | — | ETI / GE | Plans d’action intégrés, suivi des améliorations post-feedback | Sur devis |
| Deel Engage | États-Unis | GE internationales | Multilingue, comparatifs inter-sites, intégration paie Deel | Module intégré (sur devis) |
Pourquoi investir dans un logiciel de feedback en 2026 ?
L’engagement en chute libre : un signal d’alarme
Les chiffres du rapport Gallup 2025 ont de quoi donner des sueurs froides aux directions RH. À l’échelle mondiale, l’engagement des collaborateurs est tombé à 21% ; deux points de moins qu’en 2023. En Europe, la tendance est similaire. Et la France ? Elle stagne à 8%, un niveau qui la place parmi les lanternes rouges du classement.
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Derrière ce pourcentage se cachent des réalités humaines préoccupantes.
Près d’un salarié français sur cinq déclare ressentir de la colère au travail. 17% évoquent un sentiment de solitude. Ces tensions émotionnelles ne disparaissent pas d’elles-mêmes : elles se transforment en absentéisme, en turnover, en quiet quitting, et finalement en perte de performance collective.
Le phénomène touche aussi ceux qui sont censés porter la dynamique d’équipe.
L’engagement des managers a chuté à 27% au niveau mondial, soit trois points de moins que l’année précédente. La dégringolade est encore plus marquée chez les jeunes managers de moins de 35 ans (-5 points) et les femmes managers (-7 points). Complexité accrue des missions, injonctions contradictoires, manque de soutien : les encadrants de proximité subissent une pression qui finit par éroder leur propre motivation.
Dans ce contexte, attendre l’entretien annuel pour prendre des nouvelles de ses équipes relève de l’aveuglement volontaire. Les signaux de désengagement émergent bien avant ; encore faut-il se donner les moyens de les capter.
Le feedback structuré comme levier de performance
Le lien entre écoute collaborateur et performance économique n’est plus une intuition : c’est une corrélation documentée.
Selon le baromètre Parlons RH 2025, 61% des entreprises qui investissent dans l’expérience collaborateur ( dont l’analyse et l’action sur les feedbacks constituent un pilier ) affichent une croissance. Chez celles qui négligent ce levier, le taux tombe à 39%. Un écart de 22 points qui devrait faire réfléchir les directions générales encore sceptiques.
Comment expliquer cet impact ? Le feedback structuré agit sur plusieurs mécanismes simultanément :
- Il permet d’identifier les irritants du quotidien avant qu’ils ne poussent les meilleurs éléments vers la sortie.
- Il donne aux managers des données objectives pour ajuster leur posture.
- Il crée un sentiment d’écoute qui renforce l’attachement à l’organisation.
- Et surtout, il transforme des impressions diffuses en priorités d’action hiérarchisées.
Les entreprises qui ont compris cet enjeu ne se contentent pas de déployer des outils — elles forment leurs managers à les utiliser. Selon Parlons RH, les organisations “pratiquantes” investissent cinq fois plus dans la formation de leurs encadrants à l’écoute et au feedback que les entreprises réfractaires. Cette statistique en dit long : l’outil sans la compétence managériale ne produit rien.
La bonne nouvelle, c’est que la dynamique s’accélère. En 2024, seulement 35% des collaborateurs étaient sollicités pour donner du feedback plus d’une fois par an. En 2025, ce taux atteint 48%.
La part des entreprises qui agissent réellement sur les retours collectés a doublé entre 2019 et 2022, passant de 25% à 50%. Le mouvement est enclenché : reste à l’amplifier.
Comment choisir son logiciel de feedback ?
Les critères essentiels de sélection
Le marché des logiciels de feedback s’est considérablement étoffé ces dernières années.
Entre les pure players spécialisés, les modules intégrés aux suites RH et les plateformes d’enquêtes généralistes, le choix peut vite devenir vertigineux. Quelques critères permettent d’y voir plus clair.
La taille de l’organisation constitue un premier filtre évident.
Une startup de 30 personnes n’a pas les mêmes besoins qu’un groupe de 5 000 collaborateurs répartis sur trois continents. Les solutions enterprise type Qualtrics ou Workday Peakon embarquent une puissance analytique dont les petites structures n’ont pas l’usage ; et qu’elles n’ont pas les moyens de financer.
La maturité RH pèse autant que la taille. Une entreprise qui lance sa première démarche d’écoute a intérêt à commencer simple : des pulse surveys basiques, une interface intuitive, une prise en main rapide.
Celles qui pratiquent le feedback depuis plusieurs années peuvent investir dans l’analytique avancée, l’intelligence artificielle prédictive, les modèles de risque de départ. Déployer une Ferrari quand on apprend à conduire ne fait que retarder l’apprentissage !
Le budget disponible dessine un spectre large. De la gratuité (Qualintra) à plusieurs dizaines de milliers d’euros annuels (Workday Peakon, Qualtrics), l’éventail tarifaire reflète des réalités fonctionnelles très différentes.
L’erreur serait de raisonner uniquement en coût d’acquisition. Le ROI d’un logiciel de feedback se mesure en réduction du turnover, en amélioration de la productivité, en baisse de l’absentéisme. Une solution à 50 000 euros qui évite le départ de cinq talents clés s’autofinance largement.
La conformité RGPD et l’hébergement des données méritent une attention particulière. Les feedbacks collaborateurs contiennent des informations sensibles : opinions, ressentis, parfois critiques nominatives envers des managers.
Les solutions françaises comme ZestMeUp ou Qualintra garantissent un hébergement sur le territoire national. Pour les éditeurs américains, vérifiez les clauses contractuelles relatives au transfert de données et les certifications de conformité européenne.
L’écosystème existant influence fortement l’adoption. Un logiciel de feedback qui s’intègre nativement avec votre SIRH, votre Slack ou votre Teams sera utilisé.
Un outil isolé qui impose une connexion supplémentaire et une interface de plus à maîtriser finira oublié. Listez vos applications critiques et vérifiez les connecteurs disponibles avant de vous engager.
Le support multilingue devient incontournable dès que l’organisation dépasse les frontières. Pas seulement l’interface – les questionnaires eux-mêmes, l’analyse des verbatims, les rapports générés.
Deel Engage, Workday Peakon et Qualtrics excellent sur ce terrain. Les solutions plus légères peinent parfois au-delà du français et de l’anglais.
Nos recommandations par profil d’entreprise
- Startup et PME (moins de 50 collaborateurs) : À ce stade, l’enjeu est d’instaurer une culture du feedback sans complexifier le quotidien. Officevibe coche les bonnes cases : déploiement rapide, interface engageante, tarification accessible. Pour les budgets serrés, Qualintra propose une version gratuite fonctionnelle qui permet de démarrer sans engagement financier. L’important est de créer l’habitude : les outils sophistiqués viendront plus tard.
- ETI (50 à 500 collaborateurs) : La complexité organisationnelle augmente, les besoins d’analyse aussi. ZestMeUp offre une solution française complète qui combine feedback, engagement et OKR dans une plateforme cohérente. L’hébergement en France et la conformité RGPD native rassurent les directions juridiques. Pour les ETI internationales ou celles qui souhaitent connecter feedback et performance, Betterworks mérite considération malgré son positionnement américain.
- Grande entreprise (plus de 500 collaborateurs) : La puissance analytique devient discriminante. Qualtrics EmployeeXM et Workday Peakon dominent ce segment grâce à leurs capacités prédictives et leur profondeur fonctionnelle. Le choix entre les deux dépend souvent de l’écosystème existant : les clients Workday HCM ont un avantage évident à rester dans la suite. Les autres arbitreront sur la richesse de la bibliothèque de questions (avantage Qualtrics) ou la finesse de l’écoute continue (avantage Peakon).
Focus marque employeur : les entreprises en tension sur le recrutement gagneront à compléter leur dispositif d’écoute interne par une solution de valorisation externe.
Trustmary transforme les feedbacks positifs en témoignages publics avec une mécanique bien huilée. Review Jobs se concentre sur la visibilité SEO et les badges Google. Ces outils ne remplacent pas une plateforme d’engagement, ils l’enrichissent.
Les meilleurs logiciels de feedback, en deux mots !
Le feedback collaborateur n’est plus un “nice to have” réservé aux entreprises avant-gardistes.
Dans un contexte où l’engagement atteint des niveaux historiquement bas et où la guerre des talents ne faiblit pas, structurer l’écoute devient une nécessité opérationnelle.
Les solutions présentées dans ce guide couvrent l’ensemble du spectre : des outils légers et accessibles pour démarrer, des plateformes sophistiquées pour les organisations matures, des approches spécialisées pour des besoins ciblés.
Le bon choix dépend moins des fonctionnalités sur le papier que de l’adéquation avec votre contexte : taille, maturité, budget, écosystème technique.
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Un dernier conseil avant de vous lancer : impliquez les managers et quelques collaborateurs dans la sélection. Un logiciel de feedback imposé sans concertation a toutes les chances de rejoindre le cimetière des outils RH déployés puis abandonnés.
La technologie n’est qu’un levier : c’est la culture du feedback qui produit les résultats.