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La culture managériale en entreprise : un enjeu de taille

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Elle doit désormais être au cœur de la stratégie d’entreprise. La culture managériale s’est imposée comme un élément clé de la réussite d’une organisation, quelle qu’elle soit. Mais dans un monde économique en constante évolution, le management et les techniques qui l’accompagnent se renouvellent sans cesse.

Sans compter que le savoir-être est dorénavant une aptitude essentielle du manager, aussi importante que sa connaissance métier ou ses compétences techniques. Par ailleurs, cette organisation du management doit aussi s’adapter à des enjeux sociétaux en pleine mutation.

Les attentes de la direction, généralement tournées vers la quête de performance, doivent désormais entrer en cohérence avec les désirs des salariés et les nouvelles habitudes de travail. Pour faire face à ces profonds changements, conseils de professionnels et formations prodiguées par des experts sont souvent incontournables.

Définition de la culture managériale

Définir la culture managériale revient à d’abord s’interroger sur la culture d’entreprise. Ce concept fait régulièrement l’objet d’études et de définitions, lesquelles visent essentiellement à circonscrire différents modèles de cultures entrepreneuriales, qu’ils soient basés sur la hiérarchie, les exigences du marché, la bureaucratie, etc.

En découlent des formes de management, adaptées aux principes de cette culture d’entreprise. Mais on assiste depuis quelques années à un bouleversement des techniques managériales, et donc, de la culture d’entreprise. Et ces mutations sont accélérées par l’avènement des nouvelles technologies.

Désormais, les styles de management classiques, dits « paternaliste », « participatif » ou « directif », semblent ne plus être adaptés à la société actuelle. Collaborateurs, managers, mais aussi direction doivent donc revoir leurs modèles.

La culture managériale, pierre angulaire de la culture d’entreprise

Pour fédérer des équipes autour d’objectifs communs, il est nécessaire de créer et de communiquer des valeurs fortes, une philosophie que chacun doit pouvoir s’approprier pour en devenir l’ambassadeur.

Ces valeurs sont transmises à travers des « rites » d’entreprise, mais aussi des supports de communication, une charte claire et précise, des symboles, etc. Elles sont également au cœur de la culture managériale.

Le management devient alors le principal pilier de la culture et des valeurs de l’entreprise. Et le manager en est un des garants. C’est pourquoi il doit aujourd’hui être exemplaire et capable de former les autres à intégrer et à développer ces valeurs.

Pourquoi accorder de l’importance à la culture managériale ?

La culture managériale regroupe des règles, des pratiques, mais aussi des valeurs autour desquelles tous les membres d’une entreprise doivent être fédérés. Au même titre que les ressources humaines ou les conditions de travail, le management tient un rôle important dans la quête de performance et de résultats.

L’humain se retrouve ainsi au cœur des préoccupations du manager, mais aussi tout le long de la chaîne hiérarchique, jusqu’à la direction. Or, il arrive qu’un fossé se creuse entre les impératifs des dirigeants et la réalité du terrain.

L’information ne remonte ni ne descend plus, ce qui freine considérablement les performances d’une entreprise. Et la cohésion d’équipe n’est plus au rendez-vous, ce qui peut s’accompagner d’un sentiment de manque de considération et de reconnaissance.

Accorder de l’importance à la culture managériale, c’est investir non seulement dans les procédures qui organisent l’entreprise, mais aussi dans ceux et celles qui travaillent pour atteindre les objectifs fixés.

Comment changer de culture managériale ?

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Les théoriciens ont déterminé plusieurs types de management, à choisir en fonction de ses besoins, mais aussi de la personnalité de chacun, des ressources disponibles et des objectifs à atteindre. Mettre en œuvre une nouvelle culture du management demande donc du temps et de l’expertise.

Ce projet repose d’abord sur la définition des objectifs poursuivis et des moyens de les atteindre. Puis, il convient de dresser un état des lieux de la situation actuelle. Les enquêtes dirigées en interne peuvent ainsi aider à faire évoluer la culture managériale.

D’un côté, les collaborateurs sont interrogés sur les capacités de leur manager à favoriser la coopération, à transmettre les informations et les retours de la direction, à être proche et à l’écoute de son équipe. De l’autre ce sont les managers qui communiquent sur leur ressenti face à la situation, s’ils y sont bien préparés ou pas, s’ils bénéficient de l’accompagnement et des outils nécessaires à l’accomplissement de leur tâche.

Pour appliquer les mesures de changements managériaux, l’accompagnement est par ailleurs fondamental. Un suivi régulier permet de prévenir les écarts tout en rassurant les acteurs du management. Il est enfin nécessaire pour l’entreprise de mesurer les effets de ce changement de culture managériale.

Tests et enquêtes doivent continuer à être menés sur le long terme. En définissant des indicateurs, il est alors possible de mesurer l’impact du changement. C’est aussi l’occasion d’identifier les points forts de cette nouvelle stratégie, mais aussi les éventuels freins. Des solutions peuvent alors être rapidement mises en place pour que ce changement de culture managériale porte réellement ses fruits.

Le rôle du manager

Au centre de la culture managériale se trouve naturellement le manager.

Celui-ci doit désormais cumuler les compétences techniques et les qualités personnelles. Alors qu’il y a quelques années encore, il lui suffisait généralement de maîtriser des savoir-faire, il doit aujourd’hui répondre de son savoir-être et faire montre de solidarité, de leadership, d’exemplarité et d’audace.

En effet, le manager est celui qui, dans l’entreprise, doit développer l’engagement des collaborateurs dans un but commun. Grâce à son investissement dans une équipe et dans l’entreprise, il parvient à faire converger les impératifs de la direction et les attentes des salariés.

Quand les premiers sont satisfaits d’atteindre, voire de dépasser, les résultats fixés, les seconds sont véritablement investis dans leur poste, parce que reconnus et écoutés.

Pour devenir un bon manager, c’est-à-dire un homme ou une femme qui assure la cohésion des équipes, participe activement à la performance de l’entreprise, optimise les résultats et fidélise ses collaborateurs, il est souvent nécessaire de se remettre en question et de suivre une ou plusieurs formations de leadership en ligne.

Toujours en étant accompagné par ses supérieurs hiérarchiques, afin que ce changement s’opère efficacement.

A propos de l'auteur

La rédac' Culture RH