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Jeudi 25 juin 2026

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Palmarès Europe’s Best Employers 2026 : les enseignements RH 

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Au-delà du simple palmarès, l'étude Europe’s Best Employers 2026 du Financial Times et de Statista révèle les leviers RH les plus efficaces du continent. De la domination des entreprises aux sièges sociaux français ou allemands aux méthodes concrètes de la banque Edmond de Rothschild, dirigée par Ariane de Rothschild, pour redresser son attractivité, décryptage des stratégies managériales dont les DRH peuvent s'inspirer.
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Le 21 mai 2026, le Financial Times et l’institut Statista ont publié la deuxième édition de leur étude annuelle Europe’s Best Employers. Ce classement répertorie les 1 000 meilleures entreprises où travailler en Europe, sur plus de 15 000 entreprises évaluées.

Pour les directeurs des ressources humaines, ce volume d’analyse indique quelles stratégies managériales fonctionnent à grande échelle sur un marché du travail soumis à une forte concurrence.

Comprendre les critères pour cibler les vraies priorités RH

L’étude se concentre sur les structures d’au moins 500 salariés implantées en Europe, regroupées en 26 branches d’activité. Elle a été établie sur la base d’une enquête en ligne menée grâce à 6 000 000 évaluations d’employeurs.

Le modèle repose sur la perception des collaborateurs et l’évaluation par les pairs du secteur, privilégiant donc la marque employeur des entreprises.

Les mieux classées sont ainsi ceux qui font de leurs équipes leurs premiers ambassadeurs, l’évaluation externe venant valider la réputation acquise auprès des collaborateurs directs. 

2 pays regroupent 43 % du classement 

La répartition géographique dessine la carte des forces managériales du continent. L’Allemagne, avec 269 sièges sociaux européens parmi les entreprises évaluées, et la France (168), concentrent plus de 43 % du top 1000 européen, devant le Royaume-Uni qui en compte 137.

Côté villes, Paris regroupe 53 sièges sociaux européens et talonne Londres qui en compte 70, tandis que Dublin se positionne en retrait avec 34 établissements, fermant le podium.

Si le secteur tech reste la première force numérique du classement, le sommet du palmarès consacre le retour de l’industrie traditionnelle et de l’aéronautique, perçues comme des bastions protecteurs à long terme.

Le constructeur suédois Skanska décroche ainsi la première place, suivi par Microsoft, Airbus, Naval Group et Google, tandis que le reste du top dix se compose de Bionorica, Cisco, Frosta, OneAdvanced et ArianeGroup.

Comment s’améliorer ? Le cas Edmond de Rothschild

Au-delà du top 10, certaines trajectoires détonnent dans le classement, à l’image de la banque d’Edmond de Rothschild, dirigée par Ariane de Rothschild, qui a progressé de 350 places en un an, passant du 634e au 277e rang, pour s’imposer comme la banque suisse la mieux notée.

Pour Stéphane Voyer, DRH d’Edmond de Rothschild, « cette progression intervient au terme d’un exercice 2025 marqué par une excellente dynamique, ce qui souligne l’engagement des équipes dans un contexte de développement soutenu.

C’est un indicateur important de la perception de notre environnement de travail et de nos pratiques en matière de ressources humaines, et une source utile pour nourrir notre réflexion et orienter nos priorités dans les années à venir. » Justement, cette remontée s’appuie sur quatre leviers managériaux opérationnels, détaillés par les principaux intéressés, voués à « placer l’expérience collaborateur au même niveau d’exigence que l’expérience client ». 

L’institution a d’abord instauré une « culture du feedback », en invitant les équipes à évaluer leur manager, ce qui a été fait par plus de 50 % des collaborateurs en 2025, aidant à désamorcer les dysfonctionnements hiérarchiques, renforcer la cohésion sociale et la qualité du dialogue interne.

En parallèle, la banque a rationalisé sa gestion des compétences en identifiant un successeur interne pour 89 % des postes clés, offrant une visibilité de carrière qui favorise la fidélisation.

Troisièmement, les critères de diversité ont été traités comme des impératifs, avec 42 % de femmes recrutées en 2025 et 45 % des juniors anciens stagiaires, pour le « déploiement d’une marque employeur distinctive soutenant l’insertion des jeunes, la diversité des profils et l’adéquation à la culture d’entreprise ».

Enfin, tous les managers ont été formés au leadership à travers une formation « selon le modèle culturel de l’entreprise ».

L’édition 2026 de ce palmarès confirme ainsi que la réputation des entreprises dépend désormais d’arbitrages structurels plutôt que de simples campagnes de communication, mettant au cœur du système les pratiques RH vertueuses.