Tribune

Comment choisir un master en droit social ?

L’orientation en master pour les étudiants en droit social est un sujet stressant pour nombre d’eux après l’obtention de leur diplôme de licence.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation : la diversité des disciplines composant la branche du droit social, l’intérêt que l’on porte pour telle spécialité, les motivations liées à l’employabilité après le master ou encore les éventuelles débouchées.

Cependant, plutôt que de se faire inutilement de soucis, l’on peut réfléchir et décider en toute connaissance de cause. Voici quelques astuces pour choisir avec efficacité son diplôme universitaire de droit.

Savoir dans quoi vous vous engagez

Avant de vous lancer dans cette aventure, vous devez savoir qu’un master en droit social correspond à à 120 crédits (ECTS) répartis sur 4 semestres. La formation vous prendra, donc deux années au cours desquelles vous ferez face à des cours magistraux, des travaux dirigés, des séminaires et des conférences.

Au cours de ce parcours, vous aborderez des enseignements portant sur le droit du travail, le droit de l’emploi, le droit de la sécurité sociale, le droit de la protection sociale, le droit pénal du travail, la sociologie du travail, le contentieux du travail, le management des ressources humaines (RH), le droit international privé ou droit européen, les relations internationales, etc.

La formation s’achève par la rédaction d’un mémoire et sa soutenance devant un jury. Aussi, un stage en entreprise est-il obligatoire pour valider la formation. Il s’agit d’une procédure rigoureuse qui, pourtant n’a rien d’angoissante. Et pour cause, tous les ans, des milliers d’étudiants le font sans problème.

Pourquoi pas vous ? Une fois que vous avez une idée précise de ce qui vous attend dans un parcours de master, décider de la suite devrait être plus facile pour vous.

Prêter oreilles attentives à son feeling…

La meilleure orientation qu’un étudiant peut avoir dans le choix de son master en droit social est son feeling c’est-à-dire ce que lui dit son cœur. Au cours de votre parcours en licence, vous avez pu constater que vous avez naturellement de penchant pour telle ou telle autre matière.

Ce n’est pas un sentiment à négliger. Vous pourriez faire recours plus tard à cet attachement tendancieux à une discipline pour vous orienter dans vos choix. Il arrive aussi que, sans faire de grands efforts, l’on ait réussi ses examens dans une matière alors que d’autres disciplines nous ont semblé difficilement assimilables.

D’ailleurs, il est tout à fait normal que la compréhension et l’assimilation de certains cours vous aient paru des plus faciles. Ce serait une chance que d’être dans une telle situation. Vous pourriez, alors avoir plus de facilité à décider de la voie à suivre entre le choix du droit du travail, du droit syndical, du droit de la santé, du droit de l’entreprise, du droit des relations professionnelles, du droit de la protection sociale, etc.

Le droit social oscille, en effet entre le droit public et le droit privé. Et puisque le master sert également de cadre de préparation à divers concours d’entrée dans des écoles et centres de formation, il mérite encore plus d’être choisi avec attention et grand soin.

Choisir en fonction de son projet pédagogique

Ce serait une erreur que de décider du chemin à embrasser sans se demander ce que l’on a réellement envie de faire ou de devenir, demain.

C’est pourquoi, il est fortement recommandé aux futurs étudiants en master de droit social de choisir leur spécialité en fonction de leur projet d’étude. Le juriste spécialisé en droit social a sa place en cabinets d’avocats, dans les organisations professionnelles, dans les administrations sociales, dans les entreprises.

Aussi, la spécialité choisie peut-elle influencer durablement sur le débouché. De même, l’on peut choisir son master en droit social en fonction de ce que l’on souhaite travailler dans la fonction publique ou officier dans le secteur privé ou encore selon que l’on désire travailler pour son propre compte ou être dans un emploi salarié.

Tenir compte des domaines dits porteurs

Dans un monde où le taux de chômage ne cesse de grimper et ou le marché de l’emploi est des plus incertains, ce serait une pure folie que de ne pas tenir compte de la possibilité de décrocher réellement un emploi à la fin de sa formation.

Tous les masters n’offrent certainement pas les mêmes chances de réussite sociale. Renseignez-vous donc. Quel est le master le plus recherché par les recruteurs dans les offres d’emploi ? Quels sont les domaines dans lesquels la fonction publique recherche le plus de candidat ? Y a-t-il de pénurie dans un domaine donné ?

On peut recourir aux sites de recrutement pour avoir une idée précise de ce qui se passe sur le marché de l’emploi. Les statistiques pullulent également sur le net. Tous les masters sont sélectifs mais la réalité est que certaines formations offrent effectivement plus d’opportunités que d’autres.

A titre illustratif, celui qui ambitionne devenir Inspecteur du travail ne fera pas le même master que celui qui rêve d’être Chargé de mission.

Il n’y a pas de mauvais choix

Les divers masters ouverts en droit social sont tous, autant intéressants que passionnants. Vos trois premières années de droit vous ont permis de vous familiariser avec les notions générales.

La création d’un master répond à des critères rigoureux. Il serait donc exagéré que de considérer qu’un master est mauvais pour soi. Alors que certains étudiants ne parviennent pas à s’épanouir avec leur diplôme, certains de leurs promotionnaires réussissent brillamment sur le plan professionnel.

C’est dire que la spécialité elle-même importe moins que la discipline et la rigueur dont fait preuve l’étudiant au cours de sa formation. Le plus précieux conseil que l’on puisse donner aux étudiants en master de droit social est qu’il est important pour eux de donner le meilleur de soi.

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