55% des salariés du privé estiment que leurs compétences ne sont pas évaluées à leur juste valeur

55% des salariés du privé estiment que leurs compétences ne sont pas évaluées à leur juste valeur
Adeline Lajoinie

Le sentiment de manque de reconnaissance des salariés français touche également leurs compétences. 55% des salariés estiment ne pas être évalués à leur juste valeur. Et les services RH ont un rôle majeur à jouer !

La perception des compétences par les salariés du privé est un des leviers de la fidélisation des talents pour les entreprises. Et, selon la dernière étude Altays x OpinionWay, un salarié sur deux du privé serait assez mécontent de l’évaluation de ses compétences. 

La reconnaissance des compétences : une mauvaise évaluation des entreprises

La dernière étude OpinionWay pour Altays, “Les compétences : enjeux de reconnaissance et d’évolution pour les salariés français”, a pour but d’évaluer le rapport des salariés français du privé à la montée en compétences, le rôle d’accompagnement des RH dans leur parcours professionnel et les différents leviers de fidélisation en entreprise.

Altays, l’éditeur de logiciel SIRH couvrant l’ensemble des métiers et processus RH, dévoile alors dans cette étude qu’une majorité des salariés du privé est en manque de reconnaissance.

En effet, si 89% d’entre eux estiment avoir toutes les compétences nécessaires ou presque pour exercer leur travail correctement, plus de la moitié des salariés français du secteur privé (55%) affirment que leurs compétences ne sont pas évaluées à leur juste valeur par leurs supérieurs hiérarchiques ou leurs RH.

Et seulement 8% estiment que c’est « tout à fait » le cas. Un manque de reconnaissance de leur valeur ajoutée qui est vécu comme une véritable injustice : plus de 60% des plus de 35 ans (46% pour les plus jeunes) considèrent que leurs compétences ne sont pas reconnues. 

La responsabilité des RH dans la reconnaissance des compétences

La solution à ce manque de reconnaissance pourrait bien se trouver dans les mains des services RH. Il existe en effet un véritable décalage, pour les salariés du privé, entre la perception qu’ils ont de leurs compétences acquises et le ressenti de l’évaluation faite par les supérieurs hiérarchiques/RH. 

Un décalage qui semblerait s’expliquer, en partie, par le manque de suivi et d’attention portée par les RH : 

  • 65% des salariés caractérisent leurs RH comme pas ou peu présents voire inexistants dans leur parcours de développement professionnel et de compétences.
  • 39% déclarent qu’ils ne sont pratiquement pas présents, ils n’ont de contact avec eux que s’ils les sollicitent directement.
  • 8% n’ont aucun moyen d’entrer en contact avec eux.
  • 18%, soit un salarié sur cinq, n’ont tout simplement pas de RH dans leur entreprise.

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Montée en compétences et évolution interne : un levier pour éviter le départ de l’entreprise

Le fait de ne pas se sentir entendu en matière d’évolution dans l’entreprise est problématique pour les salariés, qui sont de plus en plus nombreux à souhaiter quitter leur travail. En effet, 73% se disent prêts à partir s’ils ne peuvent évoluer au sein de leur société.

Pourquoi rejoindre une autre entreprise ? La perspective d’évolution de carrière serait la première raison (35%). Viennent ensuite : 

  • Le besoin d’être davantage considéré (29%).
  • La recherche de plus de flexibilité et/ou d’autonomie (28%).
  • L’opportunité d’intégrer une entreprise qui partage ses valeurs (28% également).

Même si la rémunération reste un argument décisif pour retenir les salariés démissionnaires (50% des 1er choix des répondants), d’autres arguments ont été cités :

  • Une progression de statut/une évolution de carrière (13%).
  • Des conditions de travail plus favorables (12%).
  • Un meilleur accompagnement/encadrement au quotidien (7%).
  • Une plus grande autonomie (5%) ou des projets transverses (5%).
  • Des formations pour monter en compétences (2%) ou des objectifs alignés sur la performance globale de l’entreprise (2%).
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Adeline Lajoinie

Ancienne journaliste, j'ai promené ma plume dans les colonnes de nombreux journaux. Depuis plus de 10 ans, c'est le digital qui profite de mes mots, pour des rédactions web parfaitement bien référencées, dans tous les domaines.