Retour au bureau : 3 leviers pour motiver les salariƩs

DerniĆØre mise Ć  jour le :

PubliƩ le :

Avec l’essor du tĆ©lĆ©travail, le retour au bureau est plus complexe qu’auparavant. Mais si l’on analyse ce qui donne envie aux collaborateurs, on peut les aider Ć  revenir plus facilement sur leur lieu de travail.

Auteur / Autrice

Pourquoi les salariƩs souhaitent-ils retourner au bureau ?
Sommaire de l'article

Le bureau n’a pas perdu son intĆ©rĆŖt aux yeux des salariĆ©s. Encore faut-il que chaque dĆ©placement leur apporte quelque chose. Le baromĆØtre Ā« Retour au bureau Ā» de Wojo Ć©claire leurs motivations et les obstacles rencontrĆ©s.Ā 

1. Donner une vraie place au collectif

Le bureau rĆ©pond d’abord Ć  un besoin de lien social. En effet, retrouver leurs collĆØgues motive 82 % des collaborateurs interrogĆ©s. Parmi les rĆ©pondants, 67 % constatent aussi un effet trĆØs positif sur le travail en Ć©quipe. Et 52 % voient leur moral s’amĆ©liorer.

Les dĆ©cideurs partagent cette attente. Parmi ceux qui ont renforcĆ© le prĆ©sentiel, 91 % invoquent la cohĆ©sion d’équipe.Ā 

Pour les RH, l’enjeu consiste Ć  rendre ces moments collectifs utiles. RĆ©unions de projet, Ć©changes informels et accueil des nouveaux arrivants peuvent justifier une journĆ©e commune.

Cette organisation suppose toutefois de coordonner les prƩsences. Venir sur site pour participer Ơ des rƩunions en visioconfƩrence risque de dƩcevoir. Les Ʃquipes doivent savoir quand elles pourront rƩellement travailler ensemble.

A lire également : 

2. PrƩserver la libertƩ de choisir ses jours

Le retour au bureau ne signifie pas forcĆ©ment revenir cinq jours par semaine. Dans l’enquĆŖte Wojo, la prĆ©sence moyenne atteint trois jours hebdomadaires. Les collaborateurs interrogĆ©s situent leur rythme idĆ©al Ć  2,7 jours.

Cette diffĆ©rence paraĆ®t faible, mais elle invite Ć  regarder les prĆ©fĆ©rences individuelles. DĆ©jĆ , 68 % des collaborateurs peuvent choisir leurs jours de prĆ©sence chaque semaine. Cette souplesse leur permet d’adapter leurs dĆ©placements aux besoins de l’équipe.

ƀ l’inverse, 75,6 % se disent dĆ©favorables Ć  une augmentation de leur temps sur site. Pourtant, 36,4 % des dĆ©cideurs ont renforcĆ© ou prĆ©voient de renforcer le prĆ©sentiel en 2026. Avant de modifier une rĆØgle commune, les RH peuvent donc interroger les usages rĆ©els des Ć©quipes.

La suite après la publicité

Quels jours facilitent la coopération ? Quelles tâches demandent du calme ? Les réponses aideront à fixer des temps collectifs sans supprimer toute marge de choix. 

Le bureau peut aussi servir de frontière entre travail et vie personnelle. Cette séparation motive 40,6 % des collaborateurs interrogés.

3. RƩduire le coƻt du dƩplacement

Le trajet reste le principal frein Ć  la venue au bureau pour 65,3 % des collaborateurs. Le bruit et les distractions sur site arrivent ensuite, citĆ©s par 38,8 %. Demander davantage de prĆ©sence sans traiter ces difficultĆ©s risque donc de produire l’effet inverse.

GTA 2026 : le guide pratique

Erreurs, ressaisies, rĆØgles complexes, manque de visibilitĆ©, non-conformité… La gestion des temps peut vite devenir un vĆ©ritable casse-tĆŖte au quotidien pour les Ć©quipes RH et les managers. DĆ©couvrez sans plus attendre les 5 Ć©tapes clĆ©s pour mettre en place une solution adaptĆ©e Ć  votre organisation, simplement et durablement. Ce guide pratique vous est proposĆ© par notre partenaire Tempro France.

Je tƩlƩcharge

Les RH peuvent agir sur plusieurs aspects : horaires d’arrivĆ©e souples, accĆØs aux locaux et espaces adaptĆ©s aux diffĆ©rentes tĆ¢ches. Un lieu convivial compte, mais il doit aussi permettre de se concentrer.Ā 

Le coworking constitue une option Ć  examiner selon l’implantation des Ć©quipes. Il motive davantage que les bureaux traditionnels aux yeux de 63 % des collaborateurs ayant exprimĆ© un avis.

ā€œLe bureau ne peut plus se justifier par l’obligation ni par la promesse abstraite de performance. Il doit crĆ©er de la valeur concrĆØte, ressentie, dans le quotidien des collaborateurs.ā€

Amani Salma, directrice Marketing et Communication de Wojo

Cette valeur passe aussi par des mesures visibles. Or 74 % des dĆ©cideurs interrogĆ©s n’en prĆ©voient aucune pour encourager la venue au bureau en 2026.Ā 


Le retour au bureau gagnerait Ơ partir des besoins exprimƩs par les salariƩs. Le collectif donne une raison de venir ; la souplesse et de bonnes conditions rendent cette venue possible.

A lire également : 

Image de Adeline Lajoinie
Adeline Lajoinie

Abonnez-vous à la newsletter de Culture RH et recevez, chaque semaine, les dernières actualités RH.


La pƩriode de vƩrification reCAPTCHA a expirƩ. Veuillez recharger la page.